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Fiche métier

chaudronnier / chaudronnière

Le chaudronnier donne forme aux feuilles de métal, puis il les assemble afin de réaliser les produits les plus variés : cuve d'une usine de chimie, wagon, chaudière d'une centrale nucléaire...

Le métier

Nature du travail

Façonner le métal

Après avoir pris connaissance des plans de l'ouvrage à exécuter, le chaudronnier établit le " développé " du volume à obtenir (la représentation plane d'un cube, par exemple). Il prévoit également la quantité de matière à utiliser et choisit ses outillages.

Il trace sur une feuille de métal les divers éléments à fabriquer, à partir du développé obtenu. Il procède à la découpe de chaque élément, puis à sa mise en forme, par pliage, emboutissage ou martelage, en calculant les " pertes " dues à l'étirement du métal pour obtenir une pièce aux bonnes dimensions.

Régler les machines

Les activités demandent une certaine habileté manuelle. Mais, s'il doit maîtriser les bons gestes, le chaudronnier utilise au quotidien des machines-outils sophistiquées : poinçonneuses ou plieuses à commande numérique, soudure laser, scanners... Il faut choisir, monter et régler les outils sur les machines, et aussi savoir les programmer. Certains matériels nécessitent une année de pratique pour être totalement autonome.

Assembler et contrôler la qualité

Une fois toutes les pièces fabriquées, le chaudronnier réalise leur assemblage provisoire. Il corrige les défauts constatés. Il peut alors procéder à l'assemblage définitif des éléments par rivetage ou soudage. Précision exigée à ce stade de la fabrication. Les tolérances sont parfois de l'ordre du 1/100e de mm. Le chaudronnier participe au contrôle qualité des pièces. Les conséquences d'une erreur peuvent être désastreuses, dans l'aéronautique ou le nucléaire, par exemple.

Compétences requises

Représentation spatiale

Les entreprises recherchent des salariés réactifs, polyvalents et sachant travailler en équipe. En atelier, la lecture de plans est essentielle. Il faut avoir une excellente représentation spatiale, pouvoir visualiser les pièces en trois dimensions, et avoir en tête l'enchaînement des différentes phases de la fabrication, découpe, pliage, assemblage....

Rapidité, précision, formation

Les gestes doivent être rapides et précis. On accorde une place primordiale à la qualité de fabrication. Les contrôles sont omniprésents à chacune des phases de la production. Une certaine résistance physique est recommandée. Le chaudronnier travaille debout et peut être amené à déplacer des charges lourdes et volumineuses.

Si l'habileté manuelle est importante, l'activité exige aussi d'apprendre à maîtriser des machines sophistiquées qu'il faut savoir programmer, conduire et surveiller. Une solide formation de base est nécessaire pour s'adapter aux différents environnements professionnels et évoluer dans son activité.

Où l'exercer ?

Lieux d’exercice et statuts

En atelier ou sur chantier

Les activités du chaudronnier se déroulent uniquement en atelier quand il s'agit de petite et de moyenne chaudronnerie : électroménager, matériels de chauffage et de ventilation, carrosseries de véhicules sur mesure, etc.. Dans la grosse chaudronnerie, les produits, comme les réservoirs de stockage utilisés en chimie par exemple, sont assemblés directement sur place après fabrication des éléments en atelier. Cette activité nécessite des déplacements fréquents.

Le plus souvent debout

Le chaudronnier exerce presque toujours debout et souvent dans le bruit. Certaines entreprises organisent le travail des équipes par roulement, à raison de deux fois ou trois fois 8 heures, pour assurer une production continue.

Avec l'outil informatique

L'informatique est très présente dans la profession avec les logiciels de calcul ou de traçage, et les machines-outils à commande numérique dans l'atelier. Le chaudronnier maîtrise plusieurs techniques (découpe, pliage, soudage...). La polyvalence est de mise. Dans de nombreuses entreprises du secteur, on fonctionne en petites équipes autonomes. Le degré de responsabilité des opérateurs peut être important

Carrière et salaire

Salaire

Salaire du débutant

À partir du Smic .

Intégrer le marché du travail

Des emplois variés

Les chaudronniers exercent dans de nombreux secteurs : l'aéronautique, l'automobile, la mécanique, la construction navale, la métallurgie, le bâtiment (construction d'ouvrages métalliques)...

Le secteur de la chaudronnerie rassemble des entreprises de tailles et d'activités diverses. Certaines, les plus nombreuses, n'emploient que quelques salariés, d'autres quelques dizaines voire quelques centaines de personnes. Certaines fabriquent des ouvrages à l'unité, d'autres en grandes séries. Du mât d'éolienne à la coque d'un porte-avion, en passant par la cuve inox d'une usine agroalimentaire, les produits sont variés et autorisent une grande diversité de tâches et d'emplois. Mais de nombreuses entreprises déplorent des difficultés pour recruter des professionnels qualifiés dans ce métier encore très méconnu. D'autant plus qu'il faut remplacer les importants départs en retraite.

Cadre ou technicien

Le chaudronnier, dans les structures les plus grosses, peut évoluer vers l'encadrement (chef d'équipe, contremaître, chef d'atelier) , l'organisation de production (dessinateur, préparateur de fabrication, technicien méthodes), le contrôle qualité... Il peut aussi s'installer à son compte ; certains patrons de PME ont commencé comme ouvriers.

Accès au métier

Accès au métier

Le niveau d'études est variable selon les postes occupés.

Niveau CAP

  • CAP  réalisations industrielles en chaudronnerie ou soudage option A chaudronnerie, option B soudage ; 

Niveau bac

  • Bacs pro  technicien en chaudronnerie industrielle  ; technicien outilleur ;
  • Bac techno STI2D (développement durable) ;

Niveau bac + 1

  • MC technicien(ne) en chaudronnerie aéronautique et spatiale ;

Niveau bac + 2

  • BTS conception et réalisation en chaudronnerie industrielle.

En savoir plus

Témoignages

Jean-Denis, chaudronnier-tôlier en construction navale

S'adapter au métal

"Je travaille l'aluminium qui réclame davantage de minutie et de précautions que l'acier. En effet, ce métal se raye et se casse assez facilement lorsqu'on le plie. En ce qui concerne la soudure, il n'est pas plus compliqué que l'acier. En revanche, il est très léger à porter. Je trouve que c'est un métal plus agréable à travailler et plus noble."

(05/07/2008)

Ressources utiles

www.snct.org

Site du Syndicat national de la chaudronnerie, de la tôlerie et de la tuyauterie industrielle

www.fim.net

Site de la Fédération des industries mécaniques

www.lesmetiersdelamecanique.net

Site de présentation des métiers de la mécanique par la FIM

www.uimm.fr

Site Internet de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM)

Publications

Publications Onisep

Les métiers de la mécanique
collection Parcours, Onisep
parution 2014

Vient de paraître

Pour
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