Gendarme

Selon sa spécialité, le ou la gendarme peut exercer des activités très variées, allant du contrôle routier aux enquêtes judiciaires. Son rôle : assurer la sécurité des citoyens et citoyennes de notre pays et lutter contre la criminalité.
Niveau minimum d'accès :  bac ou équivalent
Salaire débutant :  1868 €
Statut :  Militaire

Synonymes : Agent / agente de la force publique, Garde républicain, Sous-officier / sous-officière de gendarmerie

Secteurs professionnels : Défense, Fonction publique, Sécurité

Centres d'intérêt : Enquêter, analyser l'information, je veux en faire mon travail, J'adore conduire, J'aime bouger, J'aime les sensations fortes, Je veux être utile aux autres, Je veux faire respecter la loi

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Relever les infractions et enquêter

Lors d'une enquête judiciaire, le ou la gendarme constate les crimes et délits (vols, trafic de drogue, meurtre etc.), rassemble les preuves et recherche les responsables des faits. Après avoir suivi la formation d'officier ou d'officière de police judiciaire, il ou elle peut travailler dans une unité de recherches, pour participer à la lutte contre la moyenne et grande criminalité (homicide, enlèvement, proxénétisme, cybercriminalité, extorsion de fonds ou encore vols à main armée). Il ou elle est en charge de l'interpellation des personnes suspectes. Il est possible de se spécialiser, par exemple dans la lutte contre les violences intrafamiliales. 

Assurer la sécurité publique 

La sécurité publique concerne plus particulièrement la gendarmerie départementale et la gendarmerie mobile. Avec un champ d'intervention allant de la surveillance générale aux missions de police de la circulation routière, en passant par la recherche du renseignement et les missions de secours et d'assistance. Le ou la gendarme surveille donc les routes, assure des missions de prévention routière, intervient en cas d'accident mais aussi en soutien à la DNPAF (Direction nationale de la police aux frontières). Au sein des unités d'intervention contre le terrorisme (comme le GIGN) son rôle est d'intervenir pour neutraliser les assaillants. 

En soutien technique

Quant aux sous-officiers et sous-officières du corps technique et administratif de la Gendarmerie nationale, ils ou elles exercent dans différents domaines : secrétariat, administration et gestion du personnel, gestion logistique et financière, affaires immobilières, restauration collective, engins blindés, armurerie et pyrotechnie, imprimerie, soins infirmiers etc.

Compétences requises

Discipline et altruisme

Le ou la gendarme se doit de respecter la hiérarchie et apprécie la discipline. Au service des citoyens et citoyennes, ayant le sens du devoir, il lui faut faire preuve d'honnêteté et d'altruisme, ressentir de l'intérêt pour le rôle que lui confie l'État. 

Responsabilité et disponibilité

Le ou la gendarme travaille dans un esprit de cohésion et se doit d'affronter toutes sortes de situations, parfois violentes : accidents, décès, situations de détresse. Le sang-froid est de mise, surtout que les interventions difficiles ne sont pas rares. Il faut aussi faire avec l'hostilité de certaines personnes. Dynamisme, esprit de décision et bonne condition psychologique lui sont indispensables. Souvent en mouvement, il ou elle doit se montrer très disponible et apprécier l'action sur le terrain.

Bonne forme physique

Dans des unités comme le GIGN (Groupement d'Intervention de la Gendarmerie Nationale), le peloton de gendarmerie de haute montagne, la brigade fluviale, le ou la gendarme occupe un poste nécessitant des entraînements physiques intenses. Plongeur et plongeuse, pilote d'hélicoptère, parachutiste, alpiniste, maître-nageur sauveteur ou encore maîtresse-nageuse sauveteuse, tous et toutes suivent des entraînements sportifs en relation avec leurs conditions d'interventions.

Où l'exercer ?

Des affectations très variées

Le ou la gendarme peut servir dans une unité de gendarmerie départementale, un escadron de gendarmerie mobile, une brigade de prévention de la délinquance juvénile, à la Garde républicaine, à la gendarmerie de l'air, de l'armement, des transports aériens, maritimes, dans les unités d'outre-mer, les états-majors, les ambassades, les organismes internationaux, au GIGN (Groupement d'Intervention de la Gendarmerie Nationale), sans compter les différents offices spécialisés de lutte contre la criminalité, la délinquance ou encore les atteintes à l'environnement. Dans le cadre de la défense militaire, le ou la gendarme peut aussi partir à l'étranger, pour y effectuer des opérations ou pour assurer la police militaire.

Des interventions très fréquentes

Toujours en uniforme, le ou la gendarme effectue des déplacements quotidiens, le plus souvent en voiture ou à moto. Il ou elle peut intervenir de jour comme de nuit 7 jours/7 ; en binôme ou en petit groupe, sous la houlette d'un commandant ou d'une commandante d'unité. Spécialiste du terrain, il ou elle possède une fine connaissance de son secteur géographique. Les horaires décalés ne sont pas rares. Le ou la gendarme sous-officier ou sous-officière sur le terrain bénéficie de 9 semaines de congés par an. Il ou elle reçoit aussi le public dans les locaux de la gendarmerie, notamment pour recueillir les plaintes des victimes, pour tout type d'infraction. 

Les études

Après la 3e

Pour devenir gendarme sous-officier ou sous-officière, il faut posséder le bac et réussir un concours, puis suivre une formation de 12 mois minimum, au sein d'une école de gendarmerie. Pour ceux et celles qui choisissent le corps de soutien technique et administratif, la formation dure de 12 à 25 semaines ( en fonction de la spécialité choisie) dans une école de gendarmerie ou interarmées. Aucun diplôme n'est exigé pour passer le concours de GAV APJA (gendarme adjoint volontaire agent de police judiciaire adjoint), fonction pour laquelle la formation dure 13 semaines dans une école de gendarmerie. Un diplôme de niveau CAP au niveau bac en fonction de la spécialité, est requis pour le concours de GAV EP (gendarme adjoint volontaire emploi particulier).

bac ou équivalent

bac + 1

Emploi et secteur

Des recrutements nombreux

La Gendarmerie nationale offre de nombreuses opportunités, avec 12 000 recrutements chaque année. Les officiers, officières, sous-officiers et sous-officières forment la plus grosse part de l'effectif, complétée par une part de gendarmes adjoints et adjointes volontaires, ainsi que d'agents et agentes civils.

Promotions réelles

Après quelques années d'expérience et la réussite à certains examens internes, le ou la gendarme peut évoluer et gravir les grades : maréchal ou maréchale des logis, adjudant ou adjudante, adjudant-chef ou adjudante-cheffe, major ou majore. Il est aussi possible d'intégrer le corps des officiers et officières de gendarmerie par la voie interne. À noter : une part importante des effectifs des écoles de sous-officiers sont d'abord passés par un contrat de volontaire.

Évolutions possibles

Il est possible de changer d'affectation. Un ou une gendarme de brigade peut, par exemple, intégrer la gendarmerie mobile ou le GIGN (Groupement d'Intervention de la Gendarmerie Nationale) après quelques années ; ou choisir de spécialiser davantage, en devenant, par exemple, gendarme en maison de protection des familles. Par ailleurs, il existe des dispositifs d'aide à la reconversion pour ceux et celles souhaitant quitter la Gendarmerie nationale. Certains et certaines deviennent ainsi enquêteurs privés ou enquêtrices privées.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 1868 euros brut par mois, hors primes.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.

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