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Fiche métier
Trouver de nouvelles voies à explorer, observer, formuler des hypothèses... La vie du chercheur est une quête permanente, jalonnée d'avancées et de doutes. Un «métier passion» pour des scientifiques de haut vol.
: 2000 €
Chimie - Plasturgie - Industrie pharmaceutique,
Enseignement - Formations,
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Découvrir pour appliquer
Pour mettre au point des médicaments, il faut comprendre le fonctionnement des molécules, mais aussi celui des organismes vivants (humain, animal, végétal). L'industrie pharmaceutique a donc besoin de biologistes, de biochimistes, de physiologistes, de généticiens...
Spécialiste des sciences du vivant, le biologiste peut être amené à étudier l'évolution des écosystèmes, notamment en vue de favoriser la protection de l'environnement.
Communiquer, échanger
Le doute est l'essence même de la vie du chercheur. Elle se nourrit d'observations, de formulations, d'hypothèses mises à l'épreuve par l'expérimentation. Elle est faite aussi de tâtonnements, car on peut faire des manipulations et des analyses pendant des mois avant d'obtenir un résultat probant.
Le chercheur participe à des colloques au plan international. Cela lui permet de savoir ce qui se passe dans d'autres laboratoires, d'entrevoir de nouvelles directions de recherche, mais aussi de faire connaître ses travaux. Il rédige parfois des articles dans des revues spécialisées et consacre beaucoup de temps à la lecture de publications scientifiques.
Curieux et persévérant
Spécialiste dans son domaine, le chercheur a le goût de la quête et accepte d'être remis en question. Autonome, il sait identifier des problèmes nouveaux. Il s'adapte au travail en solitaire comme au travail d'équipe. Un programme de recherche associe des chercheurs, des thésards (doctorants), des ingénieurs et des techniciens.
Un scientifique de haut vol
Un doctorat dans le domaine des sciences de la vie est incontournable pour accéder à la recherche publique. Mais il est loin d'être un sésame. La concurrence aux concours de chercheur des organismes publics et d'enseignant-chercheur à l'université est forte. De leur côté, les entreprises de biotechnologies attendent des profils très pointus. À côté des universitaires, elles recrutent des ingénieurs docteurs.
Le chercheur pratique couramment l'anglais, langue de communication de la recherche.
En labo public ou privé
Les chercheurs en biologie mènent leurs travaux de recherche fondamentale au sein de laboratoires des organismes de recherche publique. Leurs découvertes sont ensuite mises en application par les laboratoires de recherche et développement du secteur pharmaceutique, agroalimentaire, de l'environnement... ainsi que dans les sociétés de biotechnologies.
Tandis qu'en recherche fondamentale on travaille sur des problématiques à long terme, l'industrie a des objectifs plus ciblés, avec une mise en application dans un horizon d'un à deux ans. Cependant, recherche académique et recherche industrielle mènent des projets en commun dans le cadre de partenariats.
De la paillasse à l'ordinateur
Le chercheur partage son temps entre la paillasse et l'ordinateur. Par exemple, quand il n'observe pas des souris auxquelles on a inoculé un défaut génétique, il se constitue une base de données sur un gène qu'il est parvenu à isoler.
Et il rédige beaucoup : pour retranscrire ses manipulations, préparer le dépôt d'un brevet, diffuser des rapports d'activité et des articles scientifiques. Publier est primordial dans un environnement aussi compétitif.
Salaire du débutant
2000 euros par mois en moyenne.
Des débuts difficiles
Trois ans après l'obtention du doctorat, un peu plus du quart des biologistes exercent dans la recherche publique et 20 % dans la recherche privée. Ils sont soumis à la précarité : un tiers d'entre eux sont employés en contrat à durée déterminée et 10 % sont sans emploi (cf. Enquête Génération 2001 du CEREQ). C'est pourquoi près de la moitié des biologistes effectuent un post-doctorat, et très souvent à l'étranger. La pyramide des âges des effectifs en postes aura, cependant, un effet favorable sur le recrutement. De jeunes chercheurs remplaceront les nombreux partants à la retraite.
Des besoins en innovation
Les chercheurs d'organismes publics tels que le CNRS, l'INSERM ou l'INRA, et les enseignants-chercheurs universitaires sont des fonctionnaires recrutés sur concours. Ils sont très sélectifs : environ 10 à 20 % des candidats sont admis comme chargés de recherche dans les organismes publics.
Malgré de gros besoins en innovation, la recherche-développement en biologie comme en biotechnologies souffre fortement d'un manque de financement. Elle devrait cependant profiter de la création de pôles de compétitivité consacrés aux biothérapies, aux biotechnologies végétales, et à l'agroalimentaire.
Évolution possible vers la direction d'unité de recherche.
Le parcours de formation du chercheur passe par l'obtention d'une licence (bac + 3), d'un master recherche (bac + 5) et la préparation d'une thèse de doctorat (bac + 8). Un cursus en trois temps :
Un travail de fourmi
"""On peut travailler sur un sujet trois ans et se faire doubler par un concurrent qui publie en premier. Par ailleurs, il faut savoir emprunter des chemins non balisés et remonter la pente sans se décourager quand on s'est engagé dans une mauvaise voie de recherche. Mais c'est merveilleux, on apprend tous les jours."
Ministère délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche
http://www.recherche.gouv.fr
SDBIO - Syndicat des biologistes
http://www.sdbio.fr
ABG - Association Bernard-Grégory
http://www.abg.asso.fr
FNEB - Fédération nationale des étudiants en biologie
http://www.fneb.fr
www.emploi-scientifique.info Emploi-scientifique.info, le portail de l emploi dans l enseignement supérieur et la recherche
www.bioemploi.net Site Internet sur le marché de l'emploi dans le secteur de la biologie : biotechnologies, agroalimentaire, biologie médicale, industrie pharmaceutique, ...
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