Analyste du renseignement

Depuis son bureau ou directement sur le terrain lors d'Opex (opérations extérieures), l'analyste du renseignement, suivant sa spécialité, recueille des informations (images, sons, témoignages,...) et les analyse pour aider à la prise de décision de sa hiérarchie.
Niveau minimum d'accès :  bac ou équivalent
Statut :  Militaire

Secteur professionnel : Défense

Centres d'intérêt : J'ai le sens du service public, Je souhaite protéger et secourir

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Le métier d'analyste du renseignement s'exerce dans diverses spécialités selon l'armée. Le renseignement peut être d'origine électromagnétique (radio, radar, satellites...), humaine (informateurs...), d'images (photos ou vidéos aériennes ou maritimes...), sources ouvertes (presse, réseaux sociaux, Internet, bases de données...), cyber (incidents ou tentatives de cyberattaques, etc.), ou encore acoustique (sonars, bruits sous-marins, etc.). L'analyste récupère des informations, les vérifie, les source et les analyse. Les observations réalisées permettent d'anticiper une menace ou de venir en soutien à une mission de sauvetage de Français à l'étranger. Les analystes du renseignement sont souvent spécialistes d'une zone géographique. L'intelligence artificielle constitue une aide à l'analyse, sans remplacer l'expertise humaine. Son activité s'exerçant principalement depuis son bureau, l'analyste passe d'un sujet à un autre, d'un dossier au long cours à une demande urgente. En cas d'événement grave, il ou elle se mobilise en « astreinte de crise ». La curiosité est une qualité recherchée, tout comme la discrétion et l'humilité, ainsi qu'un intérêt pour la géopolitique. Une veille technologique et des formations régulières sur le matériel utilisé sont indispensables. Selon les services, des affectations en France ou à l'étranger sont possibles. L'analyste du renseignement peut exercer dans les armées, les services de renseignement, les services spécialisés de la police ou de la gendarmerie ou dans certaines entreprises du secteur privé.

Les études

Après la 3e

Les jeunes intéressés ou intéressées par ce métier doivent d'abord se rendre dans l'un des 110 Cirfa (Centres d'information et de recrutement des forces armées) pour s'orienter vers l’une des trois armées de leur choix (armée de l'air de l’espace, armée de terre ou école des mousses pour la Marine nationale). Ils et elles y reçoivent une formation de militaire du rang qui dure entre 4 et 6 mois selon l'armée puis intègrent une école de spécialisation pour avoir accès à des spécialités au contact du monde du renseignement, mais ne pourront être formés ou formées qu'après l'obtention de certificats internes donnant un niveau bac. 

Après le bac

Dans l'armée, un bac (général ou technologique) ou un bac + 2 peut permettre de passer les concours d’entrée pour débuter comme technicien ou technicienne analyste renseignement avant de prendre des responsabilités au fil des années en passant des concours internes. Dans le civil, le métier d'analyste du renseignement est accessible après une formation longue (bac + 5) de type master universitaire (mention relations internationales ou géopolitique, etc.) assortis de parcours en sécurité internationale et défense, par exemple.

Emploi et secteur

Secteur

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