Mon déclic métier

Rémi, ingénieur du son

C'est à l'adolescence que Rémi découvre l'univers du son. Passionné de radio, il s'essaie à l'animation dans son collège et s'intéresse en parallèle au cinéma. Alors qu'il cherche une formation réunissant ces deux centres d'intérêt, le métier d'ingénieur du son lui apparaît comme une évidence.

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Qu'est-ce qui vous a donné envie d'exercer ce métier ?

Je me suis intéressé au son très jeune. J’étais fasciné par le fonctionnement d’une table de mixage, et passionné de radio. Au collège, j'ai pu passer derrière la console, créer des jingles et faire un peu d'animation dans la station de radio de mon établissement. J’ai préparé un bac scientifique, et comme le cinéma me motivait autant que le son, je me suis renseigné sur les formations qui réunissaient ces deux centres d'intérêt. J'ai réalisé que le métier d'ingénieur du son était celui qui me conviendrait.

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En quoi consiste votre métier ?

L'ingénieur du son, ou chef opérateur son , c'est celui qui s'occupe de la prise de son lors du tournage. Son en prise directe, playback… je dois faire des choix techniques en fonction de chaque scène, trouver des solutions pour traduire les envies artistiques du réalisateur. Au début du projet, je lis le scénario et je rencontre le réalisateur. Ensuite, je prépare mon travail en étudiant chaque séquence dans le détail. J'effectue très souvent des recherches pour trouver des informations, par exemple sur des effets acoustiques dans une situation particulière. Il y a aussi les repérages sur les lieux du tournage, pour identifier tout ce qui va impacter la prise de son, et rencontrer d'autres professionnels. Sur les plateaux, je m’appuie sur une équipe d’un ou deux perchmen.

Comment débute-t-on dans ce métier ?

Dans ce métier, et plus généralement quand on souhaite travailler pour le cinéma, on doit très souvent passer par certaines étapes. On commence comme deuxième assistant son avant de devenir premier assistant. Formé à l'école Louis-Lumière, j'ai débuté par des stages. J'en ai fait plusieurs pour avoir une expérience de plateau, très importante pour comprendre le travail, prendre des contacts. Après un long métrage auquel j'ai collaboré, l’équipe son engagée sur le projet m’a recommandé auprès de la production et on m’a rappelé pour travailler sur le film "Populaire", avec Romain Duris.