Biostatisticien / Biostatisticienne

Au côté des chercheurs et des chercheuses pour les aider à planifier leurs expériences et à interpréter les résultats, le biostatisticien ou la biostatisticienne utilise ses compétences statistiques et informatiques dans les domaines de la santé, de la biologie, de l'agroalimentaire, etc. Un métier de chiffres et d'équations.
Niveau minimum d'accès :  bac + 5
Salaire débutant :  2500 €
Statut :  Statut salarié

Synonymes : Responsable data management, Responsable de l'exploitation et de l'analyse des données cliniques

Secteur professionnel : Industrie chimique

Centre d'intérêt : J'aime jongler avec les chiffres

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Analyser

Au sein des laboratoires pharmaceutiques ou dans le cadre de la recherche médicale, la production de données scientifiques est colossale. La tâche du biostatisticien ou de la biostatisticienne est de permettre l'exploitation de ces informations en effectuant un tri et une analyse adaptés. Il ou elle participe aux essais cliniques d'un médicament ou encore aux études sur les propriétés d'une bactérie ou sur la résistance du corps à un virus, par exemple. Son travail constitue une véritable aide à la décision.

Conseiller

Jouant un rôle de conseil essentiel, le biostatisticien ou la biostatisticienne assiste les scientifiques dans l'élaboration de protocoles et la planification des expériences. Il ou elle réalise des analyses statistiques et développe des programmes de calcul, des applications informatiques de gestion des données cliniques, etc. En faisant pleinement partie d'une équipe (de chercheurs ou de chercheuses, de médecins, de biologistes...), il ou elle permet de rationaliser la démarche de recherche.

Compétences requises

La bosse des maths

Travaillant sur des équations souvent complexes, le biostatisticien ou la biostatisticienne doit posséder de fortes compétences en mathématiques. Il ou elle est capable d'analyser des données ou un besoin utilisateur, ou encore de concevoir une étude de faisabilité. Spécialiste des outils statistiques, il ou elle sait choisir une méthode correspondant à son domaine d'intervention et peut concevoir, actualiser, optimiser une base de données, relatives à la nature de ses activités. Une aisance en informatique est indispensable.

Rédaction et organisation

Il ou elle rédige et met en forme des notes, des documents, des rapports relatifs à son domaine de compétences. Il lui est indispensable de maîtriser la langue anglaise, tant à l'oral qu'à l'écrit et doit en permanence assurer une veille technologique sur les méthodes et/ou les outils. Le sens de l'organisation est nécessaire pour mener de front différentes études statistiques. Notamment lors d'essais cliniques, où plusieurs études moléculaires sont lancées simultanément, les paramètres de ses calculs sont fonction des réglementations.

Où l'exercer ?

En unité de recherche

Le biostatisticien ou la biostatisticienne exerce au sein d'unités de recherche scientifique, d'organismes publics ou parapublics, d'entreprises privées, de cabinets d'études et de conseil, en contact avec différents collaborateurs interdisciplinaires, industriels, équipes de laboratoires, universitaires, fournisseurs...

Au sein d'une équipe

C'est un salarié ou une salariée qui travaille en équipe, voire en réseau. Il ou elle collabore avec des chercheurs ou des chercheuses, des médecins, des biologistes, des chefs ou des cheffes de produit, des gestionnaires de base de données et d'autres biostatisticiens et biostatisticiennes. Les horaires de travail sont ceux de la structure dans laquelle il ou elle travaille.

Rapport d'analyse

Enfin, le biostatisticien ou la biostatisticienne participe à la rédaction d'un rapport d'analyse statistique ainsi qu'à sa valorisation (articles scientifiques, publications...) afin de présenter les résultats avec l'équipe. Il ou elle peut également présenter son travail oralement, notamment lors de conférences.

Emploi et secteur

Peu de recrutements

Voilà un métier prometteur, mais dont les recrutements stagnent pour le moment. Pour vivre, les laboratoires doivent investir et doper leurs recherches afin de trouver de nouvelles molécules à mettre sur le marché. Les profils recherchés se situent au niveau bac + 5. Des recrutements ont lieu au niveau bac + 3 ; ce sont alors des techniciens ou des techniciennes qui n'interviennent pas sur la réflexion en amont.

Avant tout dans des CRO

En sortant de formation, les jeunes sont surtout recrutés et recrutées dans des CRO (Contact Research Organizations), situés à 90 % en région parisienne. Ce sont des entreprises privées, des sous-traitants, qui effectuent des essais cliniques pour le compte de laboratoires. On trouve des équipes de biostatisticiens ou de biostatisticiennes dans tous les laboratoires pharmaceutiques (tel Sanofi, par exemple). La mobilité géographique est également très importante dans ce métier.

Des évolutions possibles

Le biostatisticien ou la biostatisticienne peut évoluer vers les métiers d'assureur ou d'assureuse qualité en R&D, de chargé ou de chargée d'études épidémiologiques, de gestionnaire de bases de données cliniques, d'attaché ou d'attachée de recherche clinique ou encore de rédacteur médical ou rédactrice médicale. À plus long terme, il ou elle peut accéder à des emplois de coordinateur ou de coordinatrice d'études cliniques, de responsable d'études cliniques, de responsable de projets en R&D.

Secteur

Salaire du débutant *

Entre 2500 et 2900 euros brut par mois, dans le secteur privé.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.