Les écoles d'art

Suivre des études d'art avec un handicap

Date de publication : 26 janvier 2026

Que ce soit pendant les auditions, les concours ou la scolarité, les établissements mettent en place les aménagements nécessités par les étudiants à besoins spécifiques.

Image d'illustration, crédit photo ci-après

L’inscription via Parcoursup permet aux élèves en situation de handicap ou à besoins spécifiques d’apporter des éléments d’information sur leur situation.

Préparer son projet d'études

De nombreuses formations permettent de travailler dans le milieu de l'art, sans devoir devenir un artiste. Avant de se lancer, quelques précautions s’imposent. Pour commencer, il faut bien évaluer les attendus de la formation envisagée (arts plastiques, design, musique...) en fonction de ses compétences et de son parcours scolaire et personnel. Ensuite, il est important de se renseigner sur les conditions d’accueil des étudiants en situation de handicap ou à besoins spécifiques dans les établissements visés. Pour cela, les JPO (journées portes ouvertes) permettent d’échanger avec le référent handicap, des étudiants, l’équipe pédagogique, voire la direction avant de poser sa candidature. Il faut aussi se renseigner sur les transports, le logement et la vie étudiante en général.

Les modalités d’inscription 

La sélection à l’entrée est forte dans la plupart des formations artistiques, qu’elle se fasse sur dossier ou sur concours. Les critères de sélection à l’entrée sont les mêmes pour tous. DN MADE, licences universitaires, écoles d’art publiques, prépas artistiques (CPES-CAAP), CPGE arts et design... L’inscription via Parcoursup, qui tend à se généraliser, permet aux élèves en situation de handicap ou à besoins spécifiques d’apporter des éléments d’information sur leur situation, liés à la scolarité. Mais un bon dossier, du talent, un potentiel et une réelle motivation sont indispensables.

Les dispositifs d’accueil 

L’ambiance de travail et la culture humaniste propres aux formations artistiques favorisent, d’après les professionnels, l’ouverture à la différence. Au-delà de la solidarité spontanée entre les étudiants, les jeunes à spécifiques bénéficient d’un accompagnement par l’équipe éducative. En classe prépa ou en DN MADE, le PPS (projet personnalisé de scolarisation) mis en place en terminale se poursuit. Dans les lycées, ces élèves sont suivis par l’enseignant référent ou l'enseignante référente à la scolarisation des élèves en situation de handicap, les personnels de direction, le ou la médecin de l'Éducation nationale ou l'infirmier ou l’infirmière scolaire. Par ailleurs, les écoles dépendant du ministère de la Culture ont désigné un référent ou une référente handicap en leur sein.

À savoir. Un PAEH (plan d'accompagnement de l'étudiant en situation de handicap) peut être mis en place pour les élèves bénéficiant en terminale d'un PAP (plan d'accompagnement personnalisé) ou d'un PAI (projet d’accueil individualisé).

Les aides à la vie quotidienne relèvent de la MDPH (maison départementale des personnes handicapées), vous devez faire une demande de PCH (prestation de compensation du handicap). Pour un logement Crous, il faut contacter, dès la formulation des vœux sur Parcoursup, la mission handicap du Crous de la région où le jeune poursuivra ses études.

Anticipez les auditions

Selon le profil et les besoins du jeune, des aménagements sont envisageables dès les concours ou auditions, puis tout au long de la scolarité — à condition d'en faire la demande lors des inscriptions. Les aménagements accordés pour le baccalauréat peuvent s'appliquer aux concours : mieux vaut contacter les référents handicap des écoles visées le plus tôt possible durant l'année de terminale. Pensez également à vous informer sur les stages en entreprise inclus dans le cursus, car des adaptations pourraient également y être requises.

À savoir. Toutes les formations présentes dans Parcoursup, la plateforme nationale de préinscription en 1re année de l'enseignement supérieur, mentionnent un référent handicap qui peut répondre aux questions sur les aménagements possibles dès le concours, puis au cours de la scolarité.

Améliorer le parcours des artistes en situation de handicap

La Commission nationale Culture et Handicap a proposé plusieurs mesures :

  • Le dispositif Effraction, qui permet à des élèves en situation de handicap d’intégrer le TnB (Théâtre national de Bretagne) en renforçant leur accompagnement, mais aussi l’accessibilité et la sensibilisation des étudiants et des équipes, est élargi aux écoles d’art volontaires.
  • Une expérimentation nationale "Les nouveaux accompagnements" est lancée par le CNCA (Centre national pour la création adaptée) et l’Agefiph.
  • Le réseau des 10 Scènes inclusives", engagées dans la promotion d’œuvres portées ou impliquant des artistes en situation de handicap, se déploie.
  • Depuis 2020, une "Mission handicap du spectacle vivant et enregistré" est opérée par la mutuelle Audiens, pour accompagner les artistes concernés.