Conducteur / Conductrice de bus ou d'autocar
Synonymes : Conducteur / conductrice de transport en commun
Secteur professionnel : Logistique et transport
Centres d'intérêt : J'adore conduire, J'aime bouger
Le métier
Conduire des personnes à bon port
Transport scolaire, lignes régulières urbaines ou interurbaines, conduite de véhicules spécialisés ou d'autocars de (grand) tourisme... dans tous les cas, le conducteur ou la conductrice de bus ou d'autocar doit assurer le transport des voyageurs ou des voyageuses en toute sécurité. Après les avoir fait monter à bord du véhicule, il ou elle les assiste, les conseille et les informe tout en anticipant et en gérant au mieux les incidents de parcours.
Rouler sous contrôle
Le conducteur ou la conductrice dispose de toute une panoplie d'outils pour l'aider dans son itinéraire : chronotachygraphe numérique (compteur de temps et de distance parcourue), téléphone mobile, système de guidage par satellite... Il ou elle diagnostique les pannes de son véhicule, informe les passagers ou les passagères en temps réel, et réagit avec calme face à des situations inattendues ou d'urgence. Il ou elle connaît aussi les gestes qui permettent d'administrer les premiers secours.
En vidéo
Compétences requises
Une bonne hygiène de vie
Un solide équilibre nerveux, une grande capacité d'attention et de bons réflexes sont essentiels. Il ne s'agit pas de s'endormir au volant ou de mal évaluer les distances. Certains problèmes de vue, d'audition et quelques maladies sont incompatibles avec les métiers de la conduite. Pour contrôler leur état de santé, les conducteurs ou les conductrices passent régulièrement des examens médicaux.
Sérieux et politesse
Les employeurs recrutent aussi bien des femmes que des hommes. Leur choix se porte prioritairement sur des personnes ponctuelles, courtoises, qui ont une bonne présentation et le goût du contact. Le métier convient à de jeunes adultes qui aiment bouger et qui ont le sens des responsabilités.
Le permis ne suffit pas
Pour exercer, il faut posséder le permis D (transports en commun), lui-même subordonné à l'obtention du permis B (véhicules légers). Le conducteur ou la conductrice doit également savoir effectuer des formalités administratives et maîtriser les nouvelles technologies (guidage par satellite). Autres connaissances requises : la mécanique et la pratique d'une langue étrangère, surtout dans le secteur du tourisme.
Où l'exercer ?
Jour et nuit
En France ou à l'étranger, le conducteur ou la conductrice de transport en commun travaille généralement de jour comme de nuit. Employé ou employée par une municipalité pour transporter des jeunes vers leur établissement scolaire, il ou elle assure un service le matin et le soir. En autocar de grand tourisme, le travail se fait en binôme afin de pouvoir se relayer pour la conduite.
Pas de routine !
Si la durée de la journée de travail varie selon le poste, l'amplitude horaire (durée entre la prise et la fin du service) ne peut dépasser 14 heures. Les temps de conduite, de pause et de repos sont très réglementés. Un conducteur ou une conductrice ne peut pas rester au volant plus de 9 heures par jour et plus de 6 jours par semaine. Quel que soit son régime horaire, il ou elle ne connaît pas la routine et effectue les trajets en toute autonomie.
Représentant l'entreprise
Au volant de son véhicule, le conducteur ou la conductrice est autonome pour gérer la qualité des relations nouées avec la clientèle, un aspect important de son travail. De son comportement vis-à-vis des passagers ou des passagères dépend l'image de l'entreprise qui l'emploie.
Les études
Après la 3e
2 ans pour préparer le CAP conducteur agent d'accueil en autobus et en autocar. Il faut avoir 21 ans et être titulaire du permis de conduire (catégorie B et D). Une visite médicale est obligatoire. Il est également possible de préparer un titre professionnel de conducteur/trice de transport en commun sur route (CTRIV).
CAP ou équivalent
Emploi et secteur
Un secteur en développement
Le transport routier de voyageurs ou de voyageuses ne cesse de se développer. Deux raisons à ce phénomène : d'une part, l'évolution des besoins, d'autre part, l'engagement pour l'environnement (dans le cadre du " Grenelle 2 ") qui propose des alternatives à la route comme le développement des transports en commun dans la plupart des villes.
Un manque de volontaires
Cependant, les employeurs ont des difficultés à embaucher. Les principales causes sont les contraintes horaires et leur impact sur la vie familiale. L'évolution des emplois à temps partiel notamment dans le secteur du transport scolaire est également un frein.
De nombreux départs à la retraite
Dans le secteur du transport routier, la grande majorité des personnes salariées sont des hommes. Des opportunités à saisir pour les femmes, de plus en plus nombreuses dans ce métier. Les débouchés sont importants aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé, en ville comme à la campagne.
Secteur
Salaire du débutant *
Entre 1868 et 2300 euros brut par mois, hors primes.
* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.


