Chauffeur / Chauffeuse de taxi

Sur un signe de la main ou un appel de la centrale, le chauffeur ou la chauffeuse de taxi prend en charge des clients et des clientes, de jour comme de nuit. Son but : trouver le chemin et arriver dans les temps.
Niveau minimum d'accès :  CAP ou équivalent
Salaire débutant :  1867 €
Statuts :  Statut artisan, Statut salarié

Synonymes : Artisan / artisane taxi, Conducteur / conductrice de taxi

Secteur professionnel : Logistique et transport

Centres d'intérêt : J'adore conduire, J'aime bouger

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Conduire la clientèle

Le chauffeur ou la chauffeuse de taxi doit conduire les passagers et les passagères d'un endroit à un autre dans les meilleures conditions possibles. Pour travailler de façon rentable, il lui faut définir une stratégie : se poster au bon endroit (gare, aéroport, boîte de nuit, musée...), au bon moment, en tenant compte du trafic, et jongler avec les suppléments ou les itinéraires.

Pas question non plus de s'égarer ou de se tromper de tarif. Pour cela, le chauffeur ou la chauffeuse dispose de toute une panoplie d'outils : compteur horo-kilométrique (ou taximètre), terminal de paiement, téléphone mobile, système de communication, d'information trafic et de guidage par satellite. Sa voiture est un véritable bureau ambulant.

Diversifier ses prestations

Face au développement des transports en commun, le chauffeur ou la chauffeuse de taxi fidélise sa clientèle en lui offrant des services variés. Par exemple, en tant que taxi conventionné, il ou elle peut transporter des personnes handicapées ou des malades « assis ». Les sociétés répondant à des exigences techniques très strictes sont autorisées à transporter des produits sanguins et des organes. Autre possibilité : l'assistance et le rapatriement de personnes à la demande de compagnies d'assurances. Le transport rapide de colis est, quant à lui, restreint en termes de chiffre d'affaires, afin de limiter la concurrence aux transporteurs. Certains chauffeurs ou chauffeuses de taxi proposent des circuits touristiques à la découverte d'un site ou d'une ville.

Compétences requises

Calme et patience !

Aimer conduire et rester zen quel que soit l'état de la circulation sont deux conditions essentielles pour exercer ce métier. Un chauffeur ou une chauffeuse de taxi qui double de façon intempestive ou passe ses nerfs sur ses clients ou ses clientes ne travaillera pas longtemps. À éviter également : le coup de frein brutal ou la cigarette au volant. Une tenue de route impeccable va de pair avec un sens aigu du contact.

Priorité à la sécurité

Ponctualité, courtoisie et même psychologie valorisent le service rendu. Parler une langue étrangère peut également se révéler très utile. La recette du succès : un sourire constant, une santé de fer et une attention soutenue. Car la priorité du conducteur ou de la conductrice reste la sécurité.

Sens pratique de rigueur

Ce professionnel ou cette professionnelle de la route s'adapte au trafic, détermine le meilleur itinéraire, anticipe les petits problèmes mécaniques, et sait même prodiguer des soins de premiers secours. Des rudiments en gestion se révèlent nécessaires pour s'y retrouver entre les tarifs de jour et de nuit, les longs trajets et les petites courses, les prises en charge majorées, ou de cinquième passager.

Où l'exercer ?

Un planning réglementé

La profession est très réglementée : nombre d'heures de travail, tarifs (qui peuvent néanmoins varier suivant les régions et le type de course), autorisation de stationnement rattachée à un secteur géographique, etc. 

Disponibilité et stress

L'exercice de la profession est difficile et fatigant. Les plages de travail incluent les dimanches et jours fériés, parfois la nuit... Concurrence, stress, embouteillages et clientèle parfois exigeante constituent le lot quotidien du chauffeur ou de la chauffeuse de taxi.

Un métier, trois statuts

Les conditions d'exercice diffèrent selon le statut choisi : artisan ou artisane, salarié ou salariée ou encore locataire. L'artisan ou l'artisane peut acheter une autorisation de stationnement en mairie (délai d'attente jusqu'à 9 ou 10 ans) ou une licence (très coûteuse) à un chauffeur ou une chauffeuse de taxi. Le salarié ou la salariée reconduit chaque jour le véhicule au garage. Il ou elle perçoit un fixe journalier et un pourcentage de la recette. Le ou la locataire exploite un véhicule qui appartient à une société ayant une autorisation de stationnement. C'est un travailleur indépendant ou une travailleuse indépendante.

Les études

Après la 3e

Le CCPCT (certificat de capacité professionnelle de conducteur de taxi) est délivré par les préfectures sur examen. Le permis de conduire catégorie B est obligatoire. Il faut ensuite obtenir l'autorisation d'exercer, attribuée par les mairies en fonction des besoins locaux.

Emploi et secteur

Une majorité d'artisans

On compte plus de 60 000 chauffeurs et chauffeuses de taxi en France, dont la majorité sont artisans ou artisanes. La plupart exercent à Paris et en Ile-de-France.

La course à l'autorisation

Le nombre de chauffeurs et de chauffeuses de taxi est dûment réglementé. Obtenir une autorisation de stationnement auprès de la préfecture et de la mairie peut être long. C'est cette fameuse licence ou plaque que les travailleurs indépendants ou travailleuses indépendantes ont la possibilité de racheter à prix d'or aux anciens conducteurs ou anciennes conductrices : entre 30 000 et 300 000 euros.

Surtout en zone urbaine

Le métier attire toujours les candidats et les candidates. Dans cette profession, devenir artisan ou artisane est la principale possibilité de promotion. Le transport de personnes concernant principalement les grandes villes, les débouchés sont plus importants en zone urbaine.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 1867 euros brut par mois.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.

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