Chauffeur / Chauffeuse de taxi
Synonymes : Artisan / artisane taxi, Conducteur / conductrice de taxi
Secteur professionnel : Logistique et transport
Centres d'intérêt : J'adore conduire, J'aime bouger
Le métier
Conduire la clientèle
Le chauffeur ou la chauffeuse de taxi doit conduire les passagers et les passagères d'un endroit à un autre dans les meilleures conditions possibles. Pour travailler de façon rentable, il lui faut définir une stratégie : se poster au bon endroit (gare, aéroport, boîte de nuit, musée...), au bon moment, en tenant compte du trafic, et jongler avec les suppléments ou les itinéraires.
Pas question non plus de s'égarer ou de se tromper de tarif. Pour cela, le chauffeur ou la chauffeuse dispose de toute une panoplie d'outils : compteur horo-kilométrique (ou taximètre), terminal de paiement, téléphone mobile, système de communication, d'information trafic et de guidage par satellite. Sa voiture est un véritable bureau ambulant.
Diversifier ses prestations
Face au développement des transports en commun, le chauffeur ou la chauffeuse de taxi fidélise sa clientèle en lui offrant des services variés. Par exemple, en tant que taxi conventionné, il ou elle peut transporter des personnes handicapées ou des malades « assis ». Les sociétés répondant à des exigences techniques très strictes sont autorisées à transporter des produits sanguins et des organes. Autre possibilité : l'assistance et le rapatriement de personnes à la demande de compagnies d'assurances. Le transport rapide de colis est, quant à lui, restreint en termes de chiffre d'affaires, afin de limiter la concurrence aux transporteurs. Certains chauffeurs ou chauffeuses de taxi proposent des circuits touristiques à la découverte d'un site ou d'une ville.
Compétences requises
Calme et patience !
Aimer conduire et rester zen quel que soit l'état de la circulation sont deux conditions essentielles pour exercer ce métier. Un chauffeur ou une chauffeuse de taxi qui double de façon intempestive ou passe ses nerfs sur ses clients ou ses clientes ne travaillera pas longtemps. À éviter également : le coup de frein brutal ou la cigarette au volant. Une tenue de route impeccable va de pair avec un sens aigu du contact.
Priorité à la sécurité
Ponctualité, courtoisie et même psychologie valorisent le service rendu. Parler une langue étrangère peut également se révéler très utile. La recette du succès : un sourire constant, une santé de fer et une attention soutenue. Car la priorité du conducteur ou de la conductrice reste la sécurité.
Sens pratique de rigueur
Ce professionnel ou cette professionnelle de la route s'adapte au trafic, détermine le meilleur itinéraire, anticipe les petits problèmes mécaniques, et sait même prodiguer des soins de premiers secours. Des rudiments en gestion se révèlent nécessaires pour s'y retrouver entre les tarifs de jour et de nuit, les longs trajets et les petites courses, les prises en charge majorées, ou de cinquième passager.
Où l'exercer ?
Un planning réglementé
La profession est très réglementée : nombre d'heures de travail, tarifs (qui peuvent néanmoins varier suivant les régions et le type de course), autorisation de stationnement rattachée à un secteur géographique, etc.
Disponibilité et stress
L'exercice de la profession est difficile et fatigant. Les plages de travail incluent les dimanches et jours fériés, parfois la nuit... Concurrence, stress, embouteillages et clientèle parfois exigeante constituent le lot quotidien du chauffeur ou de la chauffeuse de taxi.
Un métier, trois statuts
Les conditions d'exercice diffèrent selon le statut choisi : artisan ou artisane, salarié ou salariée ou encore locataire. L'artisan ou l'artisane peut acheter une autorisation de stationnement en mairie (délai d'attente jusqu'à 9 ou 10 ans) ou une licence (très coûteuse) à un chauffeur ou une chauffeuse de taxi. Le salarié ou la salariée reconduit chaque jour le véhicule au garage. Il ou elle perçoit un fixe journalier et un pourcentage de la recette. Le ou la locataire exploite un véhicule qui appartient à une société ayant une autorisation de stationnement. C'est un travailleur indépendant ou une travailleuse indépendante.
Les études
Après la 3e
Le CCPCT (certificat de capacité professionnelle de conducteur de taxi) est délivré par les préfectures sur examen. Le permis de conduire catégorie B est obligatoire. Il faut ensuite obtenir l'autorisation d'exercer, attribuée par les mairies en fonction des besoins locaux.
Emploi et secteur
Une majorité d'artisans
On compte plus de 60 000 chauffeurs et chauffeuses de taxi en France, dont la majorité sont artisans ou artisanes. La plupart exercent à Paris et en Ile-de-France.
La course à l'autorisation
Le nombre de chauffeurs et de chauffeuses de taxi est dûment réglementé. Obtenir une autorisation de stationnement auprès de la préfecture et de la mairie peut être long. C'est cette fameuse licence ou plaque que les travailleurs indépendants ou travailleuses indépendantes ont la possibilité de racheter à prix d'or aux anciens conducteurs ou anciennes conductrices : entre 30 000 et 300 000 euros.
Surtout en zone urbaine
Le métier attire toujours les candidats et les candidates. Dans cette profession, devenir artisan ou artisane est la principale possibilité de promotion. Le transport de personnes concernant principalement les grandes villes, les débouchés sont plus importants en zone urbaine.
Secteur
Salaire du débutant *
À partir de 1867 euros brut par mois.
* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.



