Mécanicien / Mécanicienne bateaux

Le mécanicien ou la mécanicienne bateaux se charge de l'entretien courant, du diagnostic des pannes et de la réparation sur les bateaux. Il ou elle s'occupe aussi bien de voiliers de plaisance que de gros navires à moteur, voire d'embarcations comme les scooters des mers.
Niveau minimum d'accès :  CAP ou équivalent
Salaire débutant :  2167 €
Statuts :  Statut fonctionnaire, Statut salarié

Synonymes : Agent / agente de maintenance en mécanique navale , Mécanicien / mécanicienne à la pêche, Mécanicien / mécanicienne de marine

Secteurs professionnels : Agriculture, Construction aéronautique, ferroviaire et navale, Fonction publique, Logistique et transport

Centres d'intérêt : Je veux travailler de mes mains, Réparer, bricoler, j'adore ça

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Mécanique de précision

Vidange, réparation des moteurs ou installation d'équipements annexes, les tâches d'un mécanicien ou d'une mécanicienne bateaux sont multiples. Il ou elle procède aussi à l'installation de moteurs neufs et de l'équipement électrique et peut effectuer des modifications pour faciliter l'entretien ultérieur (mise en place de trappes d'accès). Il ou elle sait aussi bien démâter que changer un joint de moteur ou réparer une coque plastique.

Activités multiples...

Selon l'entreprise qui l'emploie et la taille du bateau, le mécanicien ou la mécanicienne bateaux peut avoir à effectuer divers travaux de nettoyage, de réparation ou de peinture. Il ou elle peut également assurer la conduite des machines, leur contrôle et leur réglage et, sur les petits bateaux, participer à l'ensemble des activités, parfois même à la pêche et au tri du poisson. Son champ d'intervention concerne également des équipements annexes tels que les treuils, les poulies, les chaudières, et ce, sur des bateaux de toute taille.

... ou plus spécifiques

À l'inverse, sur les grands navires, le mécanicien ou la mécanicienne bateaux exerce aux machines avec des tâches beaucoup plus précises : conduite et surveillance des machines, entretien. Sur les plus grosses unités, on rencontre même des mécaniciens et mécaniciennes frigoristes (spécialistes du froid), ou spécialisés et spécialisées en hydraulique, en électricité, en électronique embarquée, etc.

Compétences requises

Une bonne condition physique 

Le métier nécessite souvent de la force et une très bonne condition physique. Le mécanicien ou la mécanicienne soulève en effet fréquemment des charges lourdes et doit travailler avec le bruit des machines.

De la rigueur et de la méthode

Le mécanicien ou la mécanicienne  bateaux connaît la mécanique, l'hydraulique, l'électronique, l'électricité. Il ou elle doit aussi maîtriser les principaux logiciels utilisés pour effectuer le diagnostic des pannes. Ses connaissances sont multiples. Il lui faut savoir gérer son temps de travail pour trouver les pièces nécessaires avec l'aide de l'ordinateur et chiffrer l'intervention dans les meilleurs délais. Le mécanicien ou la mécanicienne bateaux doit être en mesure d'intervenir sur toutes les installations à terre comme en mer (bateaux de plaisance, de pêche...). Une certaine rigueur, de la logique et de la méthode sont indispensables pour diagnostiquer une panne et la réparer.

Le sens de la solidarité et des responsabilités

À bord d'un navire, le sens du travail en équipe, la solidarité, le respect des règles de sécurité et de vie en communauté sont incontournables.

Où l'exercer ?

À terre ou en mer

Parmi les mécaniciens et les mécaniciennes bateaux, on distingue ceux et celles qui exercent à terre (à l'atelier, sur le quai ou à bord) et les autres qui naviguent. Dans le premier cas, il s'agit de réparations sur des chantiers de construction navale ou nautique. Dans le second cas, les mécaniciens et les mécaniciennes embarquent à bord de bateaux de tailles diverses. Si leur rôle est polyvalent sur les petites embarcations, sur les gros bateaux ils et elles effectuent des tâches plus précises sous la responsabilité d'un officier mécanicien ou d'une officière mécanicienne (dans la marine marchande) ou alors d'un chef mécanicien ou d'une cheffe mécanicienne (en pêche maritime).

Par tous les temps

Les conditions varient énormément selon qu'il s'agit de pêche côtière à la journée ou de navigation en pleine mer entraînant souvent des absences de plusieurs semaines à plusieurs mois. En outre, l'humidité, le froid et les conditions climatiques demandent une bonne résistance physique.

Des horaires variables

Les horaires sont plutôt réguliers à terre. À l'inverse, ils peuvent être très irréguliers en mer. Le mécanicien navigant ou la mécanicienne navigante alterne des périodes en mer et des périodes de congés plus ou moins longues.

Les études

Après la 3e

2 ans pour préparer le CAP maintenance nautique : 3 ans pour le bac pro électromécanicien marine ou maintenance nautique.

Après le bac

1 an obtenir le CS mécatronique navale.

CAP ou équivalent

bac ou équivalent

bac + 1

bac + 3

Emploi et secteur

Des débouchés certains

Les mécaniciens et les mécaniciennes bateaux peuvent exercer dans des secteurs extrêmement variés : Marine nationale, pêche artisanale ou industrielle, marine marchande, transport de passagers et de passagères, industrie nautique ou navale, commerce et réparation navale. 

Des perspectives d'évolution

Dans la Marine nationale, la pêche ou la marine marchande, un mécanicien ou une mécanicienne bateaux peut évoluer en passant divers certificats et brevets par le biais de la formation continue et devenir chef ou cheffe de quart, lieutenant mécanicien ou lieutenante mécanicienne, second mécanicien ou seconde mécanicienne, chef mécanicien ou cheffe mécanicienne. 

Se mettre à son compte

Il est également possible d'évoluer d'un secteur à l'autre, par exemple passer de la Marine nationale à la marine marchande ou à la pêche. Et pourquoi pas monter son propre chantier de réparation navale ?

Secteur

Salaire du débutant *

Entre 2167 et 2300 euros brut par mois, en fonction des qualifications et de la taille du navire et du secteur d'exercice : la Marine nationale, la marine marchande ou la pêche.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.