Pilote de ligne

Aujourd'hui Tokyo, demain New York, Dakar la semaine prochaine... Le métier de pilote de ligne fascine. Mais ce ou cette pilote du ciel doit garder les pieds sur terre car il ou elle est responsable de la vie de centaines de personnes qui voyagent.
Niveau minimum d'accès :  bac + 3
Salaire débutant :  2100 €
Statut :  Statut salarié

Synonymes : Commandant / commandante de bord (captain), Officier / officière pilote de ligne-copilote (first officer)

Secteur professionnel : Logistique et transport

Centres d'intérêt : J'adore conduire, J'aime bouger

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Préparer le plan de vol

Avant le départ, le la pilote établit minutieusement le plan de vol en tenant compte de la météorologie, du trajet et de ses particularités ou difficultés. En fonction du poids de l'avion et de la destination, il ou elle calcule la quantité de carburant minimum à emporter. Avec l'aide du ou de la copilote, il lui faut prépare les instruments de navigation et entrer les données dans l'ordinateur de vol. Lorsque tout est prêt, place à l'ultime récapitulation, à voix haute, des consignes de sécurité. Le commandant ou la commandante de bord demande alors l'autorisation de décoller à la tour de contrôle.

Piloter et garder le contact

Tout au long du vol, dans le cockpit (poste de pilotage), le ou la pilote surveille l'ensemble des paramètres sur le tableau de bord (direction, altitude, météo, consommation de carburant) et se maintient en liaison permanente avec la tour de contrôle pour pouvoir réagir immédiatement en cas de problème.

Assurer la sécurité à bord

Tous les vols commerciaux sont sous la responsabilité d'un équipage technique (crew) comprenant les pilotes (personnel navigant technique — PNT) et les navigants commerciaux ou navigantes commerciales (hôtesses et stewards — PNC). Le ou la pilote de ligne doit avant tout assurer la sécurité des personnes à bord de l'avion.

En vidéo

Compétences requises

Formation tout au long de la vie

La communication se faisant en langue anglaise, le ou la pilote la maîtrise parfaitement. L'admission en formation (Enac,...) comporte un test de niveau. Une mise à jour permanente des compétences techniques de pilotage est nécessaire, car les appareils sont de plus en plus sophistiqués. Des notions de secourisme sont indispensables pour intervenir en cas de problème à bord.

Réactivité et résistance

Le ou la pilote doit savoir réagir avec sang-froid et rapidité à tout moment : décollage, vol, atterrissage. Mais aussi en cas d'imprévus : brouillard, orages, turbulences... Il ou elle fait preuve d'une exigence extrême envers lui-même ou elle-même et vis-à-vis des membres de l'équipage. Enfin, une condition physique à toute épreuve et un bon équilibre nerveux sont indispensables.

Où l'exercer ?

Un métier exigeant

L'exercice du métier varie selon l'importance de la compagnie (nationale, régionale...), le type de vol (régulier, charter...) et l'appareil (moyen-courrier, long-courrier). L'environnement de travail d'un ou d'une pilote est le cockpit et les plates-formes aéroportuaires. Des temps de travail importants et sans coupure, associés à des vols de nuit, sans oublier les décalages horaires justifient une condition physique et mentale sans faille.

Sous surveillance médicale

Pour vérifier qu'il ou elle est apte à faire face à ses responsabilités et aux contraintes liées à son métier, le ou la pilote doit passer des visites médicales régulières pendant toute sa carrière. On contrôle aussi sa capacité à piloter, sa maîtrise des manœuvres d'urgence et de secours, sa réactivité. À la moindre défaillance physique, la licence de vol peut lui être retirée.

Lourdes responsabilités

En vol, le commandant ou la commandante de bord est la personne la plus importante pour les personnes qui voyagent et l'équipage. La gestion commerciale et technique du vol est sous son autorité. Il ou elle est responsable envers la compagnie aérienne qui l'emploie et l'administration (responsabilité pénale en cas d'accident ou d'incident). Il ou elle représente l'autorité civile et administrative pour tous les évènements à bord.

Les études

Après le bac

2 ans pour préparer le diplôme d'élève pilote de ligne de l'Enac (École nationale de l'aviation civile). La formation est accessible sur concours avec un bac + 1 scientifique. D'autres voies de formation sont possibles : les aéroclubs qui permettent d'acquérir, peu à peu, les brevets et licences obligatoires (une option coûteuse). Enfin la voie militaire, accessible sur concours avec le bac, qui implique de s'engager 10 ans dans l'armée de l'air.

bac + 3

Emploi et secteur

Embauche liée à la formation

Les recrutements dépendent du contexte économique. Presque tous ceux ou toutes celles qui sortent de l'Enac (École nationale de l'aviation civile) trouvent un emploi dans les compagnies aériennes. En revanche, les personnes issues des formations privées ont beaucoup plus de mal à s'insérer et doivent assurer le financement de leur formation.

Copilote d'abord

L'évolution classique commence par le poste d'OPL (officier ou officière pilote de ligne) sur tous les avions de la compagnie, du plus petit au gros-porteur. L'avancement se fait en fonction de critères techniques : nombre d'heures de vol, mérite, stages et qualifications nationales. Il permet d'accéder au poste de CDB (commandant ou commandante de bord) puis à ceux d'instructeur ou d'instructrice et d'examinateur ou  d'examinatrice. Toutes les étapes sont supervisées et contrôlées par l'administration, de même que la qualité technique et la sécurité de la compagnie aérienne. À cette promotion interne s'ajoute une possible évolution externe : nationale, au sein de groupes d'experts ou d'expertes rattachés ou rattachées à l'administration, européenne ou internationale.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 2100 euros brut par mois.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.

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