Conducteur / Conductrice de machine à imprimer

Préparer la machine en effectuant les réglages, réaliser des essais, lancer l'impression d'étiquettes, de journaux, magazines, livres, affiches ou encore plaquettes sont autant d'opérations orchestrées par le conducteur ou la conductrice de machines à imprimer.
Niveau minimum d'accès :  bac ou équivalent
Salaire débutant :  1890 €
Statut :  Statut salarié

Synonymes : Conducteur /conductrice de machines d'impression

Secteurs professionnels : Édition, librairie, bibliothèque, Papiers cartons

Centre d'intérêt : Réparer, bricoler, j'adore ça

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Différentes machines

Le conducteur ou la conductrice de machines à imprimer travaille sur des machines plus ou moins complexes et automatisées : machines avec une ou plusieurs couleurs, à commandes numériques, sérigraphiques, rotatives... La majorité conduit une machine offset, qui est la technique d'impression la plus répandue aujourd'hui.

Préparer l'impression

Il ou elle commence par examiner la commande et les instructions du dossier de fabrication. Ses méthodes de travail varient selon la machine qu'il ou elle conduit. S'il s'agit d'une machine offset, il ou elle encre et presse des plaques contre des cylindres de caoutchouc qui impriment le papier, puis fixe les plaques sur le cylindre : c'est ce qu'on appelle le calage. Suit la phase de réglage du papier : marges, pression, alimentation, mise en place et réception. Ensuite, vient la préparation des encres et des couleurs.

Contrôles, réglages et entretien

Responsable de la qualité du tirage des documents, le conducteur ou la conductrice procède à des essais avant l'impression. C'est le moment pour repérer les défauts éventuels et y remédier par de nouveaux réglages afin d'obtenir ensuite le "bon à rouler" et pouvoir lancer l'impression. Pendant celle-ci, il ou elle contrôle la qualité et la conformité du produit avec la demande initiale. Enfin, l'entretien régulier de sa machine fait également partie de ses tâches.

Compétences requises

Précision et sens de l'esthétique

Le conducteur ou la conductrice de machines à imprimer doit posséder un certain sens artistique et surtout une juste perception des couleurs lors des mélanges effectués, ou encore lors du contrôle qualité. Il ou elle doit également faire preuve de précision afin de coller parfaitement à la demande de l'entreprise cliente.

Réactivité et résistance physique

La rigueur et la minutie sont essentielles. Il faut agir vite et bien. Certains travaux de manutention requièrent en outre de la force et de la dextérité. Par ailleurs, les rouleaux de papier pèsent lourd, ce qui demande d'avoir une bonne condition physique. À noter : la manipulation de certains produits chimiques utilisés lors de l'entretien des machines peut indisposer les personnes allergiques.

Connaissances techniques et informatiques

Comme il faut parfois ajuster les machines, des notions en automatismes et mécanique peuvent être utiles. Il est également impératif de maîtriser l'outil informatique, en sachant s'adapter aux évolutions technologiques. Enfin, conduire une machine à imprimer implique de connaître la chaîne graphique de A à Z, du montage à la finition, ainsi que les différents procédés d'impression, les différentes sortes d'encres et de papier.

Où l'exercer ?

Derrière une console informatisée

Les nouvelles machines à imprimer ont profondément modifié le métier. Finie l'odeur âcre des effluves de plomb et les uniformes bleus maculés de taches. Aujourd'hui, le conducteur ou la conductrice de machines à imprimer a troqué ses outils contre des consoles numériques. Les réglages se font désormais à distance. Pour autant, le métier n'a rien perdu de sa diversité et la manutention n'a pas complètement disparu, notamment pour caler les plaques manuellement ou régler de petits problèmes techniques. L'automatisation ayant considérablement réduit la taille des équipes, le conducteur ou la conductrice travaille souvent de façon autonome.

Des contraintes de planning variables

Ce professionnel ou cette professionnelle a parfois un régime d'astreinte (la nuit, le week-end...), surtout dans l'imprimerie de presse. Hors presse, il ou elle exerce dans des ateliers d'imprimerie travaillant au service de mairies, d'agences de communication, d'entreprises diverses ou encore chez des entreprises d'édition ou de fabrication d'étiquettes. Il ou elle travaille alors de jour, mais doit respecter des délais de production de plus en plus courts.

Des consignes de sécurité

Il est recommandé au conducteur ou à la conductrice de porter des EPI (équipements de protection individuelle) : chaussures de sécurité, gants, notamment lors de la manipulation des produits utilisés pour l'entretien des machines.

Les études

Après la 3e

3 ans pour préparer le bac professionnel réalisation de produits imprimés et plurimédia (RPIP) ; façonnage de produits imprimés.

Après le bac

2 ans pour le BTS études de réalisation d'un projet de communication (ERPC), option B études et réalisation de produits imprimés.

bac ou équivalent

bac + 2

Emploi et secteur

Un secteur en restructuration

La révolution technologique a entraîné des mutations importantes dans le secteur des industries graphiques et l'arrivée de grands groupes a concurrencé les petites et moyennes entreprises. La plupart des imprimeries sont concentrées en région parisienne, suivie de près par les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Paca, Pays de la Loire, Hauts-de-France et Nouvelle Aquitaine. La production d'imprimés a chuté en raison du développement des médias numériques. La presse quotidienne, qu'elle soit nationale ou régionale, a également vu diminuer ses tirages. Toutefois, le nombre d'imprimés publicitaires s'est maintenu. Les entreprises tendent donc à diversifier leurs activités afin de s'adapter.

Vers un recrutement de professionnels diplômés

Les conducteurs ou les conductrices de machines à imprimer travaillent sur des machines de plus en plus complexes et doivent avoir des compétences spécifiques. Les besoins en personnes diplômées et spécialisées sont réels. Les quelque 2 000 personnes qui obtiennent chaque année un bac professionnel ou un BTS sont ainsi recherchées. Toutefois, le nombre d'offres d'emploi reste limité car le secteur est de taille restreinte.

Perspectives d'évolution

Après plusieurs années d'expérience, le conducteur ou la conductrice de machines à imprimer peut envisager de devenir chef ou cheffe d'atelier.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 1890 euros brut par mois.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.