Ma 1ʳᵉ année
Master STAPS : activité physique adaptée et santé
Parmi les masters STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives), Jeanne a choisi la spécialité activité physique adaptée et santé. Son objectif : pouvoir accompagner des personnes malades ou en situation de handicap dans leur pratique. Retour sur ses premiers mois de formation, à Brest.
Pourquoi un master en sport-santé ?
Jeanne est entrée en licence STAPS avec le projet de devenir entraîneuse de natation. Elle travaille d’ailleurs comme surveillante de baignade parallèlement à ses études grâce au BNSSA*. Mais sa découverte de l’activité physique adaptée lui fait changer de cap. "Aider des personnes souffrant d’une pathologie ou d’un handicap à pratiquer une activité physique m’a beaucoup plu", reconnaît-elle. En L3, elle choisit donc la mention APAS (activité physique adaptée et santé). Son stage auprès d’enfants atteints de déficience visuelle ou auditive, d’hémiplégie ou de myopathie conforte son choix. Si la licence lui permettait de devenir enseignante en APA, Jeanne choisit de continuer en master pour acquérir davantage d’expérience. En tête de sa promotion de licence, elle n'a pas de mal à passer la barrière des sélections de l'entrée en master.
*BNSSA : brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique.
Ce qui change par rapport à la licence ?
La dimension scientifique est beaucoup plus poussée. "On approfondit nos connaissances des maladies, par exemple comment le diabète s’installe", illustre Jeanne. Côté évaluation, fini les QCM (questionnaires à choix multiple), les partiels reposent sur une question globale appelant une rédaction de plusieurs pages. Les dossiers à rendre sont plus nombreux : "On doit faire l’état des connaissances actuelles sur une maladie, ou concevoir un projet auprès d'un public spécifique, comme les personnes en burn-out en entreprise." Les stages, eux, sont le terrain de premiers travaux de recherche, avec notamment l’analyse statistique des résultats obtenus auprès des patients. Enfin, à la différence de la licence, en master, il n’y a plus du tout de sport.
On doit faire l’état des connaissances actuelles sur une maladie, ou concevoir un projet auprès d'un public spécifique, comme les personnes en burn-out en entreprise.
Le plus intéressant ?
Jeanne apprécie particulièrement l’éducation thérapeutique au programme du master. Cela consiste à aider le patient à comprendre sa maladie pour mieux la gérer au quotidien. Lors de son stage en soins de suite et de réadaptation, la jeune Brestoise a eu l’opportunité de créer un tel programme auprès de personnes souffrant d’obésité. "J’ai mis en place des ateliers où chacun parlait des obstacles rencontrés lors de l’activité physique. Puis on a cherché ensemble comment les dépasser et réfléchi concrètement à comment intégrer l’activité physique à son quotidien, une fois sorti du centre de rééducation", raconte-t-elle. Par ailleurs, l’anatomie et la physiologie l’intéressent beaucoup.
Quel est le rythme de travail ?
Les 20 heures de cours hebdomadaires sont regroupées sur 3 jours. "J’essaie de travailler tous les autres jours, y compris le week-end, car les dossiers demandent énormément de recherches. Je les effectue via la bibliothèque universitaire en ligne, parce que sur place, j’ai trop de sources de distraction", précise Jeanne. Les semaines avant les partiels sont plus denses, entre les révisions et les dossiers à rédiger : "Souvent, plusieurs travaux tombent au même moment. C’est alors difficile de garder du temps libre."
Et après ?
Jeanne est ravie de son 1er stage de master en soins de suite et de réadaptation, car l’activité physique adaptée a toute sa place dans la prise en charge des patients. "En suivant la prescription du médecin, on aide les patients opérés ou atteints de pathologies à récupérer de la motricité et de la mobilité avec des exercices adaptés, sur des machines dédiées, avec de la balnéothérapie, etc." Objectif : favoriser leur réinsertion sociale et professionnelle. "Travailler en équipe avec les professionnels des autres spécialités est très riche", rajoute Jeanne qui se verrait donc bien continuer dans cette voie. Mais elle compte profiter des autres stages de master pour découvrir de nouvelles structures, comme l’hôpital.