Visiteur médical / Visiteuse médicale
Synonymes : Attaché / attachée médico-pharmaceutique, Délégué / déléguée de laboratoire , Délégué médical / déléguée médicale
Secteur professionnel : Industrie chimique
Centres d'intérêt : J'adore conduire, J'ai le sens du contact, J'aime bouger, J'aime communiquer
Le métier
Ne pas vendre
En première ligne face aux professionnels ou professionnelles de santé, le visiteur médical ou la visiteuse médicale assure la promotion d'un ou de plusieurs produits pour le laboratoire pharmaceutique dont il ou elle dépend. Mais, attention ! Si il ou elle cherche à convaincre son interlocuteur ou son interlocutrice de prescrire sa dernière innovation plutôt qu'une autre, il ou elle n'a pourtant rien à vendre. Une charte lui interdit même de donner des échantillons.
Une information de qualité
Il ou elle doit être capable de répondre aux questions sur la tolérance, l'efficacité, la posologie de ses produits, informer sur de nouvelles études ou indications. Si il ou elle n'est pas un auxiliaire paramédical ou une auxiliaire paramédicale, son activité s'inscrit dans le Code de la santé. Après sa visite, il ou elle rédige un compte rendu à transmettre à son directeur régional ou sa directrice régionale. En relayant les observations du corps médical sur d'éventuels effets secondaires, il ou elle favorise le dialogue entre le corps médical et l'industrie pharmaceutique.
Des connaissances à jour
Pour suivre l'actualité de ses produits, il ou elle s'appuie sur les plaquettes de communication de son laboratoire et participe à des séminaires de formation. Son information est établie dans un cadre strict, dans l'intérêt de la patientèle. Il ou elle s'adapte aussi à la politique commerciale de son labo en se rendant à des réunions de secteurs animées par les responsables régionaux ou régionales.
En vidéo
Compétences requises
Sens commercial et persuasion
La concurrence est vive entre les laboratoires pharmaceutiques : des millions sont en jeu. Les meilleurs atouts du visiteur médical ou de la visiteuse commerciale restent son aptitude à argumenter et ses qualités relationnelles. Sans pour autant passer en force ou inciter outre mesure. Tenace, dynamique, il ou elle sait prendre des initiatives et faire preuve de rigueur et de méthode dans ses présentations. Une bonne résistance physique et nerveuse s'impose.
Du goût pour les sciences
Les médicaments ne sont pas tout à fait des produits comme les autres. Son intérêt pour les produits à caractère scientifique et médical doit rester constamment en éveil. Ce qui implique de se former tout au long de sa vie professionnelle pour rester crédible auprès des professionnels ou professionnelles de santé. La fameuse AMM (autorisation de mise sur le marché), il ou elle connaît bien...
Où l'exercer ?
Des horaires chargés
Le visiteur médical ou la visiteuse médicale voit en moyenne cinq à six clients ou clientes par jour, en cabinet, en officine ou à l'hôpital, selon le cas. Son carnet de rendez-vous est donc souvent chargé. Ses horaires sont irréguliers, car il ou elle doit s'adapter aux contraintes horaires des praticiens ou des praticiennes. Sans oublier le temps passé dans les salles d'attente.
Une grande autonomie
Responsable d'un secteur géographique, il ou elle passe beaucoup de temps à sillonner les routes. Un avantage : il ou elle travaille en autonomie et gère sa tournée. Ses interlocuteurs ou interlocutrices ? Médecins, chirurgiens ou chirurgiennes-dentistes, vétérinaires, praticiens hospitaliers ou praticiennes hospitalières, mais aussi pharmaciens ou pharmaciennes d'officine pour les produits délivrés sans ordonnance. Il ou elle peut se spécialiser dans un secteur médical.
La course aux résultats
Comme toute personne commerciale, il ou elle est soumis à une très forte pression : mise en concurrence permanente et course aux résultats. Le plus souvent salarié ou salariée d'un laboratoire pharmaceutique, il ou elle peut travailler parfois pour une société prestataire de services. Il ou elle est alors « multicarte ».
Les études
Après le bac
1 an pour obtenir le DU (diplôme d'université) visiteur médical ; 3 ans pour une licence pro métiers de la promotion des produits de santé (1 an après un bac + 2). Le CPNVM (Comité professionnel national de la visite médicale) propose aussi des formations de 9 à 12 mois dans une quinzaine d'écoles privées.
bac + 3
Emploi et secteur
Une profession en perte de vitesse
Les effectifs ne cessent de baisser depuis des années mais la profession est jeune, puisque 70 % d'entre eux ont moins de 50 ans. Cependant, avec les nombreux plans sociaux dans les laboratoires, et la diminution du nombre de médecins généralistes, les effectifs sont en diminution.
Des bassins d'emploi
La situation de l'emploi présente de fortes disparités régionales. Les laboratoires sont surtout concentrés en Ile-de-France, Rhône-Alpes, Côte d'Azur, le Centre et la Haute-Normandie. Il est plus facile de débuter en région parisienne et dans le Nord de la France que dans le Sud.
Une fonction tremplin
Après quelques années, il est possible de devenir délégué ou déléguée auprès des médecins spécialistes à l'hôpital ou gravir les échelons et devenir directeur régional ou directrice régionale pour encadrer une équipe de visiteurs médicaux ou de visiteuses médicales ou encore évoluer dans l'entreprise vers le marketing (mercatique) ou la publicité.
Secteur
Salaire du débutant *
À partir de 1867 euros brut par mois, hors primes.
* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.



