Médecin de secours en montagne

Allô, le 112 ? Le ou la médecin de secours en montagne embarque à bord de l'hélicoptère aux côtés des sauveteurs ou des sauveteuses. Le ou la pilote dépose toute l'équipe en montagne, et les sauveteurs ou les sauveteuses sécurisent le lieu, tandis que le ou la médecin se charge des victimes.
Niveau minimum d'accès :  bac + 9 et plus
Salaire débutant :  4633 €
Statuts :  Statut fonctionnaire, Statut salarié

Secteurs professionnels : Fonction publique, Santé

Centres d'intérêt : J'ai le sens du contact, J'aimerais travailler dehors, Je veux être utile aux autres, Ma vocation est de soigner

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Des accidents souvent aggravés

La présence d'un ou d'une médecin est très souvent nécessaire dans les opérations de secours en montagne. Les accidents peuvent être provoqués par une chute (entorse, fracture, perte de conscience en escalade avec risque du syndrome du baudrier), une glissade sur la neige ou un malaise cardiaque lors d'une randonnée, dû à une condition physique inadaptée.

Des pathologies propres au milieu

Le ou la médecin de secours en montagne peut intervenir sur des pathologies spécifiques liées au froid, aux avalanches, à l'altitude, au manque d'oxygène ou au soleil : insolation, gelure, hypothermie, hypoxie, pathologie ophtalmologique, œdème pulmonaire ou cérébral, pour citer quelques exemples.

Un bon diagnostic

Dans tous les cas, il ou elle établit un diagnostic sur l'état de santé de la victime et prodigue les soins et les gestes adaptés (anesthésie, immobilisation). Avec une équipe à ses côtés composée de sauveteurs ou de sauveteuses, d'un ou d'une pilote et d'un mécanicien ou d'une mécanicienne d'hélicoptère, il ou elle doit décider de la nécessité d'évacuation et de ses modalités telles que l'hélitreuillage.

Compétences requises

Avant tout urgentiste

Le ou la médecin de secours en montagne est avant tout un ou une urgentiste. Il ou elle a aussi validé une qualification spécifique en " médecine d'urgence en montagne ". Celle-ci lui permet de s'intégrer à l'équipe héliportée et d'être autonome en terrain dangereux sur le plan technique et le plan médical.

Autonome dans sa pratique médicale

Excellent ou excellente médecin, il ou elle peut en montagne prendre la décision du traitement et des soins à pratiquer, sait poser rapidement le bon diagnostic, prodiguer des soins d'urgence (anesthésie, intubation, immobilisation) et déterminer vers quel hôpital transférer le(s) blessé(s) ou le(s) blessée(s). Faisant preuve d'un grand calme, il ou elle est capable de rassurer la personne prise en charge, souvent en état de choc.

Bon niveau sportif et aimant la montagne

Ce ou cette médecin a une grande expérience du milieu montagnard et des sports de montagne (alpinisme, ski de randonnée ou autres). Participant à des exercices réguliers en secours, il ou elle maintient sa condition physique et son niveau technique et sait faire preuve d'adaptabilité et de sang-froid.

Où l'exercer ?

Des permanences de 24 heures

Le ou la médecin de secours en montagne tient une permanence sur une base héliportée du Samu (service d'aide médicale urgente) ou d'une unité spécialisée de secours en montagne. La première fonctionne 24 heures sur 24, toute l'année, pour des missions sanitaires variées. Une unité spécialisée est activée durant la saison hivernale et les 2 mois d'été.

Soins en milieu périlleux

Le ou la médecin de secours en montagne peut intervenir en milieu périlleux (paroi, neige, terrain spéléo, crevasse, canyon) et aussi dans le froid et par mauvais temps. Il ou elle s'adapte à ces contraintes pour administrer les soins. Véritable travail d'équipe, le secours en montagne fait appel à des spécialistes du sauvetage, pilotes et mécaniciens ou mécaniciennes d'hélicoptère. Tous et toutes assistent le ou la médecin dans la préparation du matériel : mise en traîneau ou hélitreuillage de la personne accidentée.

Une activité secondaire

Avant tout médecin urgentiste, ce professionnel ou cette professionnelle intervient principalement en médecine préhospitalière. Une partie de son activité est consacrée à de la régulation téléphonique au centre d'appels du 15 et à l'embarquement dans les camions ou les hélicoptères du Samu. Jour, nuit ou week-end, il lui faut faire face à une activité qui n'est jamais programmée.

Les études

Après le bac

Diplôme d'État de docteur en médecine : 11 à 12 ans d'études médicales à l'université, suivies d'une formation complémentaire spécifique en médecine de montagne.

Emploi et secteur

Pratiquer en milieu montagnard

Les médecins de secours en montagne sont un peu plus de 130 en activité. Ils ou elles résident essentiellement dans les Alpes ou les Pyrénées. Ces praticiens hospitaliers ou ces praticiennes hospitalières exercent dans les Smur (services mobiles d'urgence et de réanimation) ou dans les Samu (services d'aide médicale urgente) des zones de montagne. Ils ou elles font partie de la fonction publique hospitalière (corps accessible par voie de concours).

Se former en permanence

Le ou la médecin de secours en montagne a validé une formation complémentaire spécifique qu'il lui faut réactualiser régulièrement par des connaissances théoriques et des mises en pratique via des stages sur le terrain avec d'autres intervenants ou intervenantes.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 4633 euros brut par mois, pour un praticien hospitalier permanent 1er échelon à temps plein, hors gardes et indemnités éventuelles.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.

Télécharger la page

Médecin de secours en montagne