Tous les métiers sont accessibles aux femmes et aux hommes. D’ailleurs, dans les offres d’emploi, il est interdit de préciser le sexe sauf pour les activités professionnelles suivantes : artiste-interprète d'un rôle féminin ou masculin (cinéma, théâtre, danse, cirque..., mannequin et modèle vivant.
Dans la loi française, pour toutes autre activité professionnelle, recruter sur la base du sexe de la personne relève d’un acte discriminatoire.
Malgré tout, la répartition des hommes et des femmes dans les métiers s'avère toujours très inégale
Ainsi, parmi les 86 familles professionnelles répertoriées :
- 43 comptent plus de 60 % d'hommes (et pour 21 d'entre elles, plus de 80 % ;
- 23 comptent plus de 60 % de femmes (et pour 8 d'entre elles, plus de 80 %
- 20 comptent une par de femmes et d'hommes équilibrée.
Gestion administrative, services aux particuliers et collectivités, santé, action sociale et culturelle, enseignement et formation… les hommes se tiennent en majorité éloignés de ces domaines, tandis que les femmes s’y concentrent davantage.
Les femmes sont sous-représentées dans la moitié des familles professionnelles : maintenance, BTP, mécanique-travail des métaux, informatique-télécommunications, transport-logistique, agriculture-pêche, électricité-électronique, ingénierie industrielle, industries de process, études et recherche, politique.
Pour plus des trois quarts des familles professionnelles, la mixité est donc insuffisante : cela nuit à l’innovation, aux conditions d’emploi, aux recrutements…
Et plus avant, ces constats interrogent l'orientation scolaire. À l'évidence, filles et garçons sont loin d’imaginer que tous les métiers sont à leur portée.
Chiffres 2023-2025, Dares 2026