Histologiste

Comprendre et analyser le fonctionnement et les relations qu'entretiennent entre elles les cellules du vivant, tel est le défi quotidien de l'histologiste qui travaille sur les tissus humains, animaux ou végétaux.
Niveau minimum d'accès :  bac + 5
Salaire débutant :  3416 €
Statuts :  Statut fonctionnaire, Statut salarié

Synonymes : Chercheur / chercheuse en histologie, Enseignant-chercheur / enseignante-chercheuse en histologie, Ingénieur / ingénieure de recherche en histologie

Secteurs professionnels : Enseignement, Fonction publique, Recherche, Santé

Centres d'intérêt : J'aime bien faire des expériences, J'aime les langues, Je rêve de travailler à l'étranger

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Étudier les tissus et les cellules

L'histologiste étudie, à l'aide d'un microscope, les différents tissus organiques qui composent le vivant. Il ou elle travaille sur différents types de prélèvements : biopsies, frottis, ponctions, etc. Pour les tissus végétaux, il ou elle utilise des méthodes spécifiques (écrasement, empreinte sur vernis...).

Préparer les échantillons

Avant leur étude, l'histologiste procède à la préparation des échantillons, en leur faisant subir certaines réactions chimiques ou physiques pour pouvoir mieux les observer au microscope. La fixation au formol, par exemple, permet d'éviter la décomposition ou la dégradation. Il ou elle réalise aussi des inclusions, pour donner une consistance ferme aux tissus. L'inclusion dans des blocs de paraffine permet de réaliser ensuite des découpes en tranches très fines (de l'ordre du micron). Il ou elle utilise également la coloration des tissus, pour augmenter leur contraste et faciliter l'observation.

Interpréter les résultats

Il ou elle choisit les modalités de prélèvement en fonction des objectifs de l'examen (prélèvement pré ou post-opératoire, autopsie...). Il lui faut ensuite interpréter les analyses histologiques. En médecine, ces analyses aident à déterminer l'évolution d'une pathologie et sont parfois utilisées directement en salle d'opération.

Compétences requises

Rigueur et précision

L'histologiste doit faire preuve de rigueur et d'organisation pour gérer son temps. Il ou elle doit surtout faire preuve de précision en exécutant des actes très techniques. Méthodique, il ou elle suit des procédés établis mais est aussi capable de théoriser à partir des expérimentations réalisées. Une fois un résultat de recherche obtenu, un lien de cause à effet identifié ou une hypothèse expérimentale validée, il faut rendre compte du travail effectué.

As en informatique

Il ou elle enregistre aussi les demandes d'analyses et demeure responsable du traitement des données. La maîtrise de l'informatique est donc importante pour lui permettre de tenir à jour un cahier d'expériences et de sauvegarder les résultats de ces dernières. En tant que chercheur ou chercheuse, il lui faut rédiger des articles scientifiques et à produire des comptes-rendus.

Aptitude à encadrer

À l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), il ou elle peut être chargé ou chargée du pilotage d'un ou plusieurs projets scientifiques, encadrer des équipes, former de jeunes chercheurs ou chercheuses (doctorants ou doctoantes, post-doctorants ou post-doctorantes) et enseigner son savoir.

Où l'exercer ?

Au sein d'un laboratoire

L'histologiste travaille le plus souvent en laboratoire. Il ou elle veille donc à suivre des règles d'hygiène et de sécurité strictes, afin de ne pas compromettre les résultats d'analyse. Pour cela, il lui faut porter une blouse et suivre un protocole précis lors de la manipulation de certains produits.

En équipe

Le rôle de l'histologiste est primordial dans la prise en charge des cancers. Il ou elle travaille en étroite collaboration avec le ou la cancérologue, intervient à l'étape du diagnostic puis du traitement chirurgical, en fournissant des informations capitales pour le choix des traitements. Il ou elle peut aussi superviser une équipe de préparateurs ou de préparatrices en histologie. À l'hôpital, il ou elle participe à des réunions de travail pluridisciplinaires.

Sous différents statuts

L'histologiste peut exercer dans le secteur public (qui effectue la majorité des recrutements) : hôpitaux, universités, instituts de recherche, etc. En plus de ses horaires de base, lorsqu'il ou elle exerce à l'hôpital, par exemple, il lui faut assurer des gardes et des astreintes. Dans le secteur privé, il ou elle travaille principalement dans la recherche, au sein de laboratoires indépendants ou rattachés à de grands groupes.

Emploi et secteur

Dans un centre hospitalier ou un laboratoire de recherche

Il ou elle travaille le plus souvent dans un laboratoire de biologie médicale, au sein d'un hôpital, d'une école vétérinaire, d'un organisme de contrôle sanitaire, ou dans un centre de lutte contre le cancer.

Il ou elle peut aussi exercer dans un laboratoire de recherche en université, dans un laboratoire pharmaceutique, à l'institut Pasteur, au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), à l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), à l'Inra (Institut national de la recherche agronomique).

Dans l'industrie

Utilisées le plus souvent à des fins médicales, les techniques histologiques sont aussi pratiquées dans d'autres domaines d'activité. L'histologie alimentaire, par exemple, permet de détailler la composition des produits alimentaires et de déterminer à coup sûr quel type de viande, de poisson... a été cuisiné dans un plat préparé. À la faveur des scandales alimentaires, des laboratoires spécialisés sont même nés, qui proposent leurs services aux acteurs du secteur (entreprises distributrices de l'agroalimentaire, restauration industrielle, organismes certificateurs, etc.). Plus généralement, l'histologiste se trouve aussi dans les laboratoires de biotechnologies et dans l'industrie pharmaceutique ou cosmétique.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 3416 euros brut par mois, variable.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.

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