Fleuriste

Roses, orchidées, plantes dépolluantes, exotiques, carnivores, le ou la fleuriste propose à la vente une grande diversité de végétaux, de parfums, de formes et de couleurs. Ses compositions et ses bouquets accompagnent chaque événement important de la vie.
Niveau minimum d'accès :  CAP ou équivalent
Salaire débutant :  1867 €
Statuts :  Statut artisan, Statut salarié

Synonymes : Animateur commercial / animatrice commerciale de point de vente horticole

Métiers Associés : Chef / cheffe de rayon, Vendeur / vendeuse en magasin

Secteurs professionnels : Artisanat d'art, Commerce et distribution

Centres d'intérêt : Je rêve d'un métier artistique, Je veux travailler dans le commerce

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Acheter plantes et fleurs

Après avoir vérifié l'état des stocks, le ou la fleuriste sélectionne les plantes, les arbustes et les fleurs qu'il ou elle va acheter sur les marchés spécialisés ou commander à ses fournisseurs. Son choix est guidé par certaines dates du calendrier : 1er mai, Fête des mères, Toussaint, Noël... qui rythment ponctuellement son activité.

Soigner et mettre en valeur

Une fois entreposés dans son magasin (dans les meilleures conditions de température et de taux d'humidité), les végétaux font l'objet de soins multiples : coupe des tiges ou des feuilles abîmées, arrosage, rempotage, lutte contre les parasites avant d'être présentés en bouquets, en pots, en compositions.

Vendre et conseiller

Quand un client ou une cliente arrive, le ou la fleuriste devient vendeur ou vendeuse. En fonction de la demande, il ou elle conseille l'achat de fleurs ou de telle ou telle plante, et indique les soins à lui apporter pour la conserver en bonne santé le plus longtemps possible. À la fin de la journée, le ou la fleuriste fait ses comptes et dresse la liste des variétés qu'il ou elle devra acheter le lendemain...

Compétences requises

Connaissances ne botanique et horticulture

Pour exercer ce métier, il faut aimer les fleurs (et ne pas être allergique au pollen), mais ce n'est en aucun cas suffisant. Technicien ou technicienne avant tout, le ou la fleuriste doit avoir de solides connaissances en botanique et en horticulture. Il ou elle connaît près de 300 noms de fleurs et de plantes et les soins adaptés à chacune d'entre elles.

Gestion et vente

Diriger une boutique nécessite de l'organisation et une bonne aptitude à la gestion (suivi des commandes, des stocks, recettes...). Qu'il s'agisse d'une commande pour un décès, un mariage ou une naissance, le ou la fleuriste doit s'adapter aux personnes et aux situations. Le sens du contact et du commerce est indispensable pour fidéliser la clientèle.

Une touche artistique

D'autres qualités telles que la créativité, le sens artistique, la capacité à jouer avec les tendances du moment et à inventer des compositions originales font toute la différence. Du bouquet offert pour un rendez-vous amoureux au décor de table ou à la couronne mortuaire, le ou la fleuriste sait trouver la réponse adaptée.

Où l'exercer ?

De longues journées

La journée d'un ou d'une fleuriste commence souvent à l'aube pour faire son marché chez le ou la grossiste ou réceptionner les commandes. Le soir, une fois le magasin fermé (rarement avant 19 h 30), la journée se poursuit par l'évaluation des stocks, le rangement et le nettoyage. Fidèle au poste les samedis, dimanches et jours fériés, il ou elle réalise ses meilleurs chiffres de vente les jours de fête.

Un métier créatif mais exigeant

Le plaisir de créer des compositions originales compense les conditions de travail exigeantes. Debout la plupart du temps, le ou la fleuriste travaille le plus souvent dans un local froid (13 °C en moyenne) et humide, pour conserver aux fleurs leur fraîcheur. Frileux et frileuses s'abstenir !

Autres contraintes quotidiennes : le port de charges lourdes et le travail à mains nues. Dans ce métier, on peut se piquer et se couper. Les mains, tantôt dans l'eau, tantôt dans la terre, sont mises à rude épreuve.

Le plus souvent à son compte

Bien que le statut de commerçant indépendant implique plus de responsabilités que celui d'employé, la plupart des fleuristes choisissent de travailler à leur compte.

Les études

Après la 3e

2 ans pour préparer le CAP fleuriste, complété par un BP fleuriste (2 ans) ; 3 ans pour un bac pro technicien conseil, vente, univers jardinerie.

CAP ou équivalent

bac ou équivalent

bac + 2

Emploi et secteur

Boutique ou hypermarché

Chaque année, 1 000 à 1 300 postes de fleuristes sont à pourvoir.

Dans les petits commerces tout d'abord : majoritaire, ces points de vente emploient plus de 85 % des salariés.

Dans les grandes surfaces ensuite : le développement de rayons de fleurs et de plantes dans les hypermarchés et les jardineries des galeries marchandes a créé des emplois. À noter, aussi, le développement des magasins franchisés (le ou la fleuriste gère un magasin appartenant à une grande enseigne).

Des évolutions de carrière

Un ou une fleuriste débute comme employé ou employée en grande surface ou dans une jardinerie. Il ou elle peut, à moyen terme, prendre la responsabilité d'un rayon floral, devenir conseiller ou conseillère technique de vente pour l'horticulture ou encore vendeur spécialisé ou vendeuse spécialisée en pépinière. L'évolution la plus courante est de créer ou de reprendre un fonds de commerce pour diriger son propre magasin : ainsi, 75 % des salariés ou des salariées se mettent à leur compte après quelques années d'expérience.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 1867 euros brut par mois.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.

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