Neurobiologiste

Comprendre le fonctionnement de notre cerveau, c'est le défi du ou de la neurobiologiste ! Ce ou cette scientifique cherche à rendre intelligibles les interactions des neurones, les cellules qui composent notre cerveau, et leurs milliards de connexions électriques.
Niveau minimum d'accès :  bac + 8
Salaire débutant :  2166 €
Statuts :  Statut fonctionnaire, Statut salarié

Synonymes : Chercheur / chercheuse en neurologie, Enseignant-chercheur / enseignante-chercheuse en neurobiologie

Secteurs professionnels : Enseignement, Fonction publique, Recherche

Centres d'intérêt : J'aime bien faire des expériences, J'aime les langues, Je rêve de travailler à l'étranger

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Définir un protocole

Notre cerveau nous permet de percevoir et d'interpréter le monde. Spécialiste en neurosciences, le ou la neurobiologiste tente de percer ses mystères en élaborant des expérimentations et en suivant un protocole très précis pour vérifier ses hypothèses. Il ou elle réalise, par exemple, des interviews de patients ou de patientes ayant la maladie d'Alzheimer à différents stades, sur une longue durée. Ou bien, grâce au scanner et à des volontaires, il ou elle repère les changements d'activité du cerveau lors de la rencontre amoureuse, par exemple.

Analyser et remettre en question

L'étude achevée, il ou elle analyse et interprète les données recueillies. Elles ne vont pas dans le sens attendu ? Peut-être que le protocole n'a pas été correctement respecté ou que les hypothèses de départ n'étaient pas bonnes. Dans tous les cas, le ou la neurobiologiste s'appuie toujours sur ses expérimentations pour construire des modèles théoriques, servant ensuite à d'autres recherches.

Publier et former

Il ou elle rédige des articles et des rapports scientifiques, mais doit également vulgariser ses découvertes pour les rendre accessibles au plus grand nombre. Il ou elle participe enfin à la formation des futurs chercheurs ou chercheuses, enseigne à l'université et accompagne les doctorants  ou les doctorantes dans la rédaction de leur thèse.

Compétences requises

Une haute qualification scientifique

Spécialiste du cerveau, le ou la neurobiologiste doit maîtriser de vastes connaissances dans les disciplines scientifiques, comme les mathématiques. Il ou elle sait lire les examens biologiques et interpréter leurs résultats, mettre au point de nouvelles techniques d'analyse et s'adapter à l'évolution rapide des techniques de l'imagerie médicale.

De la curiosité et de la persévérance

Son travail est une quête permanente, jalonnée d'avancées et de doutes. Pour cela, il faut être méthodique, avoir un esprit d'analyse et de synthèse, sans pour autant négliger l'imagination et la curiosité.

Autonome, il ou elle met en place des protocoles expérimentaux et mène à bien ses travaux. Il ou elle sait faire preuve de patience et de persévérance car ses études peuvent s'étendre sur de longues années. Il ou elle doit faire preuve d'une grande ouverture d'esprit pour accepter les remises en question et pouvoir porter un regard critique sur son travail.

La maîtrise de l'anglais et de l'informatique

La maîtrise de l'anglais est indispensable, pour les travaux de rédaction et le partage d'informations. Un bon niveau en informatique est également requis, car il ou elle utilise quotidiennement son ordinateur pour la veille scientifique, la gestion de bases de données, la retranscription de travaux de recherche...

Où l'exercer ?

En laboratoire de recherche

Le ou la neurobiologiste travaille dans un laboratoire de recherche. Certaines expériences peuvent avoir lieu dans le laboratoire même, comme l'étude de l'impact du stress et du taux d'hormones sur l'activité du cerveau d'une souris. D'autres expérimentations exigent de se rendre à l'hôpital pour rencontrer des patients ou des patientes. Il ou elle passe de longues heures devant son ordinateur à constituer des bases de données expérimentales, à retranscrire ses résultats, à diffuser des rapports d'activité.

Un travail en équipe

Au sein d'une équipe, il ou elle travaille sur un thème bien défini. Pour mettre en place un protocole, il lui faut s'appuyer sur des ingénieurs ou des ingénieures d'études ainsi que sur des techniciens ou des techniciennes. Il ou elle collabore également avec d'autres chercheurs ou chercheuses et des doctorants ou des doctorantes. Il ou elle est responsable des expériences qu'il  ou elle confie au personnel technique sous sa responsabilité.

Des déplacements ponctuels

Lorsque ses recherches aboutissent, il ou elle peut participer à des séminaires ou donner des conférences. Les échanges scientifiques tiennent une place primordiale dans son activité de recherche : il ou elle participe à des colloques pour se tenir au courant des travaux des autres et y intervient pour partager ses avancées et en discuter.

Les études

Après le bac

Bac + 8 : doctorat en neurobiologie ou diplôme d'État (DE) de docteur en médecine avec une spécialité en neurophysiologie.

Emploi et secteur

Dans la recherche publique principalement

Les débouchés dans le domaine de la recherche, peu nombreux, se situent principalement à l'université, dans les hôpitaux universitaires, dans les grands organismes publics comme le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), l'Inra (Institut national de la recherche agronomique), l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale)... Le métier reste peu répandu et souvent conditionné à la réussite d'un concours pour intégrer les organismes de la recherche publique.

Après quelques années, le ou la neurobiologiste peut intégrer des postes de direction au sein des organismes de recherche publics ou des universités.

En laboratoire privé

La neurobiologie est un domaine qui peut éventuellement intéresser le secteur privé de la santé. Le ou la neurobiologiste rejoint parfois le service recherche et développement d'un organisme privé, pour le compte d'un laboratoire de l'industrie pharmaceutique, par exemple. Mais, là encore, les postes restent peu nombreux.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 2166 euros brut par mois, pour un ingénieur de recherche 2e classe.

À partir de 3308 euros brut par mois, pour un professeur d'université.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.

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