Charpentier / Charpentière bois
Synonymes : Constructeur / constructrice bois
Secteur professionnel : Bâtiment et travaux publics (btp)
Centres d'intérêt : J'aimerais travailler dehors, J'ai un bon coup de crayon, Je veux travailler dans le bâtiment, Je veux travailler de mes mains, Réparer, bricoler, j'adore ça
Le métier
Traçage et taillage des pièces de bois
À partir des plans (fournis par l'architecte ou réalisés par ses soins), de plus en plus souvent en 3D, le charpentier ou la charpentière bois trace, en grandeur réelle, les formes de l'ouvrage à réaliser, avec les détails d'exécution. C'est l'épure. Viennent ensuite le choix du bois en fonction de sa dureté, le traçage des repères sur le matériau, la coupe et le façonnage des pièces à l'aide de machines à commandes numériques (scie mécanique, raboteuse, toupie verticale...) et d'outils portatifs.
Montage, levage et pose de la charpente
Avec son équipe, il ou elle procède à un essai d'assemblage des éléments pour vérifier l'ensemble de l'ouvrage et apporte les corrections nécessaires. Puis il lui faut organiser le transfert depuis l'atelier vers le chantier, puis monter et assembler la structure en respectant les règles de sécurité. La maîtrise des outils manuels, des engins de levage et de manutention est indispensable.
Du plancher au toit
Outre les charpentes, les réalisations comprennent des lucarnes, des sous-pentes, des planchers, ainsi que la construction d'ouvrages tout en bois : hangars agricoles, chalets, escaliers, bateaux...
En vidéo
Compétences requises
Maîtrise des volumes et de l'informatique
Apte à lire et à exécuter des plans et des croquis, le charpentier ou la charpentière bois sait estimer les volumes et les dimensions. Capable de manier aussi bien la scie que la souris de l'ordinateur, il ou elle maîtrise la géométrie et le dessin industriel. En effet, les calculs sont désormais informatisés et la CFAO (conception et fabrication assistées par ordinateur) est incontournable. La réalisation d'une charpente traditionnelle demande aussi précision et minutie.
Connaissance des matériaux
L'utilisation de composants industriels ("fermettes" assemblées par connecteurs métalliques, poutres composites, éléments en lamellé-collé…) étant de plus en plus répandue, il lui faut connaître les qualités de chaque matériau (résistance, dureté, technique de façonnage…). Ses interventions se font aussi bien dans le cadre de la construction de maisons à ossature bois que de la restauration de charpentes anciennes.
Résistance physique
Le goût pour le travail en équipe, le respect scrupuleux des règles de sécurité et une bonne résistance physique (pour travailler à l'extérieur, dans le froid ou la chaleur, souvent en hauteur) sont indispensables. Même s'il ou elle utilise des machines et des engins de levage pour la mise en place des structures en bois, devoir manipuler de lourdes pièces arrive souvent.
Où l'exercer ?
En extérieur et en hauteur
S'activer sur un toit, par tous les temps ou presque, est le lot commun des charpentiers. Personnes sujettes au vertige, s'abstenir ! Ce métier, comme tous ceux du bâtiment en général, reste physique. Mais l'évolution des techniques améliore les conditions de travail. Les charpentes proposées aujourd'hui, plus légères, permettent une pose plus rapide et moins dangereuse. Certains éléments peuvent aussi arriver préfabriqués et il ne reste plus qu'à les assembler.
Mécanisation et digitalisation
La mécanisation accrue des moyens de levage et de l'outillage contribue à moderniser la profession. Pour la partie études, les logiciels de conception et visualisation en 2D et 3D sont désormais courants.
Autonomie et travail en équipe
En atelier, le charpentier ou la charpentière bois se met à l'écoute des clients et discute avec les architectes de l'ouvrage à construire. L'exercice du métier est plutôt solitaire pour la lecture des plans, le tracé et la découpe des pièces. On est souvent debout, au milieu d'un environnement parfois bruyant nécessitant le port de protections individuelles. Au contraire, l'assemblage et le montage se font en équipe. Sur chantier, le travail exige rigueur et respect des consignes de sécurité, notamment en ce qui concerne la conduite des machines. Les déplacements sont fréquents.
Les études
Après la 3e
2 ans pour préparer un CAP (charpentier bois ; charpentier de marine) ; 3 ans pour un bac pro (technicien constructeur bois ; interventions sur le patrimoine bâti, option charpente) ou un bac STI2D, spécialité architecture et construction. Ces diplômes peuvent être complétés, après 2 ans d'expérience professionnelle au minimum, par un BP charpentier ou charpentier de marine (2 ans).
Après le bac
2 ans pour obtenir le BTS développement et réalisation bois ; systèmes constructifs bois et habitat. Éventuellement complété par une licence pro (en 1 an) mentions métiers du bois ; métiers du BTP ; construction durable.
CAP ou équivalent
bac ou équivalent
bac + 2
bac + 3
Emploi et secteur
Des places à prendre
La profession cherche des jeunes qualifiés et offre de belles perspectives. En effet, avec l'essor du développement durable, les ouvrages en bois connaissent de plus en plus de succès et le recours à des spécialistes s'intensifie.
Des perspectives d'évolution
Après quelques années de pratique, les salariés possédant le sens du contact et des facultés d'organisation peuvent exercer d'autres métiers dans le secteur du bâtiment. Une expérience confirmée et une bonne connaissance du chantier permettent d'accéder, par exemple, aux fonctions de responsables d'équipe, d'atelier ou de chantier. Ceux qui ont plus d'appétence pour le dessin et la conception pourront postuler aux fonctions d'études dans l'entreprise ou dans un bureau spécialisé. D'autres peuvent aussi devenir des technico-commerciaux.
L'installation ou la reprise d'entreprise
Après au moins 3 ans d'expérience professionnelle, s'installer à son compte est possible, mais l'investissement en machines (découpe du bois, appareils de levage, etc.) est important. La reprise d'une entreprise à la suite d'un départ en retraite est souvent plus facile puisque le jeune entrepreneur récupère alors une partie du matériel et de la clientèle.
Secteur
Salaire du débutant *
À partir de 1867 euros brut par mois.
* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.



