Linguiste

Observer, décortiquer, comprendre le fonctionnement du langage et des langues selon une approche scientifique, c'est l'objectif de la linguistique. À la croisée d'une multitude de disciplines, le ou la linguiste intervient partout où se trouve le langage.
Niveau minimum d'accès :  bac + 5
Salaire débutant :  2102 €
Statuts :  Statut fonctionnaire, Statut salarié

Synonymes : Chercheur / chercheuse en linguistique

Secteurs professionnels : Enseignement, Fonction publique, Recherche

Centres d'intérêt : J'aime bien faire des expériences, J'aime les langues, Je rêve de travailler à l'étranger

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Comprendre le langage humain

Le ou la linguiste étudie les mécanismes du langage. Pour cela, il lui faut effectuer une analyse détaillée des langues, de leurs sons, des mots et des relations qu'ils entretiennent dans la phrase, des modes de signification des mots et des textes. Son objectif : comprendre le phénomène du langage humain, malgré la grande diversité des langues. Il ou elle aide ainsi à mieux comprendre les civilisations, une langue étant le mode d'expression d'un peuple.

De la linguistique théorique à la linguistique contextuelle

Essentiellement descriptive, la linguistique est surtout théorique : elle se décompose alors en plusieurs domaines de recherche (phonétique, morphologie, sémantique, stylistique, etc.). L'étude du langage confronte également le ou la linguiste à d'autres disciplines, liées au fonctionnement de l'esprit humain : psychologie, neurosciences, sociologie, philosophie, etc.

Observer, analyser, diffuser et appliquer

Le ou la linguiste observe, étudie et interprète les données issues de ses recherches, et les diffuse auprès de la communauté scientifique en publiant rapports, études et articles dans des revues spécialisées. Mais il ou elle peut également aller plus loin et appliquer ses résultats dans des domaines comme la didactique des langues, la dictionnairique, l'ingénierie linguistique.

Compétences requises

Une passion pour le langage

Points communs des linguistes : leur goût pour la langue française et les langues étrangères, l'envie de comprendre leur fonctionnement, et la conviction que le langage est au cœur de la société. Le ou la linguiste n'est pas forcément polyglotte, mais la maîtrise d'au moins une langue étrangère est nécessaire.

Patience et curiosité

Un travail de recherche peut prendre plusieurs années. Le ou la linguiste doit faire preuve de patience et de persévérance pour mener à bien ses travaux. La curiosité est également l'un de ses points forts : une langue fait partie d'une culture à part entière. Le ou la linguiste doit donc avoir des connaissances en histoire et en art, en plus de ses connaissances de la langue. Il ou elle a également le sens de l'organisation, de l'autonomie et une grande capacité d'analyse.

À l'aise à l'écrit comme à l'oral

En fonction de sa spécialité, le ou la linguiste travaille sur des projets très novateurs au sein d'équipes pluridisciplinaires. Sa créativité et sa réactivité peuvent l'amener à diriger une équipe, résoudre des problèmes, dialoguer avec des professionnels ou des professionnelles dans des domaines d'activité différents. Il ou elle est également pédagogue et capable de transmettre ses connaissances à ses élèves ou lors de colloques et de conférences scientifiques. Des capacités rédactionnelles lui sont indispensables pour publier ses résultats.

Où l'exercer ?

D'abord de la recherche...

Le ou la linguiste est un chercheur ou une chercheuse qui travaille dans un organisme de recherche ou à l'université comme enseignant-chercheur ou enseignante-chercheuse. Il ou elle peut également être salarié ou salariée d'une société d'édition ou d'informatique (spécialisée dans les logiciels de recherche d'informations, de traduction, de dictionnaire, d'apprentissage, etc.).

... puis une éventuelle spécialisation

Ethnolinguiste, il ou elle part recueillir des données dans des pays lointains. Lexicographe ou terminologue, il ou elle collabore à la création de dictionnaires. Linguiste informaticien ou informaticienne, il ou elle devient chef ou cheffe de projet pour des éditeurs de logiciels. Il ou elle peut aussi être psycholinguiste, sociolinguiste ou se consacrer à l'un des aspects de la linguistique théorique en devenant phonologue, sémanticien ou sémanticienne, syntacticien ou syntacticienne. L'acquisition de compétences complémentaires lui ouvre des débouchés parfois insolites : l'analyse de textes, de voix, la recherche de criminels ou de criminelles ou encore la détection des mensonges.

Une discipline aux multiples ressources

Pour améliorer leur pratique, orthophonistes, professeurs ou professeures de français langue étrangère, concepteurs ou conceptrices de manuels de langues, traducteurs ou traductrices-interprètes se forment à la linguistique. Le ou la linguiste entretient donc de nombreuses relations avec ces professionnels ou ces professionnelles.

Les études

Après le bac

5 ans pour obtenir un master (sciences du langage ; didactique des langues ; traitement automatique des langues ; langues et sociétés), éventuellement complété par un doctorat (3 ans).

bac + 5

Emploi et secteur

Des études longues

En linguistique, les places à l'université et dans les centres de recherche sont rares et ne s'obtiennent qu'après de longues études et la rédaction obligatoire d'une thèse (bac + 8). Les titulaires d'un bac + 5 postulent dans les sociétés d'édition et d'informatique.

Le boom des technologies

Associée aux technologies, la linguistique ouvre des perspectives vers les différents métiers des industries de la langue et de l'ingénierie linguistique. Avec le développement d'Internet, du multimédia et de la bureautique, le traitement automatique du langage (TAL) devient de plus en plus important : il s'agit de l'alliance de l'informatique et de la linguistique pour créer des outils qui reconnaissent la voix, nous parlent, traduisent en plusieurs langues, facilitent l'apprentissage des langues étrangères, nous aident à naviguer sur Internet, etc.

Au rythme des évolutions

À ces évolutions technologiques se sont ajoutées des évolutions sociales avec l'émergence de nouveaux langages, ou " paralangages " comme le slam ou le SMS. De même, certains mots oubliés refont surface et d'autres apparaissent tous les jours. Le ou la linguiste doit s'adapter à ces changements, voire les anticiper et les expliquer pour éviter un déracinement du langage.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 2102 euros brut par mois.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.

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