Ma 1ʳᵉ année

Licence science politique

À 19 ans, Mathilde est en 2e année de licence (L2) de science politique à l’université Paris 8 de Saint-Denis. La Seine-Saint-Denis est le premier département en France à avoir proposé un cursus de science politique complet, de la licence au doctorat. Mathilde revient sur sa formation en 1re année, qu’elle trouve très enrichissante.

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Pourquoi avoir choisi la licence de science politique ?

En première et en terminale, Mathilde suit la spécialité HGGSP (Histoire, Géographie, Géopolitique et Science politique). "C’est vraiment cette spécialité qui m’a donné envie de faire de la science politique", dit-elle. "Je m’intéressais déjà à des matières comme l’histoire et puis avec la spécialité HGGSP on étudie un peu les relations internationales". Pour elle, le choix de cette formation lui est donc venu "assez naturellement", grâce aux enseignements de spécialité.

À quel rythme de travail a-t-il fallu s’habituer ?

"Je fais en sorte de ne jamais trop louper le coche et de toujours être assez régulière pour ne pas procrastiner, sinon on se retrouve rapidement perdu, et c’est ce qui m’a aidé pour les partiels", explique Mathilde. En effet, la charge de travail en 1re année est déjà conséquente et suppose une nouvelle organisation, différente du lycée. Sur le fonctionnement des examens, l’étudiante semble satisfaite. "Il n’y a pas de contrôle continu dans le sens où il n’y a pas d’évaluations régulières, ce qui enlève un poids, de ne pas être constamment dans le stress du prochain examen."

Au fil des cours les notions importantes à connaître se répètent et on parvient à les assimiler, ce qui est d’ailleurs très satisfaisant !
Mathilde

Quelles méthodes de travail a-t-il fallu trouver ?

La gestion du temps est primordiale dans les études de Mathilde, si bien qu’elle doit faire l’impasse sur certaines habitudes de travail. "Je ne fais plus de fiches parce que c’est trop chronophage". Alors elle trouve de nouvelles méthodes. "La veille des partiels je faisais pour certains cours des petits résumés et d’un coup je comprenais tout !" Par ailleurs, elle fait quelque chose qu’elle ne faisait jamais en terminale : "Je réécris tous les cours que j’ai eus dans la journée, le soir-même, ou le lendemain, surtout que dans mon université nous n’avons pas le droit aux ordinateurs en 1re année."

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

"Nous avons des cours de trois heures, donc rester concentrée est complexe, ce ne sont plus les cours d’une heure du lycée", note l’étudiante. "Trois heures c’est vraiment long ! Il y a moins d’interactions avec les professeurs, il faut rester attentif". Elle souligne également la complexité de certains enseignements. "J’ai du mal avec certaines matières, comme la philosophie ou l’économie dans lesquelles je dois davantage m’investir pour comprendre le cours." Même chose pour le vocabulaire. "En science politique on découvre de nouveaux termes et concepts, il faut être davantage précis."

Et après ?

"J’avais déjà l’idée en terminale de travailler dans les relations internationales alors que pourtant je n’avais jamais vraiment exploré la discipline". L’étudiante désire toujours exercer dans ce domaine. "J’aimerais me spécialiser sur une région en particulier : l’Asie du Sud-Est et l’Asie de l’Est". Mathilde ne sait pas encore vers quel métier elle souhaite s’orienter mais elle est convaincue qu’elle le découvrira au fil de sa formation.


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