Médecin humanitaire
Secteurs professionnels : Santé, Social
Centres d'intérêt : J'ai le sens du contact, Je rêve de travailler à l'étranger, Je veux être utile aux autres, Ma vocation est de soigner
Le métier
Urgence ou développement
Le ou la médecin humanitaire intervient dans différents contextes : soins d'urgence lors de conflits ou de catastrophes, mise en place de services de santé de post-urgence, ou programmes de santé orientés vers la prévention et l'éducation à la santé sur du long terme.
Adapter ses soins
Le ou la médecin humanitaire, généraliste ou spécialiste, prescrit et soigne lors de consultations dans des centres mobiles ou des hôpitaux. En situation de crise, il lui faut adapter sa pratique à des moyens techniques limités car il ou elle fait parfois faire face à des pénuries de médicaments et de matériel, mais aussi d'équipements tels que les radios ou les examens biologiques. Une grande sûreté de diagnostic est alors nécessaire.
Planifier et encadrer
Dans le cadre d'un programme de développement, le ou la médecin humanitaire évalue les besoins de la population et met en place des actions de prévention : programmes axés sur la tuberculose, les maladies tropicales, le VIH, la drogue. Médecin nutritionniste, il ou elle peut piloter des projets de prévention de la malnutrition et mettre en place des centres de renutrition. Quel que soit le contexte, il ou elle encadre des infirmiers ou des infirmières et du personnel local. Et peut être amené ou amenée à analyser l'offre de santé du secteur (enquête sur les centres de soins d'une région, par exemple).
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Compétences requises
Généraliste ou spécialiste
Les missions humanitaires font appel à des médecins généralistes et spécialistes. Les formations en nutrition, santé publique et communautaire, épidémiologie, maladies parasitaires, médecine tropicale, maladies infectieuses et médecine d'urgence sont un atout. Les pathologies et les traitements diffèrent souvent des pratiques occidentales.
Du sang-froid
Un contexte de crise impose des conditions de travail précaires. Par exemple, mener un accouchement sans eau ni électricité. De plus, il faut parfois interrompre une consultation pour respecter les règles de sécurité. Proche du patient ou de la patiente, le ou la médecin humanitaire prend en compte la culture de la population qui l'entoure. Il ou elle doit comprendre son fonctionnement et le respecter. Le travail quotidien avec le personnel local permet d'assimiler ces règles.
24 heures sur 24
Il arrive qu'un chirurgien ou qu'une chirurgienne opère 24 heures d'affilée sur des sites de catastrophe. Ce métier demande une bonne résistance physique. Ainsi que la capacité à s'adapter à un mode de vie peu confortable et en communauté. Il faut donc faire preuve de curiosité et d'ouverture d'esprit puisque le travail se déroule avec des personnes venues de tous horizons.
Où l'exercer ?
Camp de transit et hôpital
Le ou la médecin humanitaire travaille pour une ONG (organisation non gouvernementale) dans un pays où celle-ci assure un programme d'urgence ou de développement. Sur place, il ou elle exerce dans un dispensaire, un hôpital, un camp de réfugiés ou de réfugiées ou encore au sein d'une équipe mobile. En urgence, il ou elle peut intervenir lors de conflits armés, de catastrophes naturelles, d'épidémies.
Pour des raisons de sécurité et selon les zones, il y a parfois des règles à suivre impérativement : interdiction de se déplacer seul et à pied dans le pays ; couvre-feu le soir.
En France aussi, il est également possible de pratiquer la médecine humanitaire, auprès de populations n'ayant pas accès au système de soins classique.
Avec des équipes locales
En fonction du programme de la mission, différents moyens sont mis en œuvre : consultations et soins, enquêtes épidémiologiques, enquêtes nutritionnelles, réunions d'information et de formation. Le ou la médecin humanitaire collabore avec d'autres soignants ou soignantes (maïeuticiens ou sages-femmes, infirmiers ou infirmières, etc.) et avec les équipes locales. Il ou elle a un rôle pédagogique primordial auprès de celles-ci. Un programme de développement se poursuit après le départ de la mission humanitaire.
Les études
Après le bac
9 à 12 ans d'études médicales à l'université pour préparer le DE (diplôme d'État) de docteur en médecine. Certaines spécialités (médecine d'urgence, nutrition, etc.) apportent un plus. Maîtrise de l'anglais indispensable.
bac + 9 et plus
Emploi et secteur
Des volontaires
La plupart des ONG (organisations non gouvernementales) recrutent leur personnel expatrié sous statut de volontaire. Les volontaires de la solidarité internationale bénéficient de la prise en charge du transport, de l'hébergement et des frais de vie sur place, de la couverture sociale et d'une indemnité mensuelle. Le volontariat médical s'insère relativement facilement dans la continuité d'une carrière.
En lien avec la France
Les missions durent de quelques mois à 1 an. Les médecins en libéral alternent souvent missions et remplacements de médecins en France. Ceux ou celles qui ont participé à des actions de santé publique éprouvent parfois le besoin de continuer dans cette voie, de retour en France. Côté spécialités techniques (chirurgiens ou chirurgiennes, anesthésistes), les missions sont souvent très brèves (1 à 2 semaines).
De la coordination
Avec de l'expérience, le ou la médecin humanitaire peut évoluer vers la gestion de programmes de santé humanitaire. Le coordinateur médical ou la coordinatrice médicale participe à l'analyse des besoins. Il ou elle élabore aussi des projets en relation avec les autorités locales. Certains médecins accèdent à des postes de coordinateur ou de coordinatrice au siège de l'ONG.
Secteur
Salaire du débutant
Variable en fonction de la mission, du statut et de l'employeur. Tous les frais sont pris en charge : transport, logement, nourriture.



