Designer / Designeuse d'interaction

Le designer ou la designeuse d'interaction choisit la façon dont un objet ou un service va se comporter dans le dialogue avec l'utilisateur. Les applications de son métier sont très nombreuses, du secteur des transports à celui de la santé en passant par la culture.
Niveau minimum d'accès :  bac + 3
Salaire débutant :  2500 €
Statut :  Indépendant

Secteurs professionnels : Art et design, Communication, Marketing, publicité

Centres d'intérêt : J'ai un bon coup de crayon, Je rêve d'un métier artistique, Je suis accro au numérique

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

De nombreuses applications

Le designer ou la designeuse d'interaction ne s'incarne pas uniquement à travers des interfaces et des écrans. Il ou elle est présent/e dans de nombreux objets de notre quotidien ou, de façon moins visible, dans notre environnement. Sites web, logiciels, applications mobiles, bornes interactives, objets connectés, robots, espaces interactifs... les formes que peut revêtir un projet de design interactif sont très variées dans la mesure où ce terme générique peut recouvrir différentes pratiques : travail sur les sons (design sonore), ergonomie des interfaces, architecture de l'information, etc.

Études préalables

Dans tous les cas, le designer ou la designeuse d'interaction utilise la même méthode. Il ou elle doit d'abord comprendre la problématique et les besoins du client commanditaire. Ensuite, il faut entreprendre une étude sur les futurs utilisateurs et le contexte dans lequel le produit ou le service sera utilisé. Après cela, il ou elle pourra explorer différentes solutions.

Jusqu'à l'installation

Après une première validation, le designer ou la designeuse d'interaction procède à la création d'un prototype qui, grâce à des tests, sera progressivement amélioré jusqu'à la phase de production proprement dite. Enfin, le designeur ou la designeuse d'interaction achève sa mission en installant sa création dans le contexte prévu.

Compétences requises

L'humain d'abord

Si beaucoup de designers d'interaction sont encore embauchés pour créer des interfaces pour le Web, la reconnaissance de la profession fait également évoluer les tâches confiées à ces professionnels aux compétences larges, qui doivent placer l'utilisateur au cœur de leur approche. Des connaissances en sciences humaines et comportementales sont donc importantes, ainsi qu'un bon niveau en anglais.

De nombreuses connaissances techniques

Le designer ou la designeuse d'interaction doit, par ailleurs, savoir dessiner et comprendre les spécificités des interfaces web, mobiles et natives. La maîtrise d'un certain nombre d'outils est donc requise, dont ceux du design visuel d'interfaces, du prototypage, du wireframing (maquette visuelle de l'interface) et de la scénarisation d'interfaces, du maquettage web ou encore du développement web back-end (interface administrateur).

Bonne communication

Créatif, le designer ou la designeuse d'interaction doit savoir observer et écouter. Il ou elle est doté/e de qualités relationnelles ainsi que d'un vrai sens de la communication. Force de proposition, il ou elle a le goût du travail en équipe et est apprécié/e pour sa rigueur et sa réactivité.

Où l'exercer ?

Entouré de spécialistes

Le designer ou la designeuse d'interaction travaille au sein d'une équipe composée de professionnels variés aux compétences transversales. Selon la nature du projet qui lui est confié, il ou elle s'entoure de différents spécialistes : sound designer (concepteur/trice de son), architecte de l'information, ergonome, UX designer (concepteur/trice de l'expérience utilisateur), etc. Selon le cas et la taille du projet, il ou elle est davantage coordonnateur / coordinatrice d'équipe ou, au contraire, opérationnel/le.

À l'interface des services

À chaque phase du projet, le designer ou la designeuse d'interaction est amené à collaborer étroitement avec différents services de l'entreprise cliente : les équipes marketing, les chefs de produit et l'ingénierie afin de définir le positionnement du produit ; le service développement à qui il faut fournir des spécifications fonctionnelles ; les designers graphistes pour la traduction visuelle du projet. Dans tous les cas, il est nécessaire de connaître les codes et les bases de chaque métier pour pouvoir travailler efficacement avec chacun.

Une vision élargie

Si le designer ou la designeuse d'interaction base son travail sur les besoins commerciaux et techniques de l'entreprise cliente, il ou elle doit de plus en plus ajouter à sa réflexion les questions d'éthique sociale et environnementale.

Les études

Après le bac

Du bac + 3 (DNA design ; licence pro en design numérique, DN MADE mention numérique ou innovation sociale) jusqu'au bac + 5 (diplôme de l'Ensad spécialisation design graphique / multimédia ; diplôme de design de l'École de design Nantes Atlantique ; DNSEP design ; DNSAP ; masters design et développement des objets, médias et espaces numériques ; design, médias, technologie : arts & médias numériques).

bac + 3

bac + 5

Emploi et secteur

Un métier prometteur

Le métier de designer d'interaction est apparu avec le développement de la mobilité numérique qui a élevé le niveau d'exigence du public vis-à-vis des produits technologiques. Petit à petit, puces, logiciels et télécommunications envahissent notre quotidien, rendant le designer ou la designeuse d'interaction incontournable. Les perspectives de ce métier sont donc très prometteuses.

Différentes sociétés

Le designer ou la designeuse d'interaction peut travailler dans une agence de communication ou de marketing (mercatique) interactif, un studio de design, ou directement chez le client au sein du service web interne. Un quart des professionnels a le statut d'indépendant. Après une dizaine d'années d'expérience, le designer ou la designeuse d'interaction peut accéder à des postes de directeur / directrice de création, de responsable Internet chez l'annonceur ou de directeur / directrice associé/e d'une agence.

Dans tous les domaines

Les secteurs dans lesquels les besoins sont les plus nombreux : la mobilité et le transport, la santé, l'énergie, l'éducation, le sport, la culture et le divertissement. Les projets dépassent les frontières et ont tendance à s'élargir. Aujourd'hui, le designer ou la designeuse d'interaction ne doit pas se contenter de faire de la conception d'interfaces graphiques, il ou elle a un rôle de plus en plus stratégique et de conseil.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 2500 euros brut par mois.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.