Technicien / Technicienne de police technique et scientifique

Prise d'empreintes génétiques, analyse de documents, examens de peintures, d'explosifs ou encore d'armes sont le quotidien du technicien ou de la technicienne de police technique et scientifique (PTS) qui cherche à identifier les auteurs d'infractions, d'actes  terroriste ou encore de crimes.
Niveau minimum d'accès :  bac ou équivalent
Salaire débutant :  1868 €
Statut :  Statut fonctionnaire

Synonymes : Technicien / technicienne en identification criminelle

Secteurs professionnels : Fonction publique, Sécurité

Centres d'intérêt : Enquêter, analyser l'information, je veux en faire mon travail, Je veux être utile aux autres, Je veux faire respecter la loi

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Analyser et examiner scientifiquement

Dans un laboratoire de la police scientifique, le technicien ou la technicienne de police technique et scientifique (PTS) réalise des analyses physico-chimiques qui permettent de relever, sur pratiquement tous les supports, des traces de sang ou des empreintes génétiques. Il ou elle étudie des explosifs et des liquides inflammables, des peintures, des résidus de tir, de la terre, des stupéfiants, des toxiques dans les milieux biologiques, etc. Son analyse porte aussi sur des armes, des munitions, des trajectoires de tir, ou encore l'examen de faux documents et écritures.

Collecter et identifier

Dans un service d'identité judiciaire d'un commissariat, ce technicien ou cette technicienne scientifique : signale des personnes en vue de leur identification,  effectue des relevés photographiques et des recherche d'indices sur les lieux de l'infraction ou les scènes de crime, met à jour les fichiers d'empreintes digitales, génétiques etc.

Exploiter les outils informatiques

Au SRITT (service régional de l'informatique et des traces technologiques), il ou elle effectue des examens techniques, notamment dans les domaines du son, de l'image, de la téléphonie mobile, de l'électronique et de l'informatique. Il s'agit alors de faire parler les bandes vidéo des caméras de surveillance, d'analyser les communications d'un téléphone portable, de démonter un ordinateur à la recherche de fichiers perdus, etc.

Compétences requises

Expertise et adaptation

Biologistes, chimistes, informaticiens... quelle que soit leur spécialité, les techniciens de PTS apportent aux enquêteurs une aide précieuse pour l'identification des coupables de délits, grâce à leurs compétences particulières et à des preuves scientifiques incontestables, à condition qu'elles soient recueillies et analyser de manière très rigoureuse et en suivant un protocole précis. Par ailleurs, l'évolution technologique des outils de travail leur impose de se former en permanence et d'être capable de s'adapter aux nouvelles formes de criminalité pour les contrer.

Observation et rigueur

Sollicités par la police, la gendarmerie et la magistrature à la recherche de la vérité judiciaire, les techniciens de police technique et scientifique n'ont pas droit à l'erreur. Ils travaillent sur des scellés qu'il ne faut absolument pas contaminer sous peine de les rendre inutilisables ! Avoir un bon sens de l'observation, de la rigueur et le goût du travail en équipe sont des qualités impératives dans ce métier au cœur des enquêtes et de l'innovation, en lien avec la recherche française comme étrangère.

Où l'exercer ?

Sur le terrain ou en laboratoire

La plupart des techniciens de la police scientifique effectue un travail de fourmi au plus près du terrain, dans les commissariats (spécialité identification judiciaire) afin de collecter des indices ou travailler sur des fichiers d'identification par exemple. Ils peuvent aussi choisir d'exercer dans l'un des 5 laboratoires de police scientifique (Lille, Lyon, Marseille, Paris et Toulouse), dans le laboratoire de toxicologie de la préfecture de police ou dans l'un des services de la sous-direction de la PTS (police technique et scientifique) ; ou encore dans les SRIJ (services régionaux d'identité judiciaire). L'exercice du métier peut donc se faire, au gré des mutations, en alternance dans un laboratoire ou sur le terrain.

Horaires adaptables

Dans tous les cas, le technicien ou la technicienne de la PTS doit se soumettre à des permanences et des astreintes pour être capable d'intervenir au plus vite. Horaires décalés et travail la nuit sont donc à prévoir.

Différents grades

Le travail se fait le plus souvent sous la responsabilité d'un ingénieur ou d'une ingénieure de la PTS. Mais il est aussi possible d'encadrer, selon son grade, d'autres techniciens, ou des agents spécialisés de la police technique et scientifique chargés des tâches d'exécution.

Les études

Après le bac

Être titulaire d'un bac, réussir le concours de technicien de police technique et scientifique puis suivre une formation rémunérée au sein l'école nationale de police scientifique (ENPS). Le concours de technicien principal est accessible après un diplôme de niveau bac + 2.

Emploi et secteur

Des postes sur concours

Les techniciens de PTS sont répartis entre les laboratoires, les services de l'identité judiciaire (commissariats) et le siège. Leur recrutement se fait sur concours interne et externe, ouverts en fonction des besoins, dans des proportions limitées. Ainsi en 2027, 51 postes sont ouverts au concours externe.

Évolution de carrière

Avec l'expérience, les technicien et techniciennes peuvent obtenir le grade de technicien principal, puis de technicien en chef par promotion interne. Après 4 ans d'ancienneté, il est possible aux techniciens et techniciennes de postuler, sous certaines conditions, aux concours internes d'ingénieurs de police technique et scientifique, d'officiers ou de commissaires de police. Des préparations à ces concours sont proposées.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 1868 euros brut par mois, hors primes.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.