Les études de santé
Les études de maïeutique (sage-femme)
Date de publication : 28 février 2026
Pour devenir sage-femme ou maïeuticien, il faut désormais compter 6 ans d’études après le bac : un parcours à l'université préparant l'accès aux études de santé, puis 5 ans en école. La formation débouche sur le DE (diplôme d’État) de docteur en maïeutique, obligatoire pour exercer.
Les étudiantes et étudiants en maïeutique découvrent le suivi de grossesse, la pratique des accouchements, la gynécologie de prévention..., ainsi que les différents lieux d'exercice.
L'accès aux études de maïeutique ou sage-femme
40 établissements, rattachés à des hôpitaux ou intégrés à des universités, proposent un cursus de maïeutique (autre nom pour désigner les études de sage-femme). La quasi-totalité d'entre eux sont publics, avec des droits d’inscription universitaires.
Pour les titulaires du bac, l’accès aux études se fait via deux parcours proposés par les universités : le PASS (parcours d’accès spécifique santé) ou une L.AS (licence avec option accès santé). L'admission s'effectue à partir des résultats obtenus lors de ces parcours et éventuellement d'épreuves complémentaires, selon les places proposées en 2e année.
1er cycle : le socle fondamental
Pour les candidates et candidats admis en maïeutique, le 1er cycle (2e et 3e années) se concentre sur les sciences médicales générales nécessaires pour exercer comme sage-femme : anatomie, physiologie des différents systèmes d'organes, sémiologie (étude des signes et symptômes des maladies), processus infectieux, pharmacologie, etc. S'y ajoutent la formation aux gestes et soins d'urgence et les soins généraux. Le suivi de la grossesse et de l’accouchement, le suivi postnatal et le suivi gynécologique sont introduits.
Les étudiantes et étudiants amorcent leur pratique professionnelle grâce aux simulations réalisées en cours (comme les consultations sur mannequin) et aux stages prévus sur les 2 années.
La validation de ce cycle permet d'obtenir le DFGSMa (diplôme de formation générale en sciences maïeutiques), reconnu au niveau licence.
2e cycle : approfondissement et pratique renforcée
Le 2e cycle (4e et 5e années) porte sur l'approfondissement des sciences maïeutiques : obstétrique, néonatologie et gynécologie, notamment en lien avec la pathologie (obstétrique pathologique et pathologies du nouveau-né). Du management est aussi prévu.
Les étudiantes et étudiants sont de plus en plus sur le terrain, avec des stages en milieu hospitalier, en cabinet libéral, en centre de santé, en structure de la protection maternelle et infantile, etc.
La validation de ce cycle permet d'obtenir le DFASMa (diplôme de formation approfondie en sciences maïeutiques), reconnu au niveau master.
3e cycle : vers le diplôme d’État de docteur en maïeutique
Le 3e cycle (6e année) est organisé en 2 semestres. Il est sanctionné par le diplôme d’État de docteur en maïeutique, après validation des enseignements et des stages, et soutenance d'une thèse d'exercice.
Au terme de leur formation, les diplômés en maïeutique ont acquis des compétences dans :
- le suivi médical de la grossesse (le prénatal) ;
- le suivi médical de l'accouchement et de la naissance (le pernatal) ;
- le suivi médical de la période postnatale ;
- le suivi gynécologique de prévention et de contraception ;
- la démarche scientifique.
La réforme des études de maïeutique (passage à 6 ans d'études, création d'un 3ᵉ cycle, création du nouveau diplôme d’État de docteur en maïeutique à bac + 6) concerne les étudiants entrés en école de sages-femmes à partir de la rentrée 2024.
Les étudiants entrés en formation de maïeutique avant obtiennent toujours le DE (diplôme d’État) de sage-femme, à bac + 5.