Comment je suis devenu
Djamel, gendarme référent
recrutement
Djamel a rejoint la gendarmerie avec un bac en poche. D’abord gendarme adjoint volontaire, il passe ensuite le concours pour devenir sous-officier ce qui lui permet d’être mobilisé sur des missions en France et en outre-mer, avant de rejoindre le centre d’information et de recrutement de Paris. Retour sur les étapes de sa formation.
Premier engagement au sein de la gendarmerie
Titulaire d’un bac professionnel comptabilité, Djamel s’oriente vers un BTS, avant de rapidement s’engager dans la gendarmerie comme gendarme adjoint volontaire. "Je me suis inscrit pour passer le concours dès ma première année de BTS. Le processus de recrutement peut être un peu long, il peut s’écouler un an entre l’inscription au concours et l’entrée en école". Après, une formation de 13 semaines en internat dans une école de la gendarmerie, il s’engage dans la gendarmerie départementale pour une période de 2 ans, une durée qui permet "de découvrir l’institution et d’être sûr de son choix de carrière".
Une formation de plusieurs mois
Conforté dans son choix à l’issue de ce premier contrat, Djamel passe et obtient le concours pour être sous-officier. Après neuf mois de formation, il choisit la gendarmerie mobile et rejoint l’Escadron de Gendarmerie Mobile de Drancy pour des missions de maintien de l’ordre et de renfort. Il y reste 6 ans, avant de rejoindre le Centre d'Information et de Recrutement de Paris, comme référent recrutement. "La particularité de mon poste actuel est qu’il est d’une durée de cinq ans." Ensuite, Djamel se voit "retourner sur le terrain" ou choisir une nouvelle spécialisation.
La mobilité, élément central
Dès son entrée dans la gendarmerie, Djamel saisit l’opportunité de bouger. Originaire d’Île-de-France, il accepte pour sa première affectation un poste dans l’Hérault en gendarmerie départementale. "Tout mon entourage m’a encouragé à y aller pour découvrir autre chose". Les conditions offertes, comme le logement gratuit, les réductions sur le transport ou un nombre important de permissions d’environ neuf semaines, facilitent sa mobilité. "Ça me permettait de rentrer assez souvent voir ma famille".
Des missions en outre-mer
Devenu sous-officier, il fait le choix de revenir en Île-de-France, à Drancy. La particularité de son statut de gendarme mobile fait qu’il peut être amené à aller partout en France pour faire du renfort selon les besoins : en outre-mer ou lors d’événements particuliers, comme lors des Jeux Olympiques. Il est notamment envoyé en Polynésie française, en Guadeloupe, en Nouvelle-Calédonie ou en Guyane. "Dans ces cas-là, on part trois mois sur une mission. Les renforts outre-mer, c’est ce qui m’intéressait le plus en gendarmerie mobile."
Des carrières variées
Depuis son entrée dans la gendarmerie, Djamel a eu ainsi l’occasion de "rester dans la même institution tout en changeant régulièrement de poste et d’environnement", mais aussi de se spécialiser. "Quand je suis rentré dans la gendarmerie, je n'avais pas forcément de spécialité. C’est la gendarmerie qui m’a formé. Et c’est le cas pour les autres gendarmes, certains deviennent pilote d'hélicoptère, tireur d'élite, maître-chien, enquêteur... chaque gendarme peut prendre une direction différente."
- Bac professionnel comptabilité
- Entrée dans la gendarmerie avec le statut de "gendarme adjoint volontaire (GAV) après un concours
- Engagement sur deux ans en gendarmerie départementale dans l'Hérault
- Concours pour devenir sous-officier
- Après une formation de 9 mois, est affecté à un escadron de gendarmerie mobile
- Rejoint le centre d'information et de recrutement de Paris