Les licences de droit et de science politique

La licence droit

Date de publication : 6 juin 2024

Discipline nouvelle pour la plupart des bacheliers, le droit est l'étude des règles qui organisent la vie en société. Public ou privé, international, des affaires, outre la découverte des différentes branches du droit, il faudra apprendre le vocabulaire juridique et de nouvelles méthodologies (commentaire d'arrêt, dissertation juridique, etc.).

Jeunes étudiants discutant

Après la L3, il est possible de poursuivre en master de droit, indispensable pour intégrer, sur concours, des formations telles qu'avocat, notaire, commissaire de police, magistrat, entre autres.

Licence droit : quel accès ?

En L1 (admission via la procédure Parcoursup) : les bacheliers généraux avec un très bon niveau d'ensemble. Certaines universités proposent aux bacheliers technologiques, STMG notamment, de faire une année de mise à niveau en français, en culture générale et en méthodologie, pour augmenter leurs chances de réussite en licence. On trouve quelques bacheliers professionnels en licence droit, mais la formation qu'ils ont reçue au lycée ne les prépare pas bien aux études universitaires. Accès possible sur dossier, pour les titulaires de la capacité en droit.

Pour candidater, il faut avoir répondu à un questionnaire d'auto-évaluation disponible sur le site Avenir(s).

En L2 ou L3 : les étudiants qui ayant validé 2 années d'études supérieures, notamment dans le cadre du BUT carrières juridiques ou des classes prépa D1.

Pour connaître les connaissances et compétences attendues pour réussir cette formation : consulter la fiche formation licence droit.

Au programme

En L1 et L2, les étudiants s'initient aux bases de la discipline (droit civil, constitutionnel, administratif, pénal, européen, histoire du droit et des institutions, relations internationales, économie, finances publiques...). Ils acquièrent le vocabulaire juridique et la méthodologie par le biais d'exercices totalement nouveaux : l'étude de cas, le commentaire d'arrêt ou la dissertation juridique (très différente de celle de français ou de philo).

En L3, même si la formation reste généraliste, ils abordent le droit privé (les rapports entre particuliers, sociétés commerciales), le droit public (les relations entre l'État, les collectivités territoriales et les particuliers), le droit européen et international... à travers des parcours de spécialisation à choisir en fonction d'un projet personnel. Certaines universités permettent aux étudiants d'effectuer un stage.

Et après ?

Avec une L2 validée, l'étudiant peut s'orienter vers une autre mention souvent proposée en L3 : administration publique ou science politique, en vue notamment de se présenter aux concours administratifs. Autre possibilité : préparer une licence professionnelle (pour 1 an d'études) ou rejoindre un institut spécialisé (immobilier, assurances...).

Certaines écoles professionnelles de la justice : École nationale des greffes, École nationale d'administration pénitentiaire recrutent dès bac + 2, mais les admis ont souvent un niveau supérieur.

Avec une L3 validée, le diplômé peut préparer un master juridique (2 ans d'études) qui ouvre l'accès aux formations professionnelles : avocat, notaire, commissaire de justice, commissaire de police ou magistrat (sélection sur concours). Plusieurs mentions possibles : droit privé, droit public, droit des affaires, droit notarial, droit social, droit international, droit de l'environnement, droit de la propriété intellectuelle...

Préparé en parallèle du master, le DJCE (diplôme de juriste conseil en entreprise) forme quant à lui au métier de juriste d'entreprise. Il est accessible sur dossier et entretien avec la licence droit (ou après la L2 validée à Montpellier et Assas qui l’intègrent au magistère). 

Autre possibilité : préparer les concours administratifs de catégorie A ; néanmoins les lauréats ont souvent un niveau bac + 5 (master, diplôme d'IEP).

Témoignage

Ma 1ère année

Découvrez le témoignage d'une étudiante en :

Les doubles cursus

Certaines facs proposent des licences bidisciplinaires qui associent le droit à un autre domaine : l'économie et la gestion, l'histoire de l'art, les sciences sociales, les biotechnologies, la science politique... Ces filières exigeantes et sélectives permettent d'acquérir une double compétence de plus en plus recherchée.

Certaines facs forment des juristes bilingues, avec une partie du cursus à l'étranger. On y étudie le droit français et un droit étranger (allemand, anglais, américain, russe, suisse...), avec un double ou un bidiplôme à la clé. Ces licences sont sélectives et exigent un très bon niveau dans la langue vivante choisie.


À lire aussi

Sur le même sujet

Sur le web

Boutique