Contrôleur / Contrôleuse technique automobile

Pneus, freins, suspensions, échappement, le contrôleur ou la contrôleuse technique ausculte les véhicules automobiles sous tous les angles. Objectif : pointer les dysfonctionnements par rapport à la réglementation, et conseiller les propriétaires sur les réparations à effectuer.
Niveau minimum d'accès :  bac ou équivalent
Salaire débutant :  1867 €
Statuts :  Statut artisan, Indépendant, Statut salarié

Secteurs professionnels : Automobile, Commerce et distribution

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Faire un bilan de santé

Il ou elle contrôle l'état des véhicules automobiles de plus de quatre ans (voitures particulières, camionnettes et fourgons de moins de 3,5 tonnes), et vérifie leur conformité avec la réglementation en vigueur. Pour cela, il ou elle effectue, sans démontage, plus d'une centaine de contrôles. Tout y passe : les freins, les pneus, la transmission, la suspension, la pollution, la direction, l'éclairage.

Diagnostiquer

Le contrôle visuel étant insuffisant, une série de tests est effectuée à l'aide d'appareils et de bancs de mesure. Le contrôleur ou la contrôleuse utilise divers outils et machines : pont élévateur, banc de suspension, banc de freinage, analyseur de gaz et de fumées, régloscope... Et, bien sûr, un poste informatique de contrôle. Ce technicien ou cette technicienne ne répare jamais le véhicule. En revanche, si des problèmes mécaniques sont détectés, il ou elle doit en découvrir la cause.

Conseiller

Une fois les tests effectués, le contrôleur ou la contrôleuse technique établit un bilan écrit de son intervention, un procès-verbal et une facture pour le client ou la cliente. Puis il ou elle détaille à l'usager ou l'usagère les anomalies constatées et lui explique ce qu'il faut faire réparer, quelles sont les pièces à changer (flexible de frein, pneus, amortisseurs...) et pourquoi. C'est aussi l'occasion de sensibiliser les conducteurs ou les conductrices à la sécurité routière et de fixer, si nécessaire, la date d'une prochaine contre-visite.

Compétences requises

Expertise technique

Si le contrôleur ou la contrôleuse technique ne répare pas, il ou elle doit cependant avoir de solides connaissances en mécanique et connaître tous les problèmes liés à la technique automobile, depuis la carrosserie jusqu'au moteur, en passant par la transmission et les liaisons au sol. Il lui faut aussi maîtriser les outils de mesure et de contrôle, qu'ils soient mécaniques ou électroniques.

Rigueur et méthode

Impossible d'échapper aux multiples documents faisant état des normes en vigueur. Il faut se tenir au courant des évolutions, faire preuve de rigueur et de méthode. La précision est également de mise au moment de rédiger le compte-rendu. Le contrôleur ou la contrôleuse automobile doit faire appel à ses qualités d'analyse et de synthèse pour présenter clairement des éléments complexes.

Aisance relationnelle

Face à des clients ou des clientes, à des experts ou des expertes, des assureurs ou des équipementiers, il ou elle exerce un métier de contact. Face à une clientèle pas toujours satisfaite du bilan émis, il ou elle sait garder son calme et employer un langage technique, tout en expliquant les problèmes d'un véhicule en des termes accessibles au plus grand nombre. La pratique de logiciels spécialisés est indispensable.

Où l'exercer ?

Savoir s'adapter

Le contrôleur ou la contrôleuse exerce dans un centre agréé indépendant ou associé à un réseau. L'équipe technique, placée sous la direction d'un ou d'une responsable, dépasse rarement trois personnes. Le travail n'est pas répétitif, étant donné la diversité des véhicules en circulation (électriques, hybrides...). Les connaissances mécaniques doivent sans cesse être améliorées. L'évolution de la réglementation impose aussi de suivre régulièrement des stages de remise à niveau.

Tout pour la sécurité

Les responsabilités du contrôleur ou de la contrôleuse technique en automobile sont très importantes. En effet, il ou elle rédige et signe le PV (procès-verbal) de contrôle, qui en fait le garant ou la garante de la sécurité du véhicule. Il ou elle évalue l'état de fonctionnement de la voiture.

Des positions parfois pénibles

Debout, en position allongée ou assise, parfois plié ou pliée en deux, il ou elle ausculte le véhicule sous toutes les coutures. Pas toujours facile de dénicher le numéro du châssis, surtout lorsqu'on ne peut rien démonter. Une bonne forme physique est donc nécessaire.

Les études

Après la 3e

La profession de contrôleur technique est très réglementée. Elle exige l'obtention d'un agrément préfectoral qui n'est délivré qu'à des personnes ayant un diplôme et/ou de l'expérience dans la réparation automobile. On peut commencer par préparer, un bac professionnel ou un BTS dans les domaines de la mécanique, de l'électricité, de l'électronique ou de la carrosserie automobile. Il faut ensuite suivre un stage de formation au contrôle, dont la durée varie selon le niveau initial.

bac ou équivalent

bac + 1

bac + 2

Emploi et secteur

Une profession récente

Le métier existe depuis 1992, date de l'instauration du contrôle technique obligatoire. Ce dernier concerne les voitures, les fourgons et les camionnettes pesant moins de 3,5 tonnes et " âgés " de 4 ans et plus.

5 200 centres agréés

On compte environ 10 000 contrôleurs ou contrôleuses techniques automobiles en France, répartis dans environ 5 200 centres agréés, indépendants ou affiliés à un réseau national. Environ 500 postes sont à pourvoir chaque année. Le secteur attire de nombreux jeunes. Ce métier offre aussi une reconversion à des réparateurs ou des réparatrices automobiles.

S'installer à son compte

Un contrôleur salarié ou une contrôleuse salariée peut devenir chef ou cheffe d'équipe, voire chef ou cheffe de centre. Autre possibilité : s'installer à son compte. Il faut alors prévoir un investissement minimal conséquent pour l'achat du local et du matériel. Attention, un contrôleur ou une contrôleuse technique ne peut en aucun cas exercer en parallèle une activité de réparateur ou de réparatrice.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 1867 euros brut par mois.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.