Vendeur / Vendeuse conseil caviste

Le vendeur ou la vendeuse conseil caviste vend vins, spiritueux et parfois aussi bières à une clientèle avide de conseils. Connaître chacune de ses bouteilles et être à l'écoute de ses clients, pour leur proposer ce qui leur correspondra le mieux sont les qualités attendues dans ce métier passion.
Niveau minimum d'accès :  bac ou équivalent
Salaire débutant :  1867 €
Statuts :  Indépendant, Statut salarié

Synonymes : Caviste, Employé / employée caviste

Secteur professionnel : Commerce et distribution

Centres d'intérêt : J'ai le sens du contact, Je veux travailler dans le commerce

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Connaître et diversifier son stock

Le vendeur ou la vendeuse conseil caviste sélectionne ses bouteilles auprès de ses fournisseurs, sur catalogue (notamment pour les franchisés) ou en se rendant dans les salons professionnels et les vignobles. Il est essentiel que le ou la caviste connaisse bien ses bouteilles pour pouvoir conseiller ses clients.

Cerner la demande

Le client ou la cliente attend qu'on l'aide dans son achat. Avant de proposer une bouteille de vin, le vendeur ou la vendeuse conseil doit cerner son profil gustatif, en procédant par élimination : rouge ou blanc ? Vin français ou étranger ? Léger ou corsé ? Pour quelle occasion et avec quel plat ? Sans oublier le budget car les prix varient d'un cépage à l'autre et d'un millésime à l'autre. Il ou elle fait goûter, en particulier les nouveautés, à ses clients habituels.

Gérer le point de vente

Si le vendeur ou la vendeuse conseil caviste est à son compte, il lui faut réserver une partie de son temps aux tâches administratives : gestion du stock et des commandes, règlement des factures, livraison, traitement des commandes en ligne, préparation des colis et expédition. Dans tous les cas, il faut veiller à la propreté de son local et au réapprovisionnement des rayons.

Compétences requises

Pédagogue et à l'écoute

Avec passion, le ou la caviste partage ses connaissances avec ses clients, non pour leur imposer une référence particulière, mais pour trouver celle qui correspondra exactement à leurs goûts. Pour cela, il doit faire preuve d'écoute et d'imagination mais aussi de convivialité.

Des connaissances toujours à jour

À l'inverse de l'achat en libre-service ou en grande surface, l'achat chez un vendeur ou une vendeuse conseil caviste se fait pour le conseil et l'information qui l'accompagnent. Le professionnel ou la professionnelle doit donc être capable de raconter une histoire autour de chaque référence, basée sur sa connaissance du producteur, du terroir, du millésime, etc. Curiosité et mise à jour des connaissances sont de mise.

Organisation et rigueur

La gestion d'un point de vente ne s'improvise pas. Il faut anticiper les périodes de pointe pour passer les commandes en amont, régler les factures dans les délais. Même si la vente est prioritaire, il est important que le vendeur ou la vendeuse conseil caviste ne se laisse pas déborder dans ses tâches administratives, sous peine de ne pas durer longtemps.

Où l'exercer ?

Des déplacements réguliers

Le ou la caviste ne peut se contenter de renouveler le même stock d'année en année. Les vins varient d'une année sur l'autre et les clients aiment la nouveauté. Par conséquent, il faut se déplacer régulièrement sur des salons professionnels pour goûter les derniers millésimes, découvrir de nouveaux producteurs et envisager des visites dans les vignobles intéressants. Il faut sans cesse actualiser ses connaissances, se renouveler et proposer des nouveautés à sa clientèle.

Une grande disponibilité

Outre les déplacements sur le terrain (salons professionnels, foires, vignobles), le vendeur ou la vendeuse en vins doit s'adapter aux rythmes de sa clientèle. L'ouverture en soirée, parfois tard en fin de semaine ou avant les fêtes de fin d'année notamment, permet de réaliser davantage de chiffre d'affaires.

Polyvalence et créativité

Il est possible de compléter son activité en vendant des boissons grâce à des "ateliers dégustation", par exemple. Certains et certaines vont plus loin en proposant de la petite restauration pour accompagner les vins à déguster sur place. C'est le concept des "caves à manger" et des "bars à vins". Connaissant bien les boissons, le vendeur ou la vendeuse conseil caviste est aussi capable de conseiller un vin en fonction d'un plat ou d'un menu.

Les études

Après la 3e

1 an pour préparer le CQP (certificat de qualification professionnelle) vendeur conseil caviste.

3 ans pour préparer le bac professionnel technicien conseil vente en alimentation, option vins et spiritueux

Après le bac

2 ans pour préparer le BTS agricole technico-commercial, option vins bières et spiritueux

bac ou équivalent

bac + 2

Emploi et secteur

Une niche très dynamique

Bien que la consommation d'alcool ait connu une importante baisse au cours des 30 dernières années, le nombre de vendeurs conseils cavistes est en constante augmentation. La raison : les Français consomment moins, mais mieux et se tournent plus volontiers vers les professionnels pour un achat plaisir. Ceux-ci vendent 6 % de la consommation d'alcool. On comptait 5 762 points de vente en 2016 dont 24 % proposaient également un bar à vins. La profession emploie 11 000 personnes.

Des statuts variés

Le vendeur conseil caviste travaille souvent au sein de petites structures. Il peut être salarié ou chef d'entreprise, indépendant, intégré à un réseau spécialisé (Nicolas, Le Repaire de Bacchus, Cave du Val d'Or, La Vignery, Sommelerie de France, etc.) ou franchisé (Nicolas, Intercaves, V&B, Bibovino...).

Une expertise intéressante

Un vendeur conseil caviste expérimenté peut prendre la direction d'un point de vente ou du rayon liquide dans une grande surface, par exemple. Il peut également se mettre à son compte. À noter que 30 % des vendeurs conseils cavistes sont des autodidactes et que beaucoup s'installent après une reconversion. S'il faut obtenir une autorisation pour vendre de l'alcool, aucun diplôme n'est en revanche requis pour s'installer.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 1867 euros brut par mois.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.