Chercheur / Chercheuse en biologie

Observer des phénomènes, formuler des hypothèses, trouver de nouvelles voies à explorer, la vie du chercheur ou de la chercheuse en biologie est une quête permanente, jalonnée d'avancées et de doutes. Un métier passion pour des scientifiques de haut vol.
Niveau minimum d'accès :  bac + 8
Salaire débutant :  1944 €
Statuts :  Statut fonctionnaire, Statut salarié

Synonymes : Biologiste, Enseignant-chercheur / enseignante-chercheuse

Secteurs professionnels : Enseignement, Environnement, Fonction publique, Industrie alimentaire, Industrie chimique, Recherche, Santé

Centres d'intérêt : J'aime bien faire des expériences, J'aime les langues, Je rêve de travailler à l'étranger

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Étudier le vivant

Le chercheur ou la chercheuse en biologie est un ou une scientifique de haut niveau qui étudie le vivant. Sa spécialisation varie (embryologie, zoologie, botanique, génomique…), et il ou elle s'intéresse à une thématique spécifique afin de produire de nouveaux savoirs qui contribueront aux progrès de la science. Dans le domaine de la génomique, par exemple, les travaux de recherche peuvent permettre aux médecins d'envisager de nouveaux traitements contre le cancer et à l'industrie pharmaceutique d'élaborer des biomédicaments.

Créer son champ d'investigation

Quel que soit le type de recherche (fondamentale ou appliquée), la démarche du biologiste est toujours la même : définir son champ d'investigation, effectuer des expérimentations, dépouiller les résultats obtenus et en faire une analyse critique qui débouche généralement sur de nouvelles interrogations et de nouvelles recherches !

Échanger pour avancer

Les échanges scientifiques tiennent une place primordiale dans l'activité du chercheur ou de la chercheuse qui participe régulièrement à des colloques nationaux et internationaux lui permettant de partager ses connaissances et de les étoffer. Il ou elle consacre également beaucoup de temps à la lecture de publications scientifiques et à la rédaction d'articles ayant pour but de faire connaître ses travaux. En effet, publier est primordial, car la recherche est un secteur particulièrement compétitif. Enfin, le ou la biologiste peut aussi enseigner à l'université.

Compétences requises

Scientifique de haut vol

La recherche en biologie est une activité qui exige une très haute qualification. Bien que spécialiste d'un domaine, le chercheur ou la chercheuse doit maîtriser de vastes connaissances, y compris dans d'autres disciplines, comme les mathématiques. Autonome, il ou elle sait monter des travaux et les mener à bien. Bref, les méthodes et les techniques d'expérimentation n'ont pas de secret pour ce ou cette scientifique.

Curiosité et persévérance

Le ou la biologiste a un goût exacerbé pour la quête et la découverte et sait faire preuve de patience et de persévérance, car ses travaux peuvent s'étendre sur une longue durée. Il ou elle fait preuve d'une grande ouverture d'esprit en acceptant d'être remis ou remise en question et porte un regard critique sur son travail et celui de ses collègues.

Anglais et informatique indispensables

La maîtrise de l'anglais, langue de communication internationale, est essentielle, notamment pour les travaux de rédaction et le partage d'informations. Un excellent niveau en informatique est également requis, l'utilisation de l'ordinateur étant quotidienne pour faire de la veille scientifique, de la gestion de bases de données ou de la retranscription de travaux de recherche.

Où l'exercer ?

Un travail d'équipe

Le chercheur ou la chercheuse en biologie est autonome, mais ne travaille jamais seul ou seule. Une équipe de chercheurs ou de chercheuses, de doctorants ou de doctorantes, d'ingénieurs ou d'ingénieures et de techniciens ou de techniciennes l'aide dans ses travaux. En étroite collaboration, tous contribuent à l'avancée de la science.

De la paillasse à l'ordinateur

Le ou la biologiste partage son temps entre la paillasse et l'ordinateur. Quand il ou elle n'est pas dans son laboratoire à réaliser des expérimentations et à observer l'effet de ses manipulations, on le trouve de longues heures devant son ordinateur pour constituer des bases de données expérimentales, retranscrire ses résultats, préparer le dépôt d'un brevet, diffuser des rapports d'activité…

Secteur public ou privé

Les compétences du chercheur ou de la chercheuse lui permettent d'exercer dans le public comme dans le privé. Parmi les entreprises du secteur public, qui effectue la majorité des recrutements, se trouvent les hôpitaux, les universités, les instituts de recherche, etc. Pour y entrer, les candidats et les candidates doivent passer un concours très sélectif. Dans le secteur privé, les chercheur et les chercheuses  travaillent au sein de laboratoires indépendants ou rattachés à de grands groupes.

Les études

Après le bac

8 ans pour obtenir un doctorat en biologie.

Emploi et secteur

Des débuts difficiles

L'insertion professionnelle des chercheurs et des chercheuses est assez difficile. La plupart se voient proposer des missions ponctuelles donnant lieu à des CCD (contrats à durée déterminée). Le secteur public effectue la majorité des recrutements, mais les concours sont très sélectifs, et les emplois proposés souvent précaires. Les biologistes peinent donc à trouver un emploi stable.

Des besoins en innovation

Malgré de gros besoins en innovation, la recherche-développement en biologie souffre d'un manque de financement. Elle profite cependant de la création de pôles de compétitivité (associations d'entreprises, de centres de recherche et d'organismes de formation destinées à dégager des synergies autour de projets innovants) consacrés notamment à l'agroalimentaire, aux biotechnologies, à la santé, aux biothérapies...

Évoluer vers l'encadrement

Avec l'expérience, un chercheur ou une chercheuse en biologie peut se voir confier des missions d'encadrement, et évoluer vers la direction d'une unité de recherche ou d'un laboratoire.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 1944 euros brut par mois, pour un ingénieur d'études.

À partir de 2166 euros brut par mois, pour un ingénieur de recherche.

À partir de 2358 euros brut par mois, pour un chargé de recherche en établissement public scientifique et technologique.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.