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Fiche métier
Observer des phénomènes, formuler des hypothèses, trouver de nouvelles voies à explorer... La vie du chercheur en biologie est une quête permanente, jalonnée d'avancées et de doutes. Un métier passion pour des scientifiques de haut vol.
: 2100 €
Chimie - Plasturgie - Industrie pharmaceutique,
Enseignement - Formations,
Fonction publique,
Recherche,
Santé - Social - Bien-être
Étudier le vivant
Le chercheur en biologie est un scientifique de haut niveau qui étudie le vivant. Spécialisé dans un domaine (embryologie, zoologie, botanique, génomique…), il s'intéresse à une thématique spécifique et produit de nouveaux savoirs qui contribuent aux progrès de la science. Dans le domaine de la génomique, par exemple, les travaux de recherche peuvent permettre aux médecins d'envisager de nouveaux traitements contre le cancer et à l'industrie pharmaceutique d'élaborer des biomédicaments.
Créer son champ d'investigation
Quel que soit le type de recherche (fondamentale ou appliquée), la démarche du biologiste est toujours la même : il définit son champ d'investigation, effectue des expérimentations, dépouille les résultats obtenus et en fait une analyse critique… qui débouche généralement sur de nouvelles interrogations et de nouvelles recherches !
Échanger pour avancer
Les échanges scientifiques tiennent une place primordiale dans l'activité du chercheur : il participe régulièrement à des colloques nationaux et internationaux qui lui permettent de partager ses connaissances et de les étoffer. Il consacre également beaucoup de temps à la lecture de publications scientifiques et à la rédaction d'articles visant à faire connaître ses travaux. En effet, publier est primordial, car la recherche est un secteur particulièrement compétitif. Enfin, le biologiste peut aussi enseigner à l'université.
Un scientifique de haut vol
La recherche en biologie est une activité qui exige une très haute qualification. Bien que spécialisé dans un domaine, le chercheur doit maîtriser de vastes connaissances, y compris dans d'autres disciplines scientifiques, comme les mathématiques. Autonome, il sait monter et mener à bien ses travaux ; les méthodes et techniques d'expérimentation n'ont plus de secret pour lui.
Curiosité et persévérance
Le biologiste a un goût exacerbé pour la quête et la découverte. Il sait se montrer patient et persévérant, car ses travaux peuvent s'étendre sur une longue durée. Il fait preuve d'une grande ouverture d'esprit : il accepte d'être remis en question et porte un regard critique sur son travail et celui de ses pairs.
Anglais et informatique
La maîtrise de l'anglais, langue de communication internationale, est indispensable, notamment pour les travaux de rédaction et le partage d'informations. Un excellent niveau en informatique est également requis, car le chercheur utilise quotidiennement son ordinateur : veille scientifique, gestion de bases de données, retranscription de travaux de recherche…
Un travail d'équipe
Le chercheur en biologie est autonome, mais ne travaille jamais seul. Il est entouré d'une équipe de chercheurs, de thésards (doctorants), d'ingénieurs et de techniciens avec lesquels il mène ses travaux. En étroite collaboration, tous contribuent à l'avancée de la science.
De la paillasse à l'ordinateur
Le biologiste partage son temps entre la paillasse et l'ordinateur. Quand il n'est pas dans son laboratoire à réaliser des expérimentations et à observer l'effet de ses manipulations, il passe de longues heures devant son ordinateur à se constituer des bases de données expérimentales, à retranscrire ses résultats, à préparer le dépôt d'un brevet, à diffuser des rapports d'activité…
Secteur public ou privé
Les compétences du chercheur lui permettent d'exercer dans le public comme dans le privé. Parmi les employeurs du secteur public, qui effectue la majorité des recrutements : hôpitaux, universités, instituts de recherche, etc. Pour y entrer, les candidats doivent passer un concours très sélectif. Dans le secteur privé, les chercheurs travaillent au sein de laboratoires indépendants ou rattachés à de grands groupes.
Salaire du débutant
2100 euros brut par mois.
Des débuts difficiles
L'insertion professionnelle des chercheurs est assez difficile. La plupart d'entre eux se voient proposer des missions ponctuelles donnant lieu à des CCD (contrats à durée déterminée). Le secteur public effectue la majorité des recrutements, mais les concours sont très sélectifs, et les emplois proposés, souvent précaires. Les biologistes peinent donc à trouver un emploi stable.
Des besoins en innovation
Malgré de gros besoins en innovation, la recherche-développement en biologie souffre d'un manque de financement. Elle profite cependant de la création de pôles de compétitivité (associations d'entreprises, de centres de recherche et d'organismes de formation destinées à dégager des synergies autour de projets innovants) consacrés notamment à l'agroalimentaire, aux biotechnologies, à la santé, aux biothérapies…
Évoluer vers l'encadrement
Avec l'expérience, un chercheur en biologie peut se voir confier des missions d'encadrement, et évoluer vers la direction d'une unité de recherche ou d'un laboratoire.
L'obtention d'un doctorat est incontournable pour accéder au métier de chercheur. Après une licence, on peut décider de poursuivre par un master recherche ou par un diplôme équivalent (diplôme d'ingénieur, par exemple). Pour le doctorat, il faut choisir soigneusement son sujet de thèse et trouver un laboratoire d'accueil. Une fois le diplôme obtenu, il est possible de compléter son cursus par une expérience professionnelle de post-doctorat, en France ou à l'étranger. Mission scientifique, à durée déterminée et rémunérée, le post-doctorat est recommandé, car il constitue un atout lors des concours et recrutements.
Niveau bac + 3
Niveau bac + 5
Niveau bac + 8
Aider les autres
"Ce qui m'a attirée dans ce métier, c'est l'idée d'aider les autres. Dans mon laboratoire de génétique humaine, j'essaie de découvrir les mécanismes moléculaires à l'origine des maladies héréditaires et de trouver des solutions pour aider les patients (diagnostic prénatal, conseil génétique, thérapie…). J'aimerais pouvoir développer de nouvelles collaborations internationales."
"Être chercheuse, c'est savoir travailler en équipe, avoir une curiosité intellectuelle insatiable, aimer enseigner, mais je pense que ce doit être avant tout une vocation !"
Ministère délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche
http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr
Fneb - Fédération nationale des étudiants en biologie
http://www.fneb.fr
ABG - Association Bernard-Grégory - L'Intelli'Agence
http://www.intelliagence.fr
Les métiers de la biologie et des biotechnologies
collection Parcours,
Onisep
parution 2012
Les études de sciences de la vie et de la Terre
collection Infosup,
Onisep
parution 2010
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