Mécanicien / Mécanicienne
d'entretien d'avion

L'entretien d'un avion, de la réparation du train d'atterrissage au contrôle technique, n'a pas de secret pour le mécanicien ou la mécanicienne d'entretien d'avion. De sa compétence dépend la vie de milliers de personnes qui voyagent.
Niveau minimum d'accès :  CAP ou équivalent
Salaire débutant :  1868 €
Statut :  Statut salarié

Synonymes : Agent / agente de maintenance aéronautique, Électronicien / électronicienne d'aéronef, Mécanicien / mécanicienne d'aéronef, Mécanicien / mécanicienne de piste, Mécanicien / mécanicienne de systèmes avioniques

Secteurs professionnels : Construction aéronautique, ferroviaire et navale, Logistique et transport, Maintenance

Centres d'intérêt : Je me passionne pour les nouvelles technologies, Je veux travailler de mes mains, Réparer, bricoler, j'adore ça

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Objectif : zéro panne

Le travail du mécanicien ou de la mécanicienne sur les avions consiste essentiellement à prévenir les pannes. La sécurité des passagers et des passagères ainsi que du personnel de bord réclame un entretien régulier et rigoureux. Pour les avions de transport, il faut respecter un protocole très précis, prévu par le constructeur. Les mécaniciens ou les mécaniciennes inspectent toutes les parties de l'appareil. Des personnes différentes effectuent souvent les mêmes tests, à plusieurs reprises, par sécurité. Démontage et examen précis des pièces métalliques et de l'habitacle permettent de repérer les défauts éventuels. Le mécanicien ou la mécanicienne règle ou échange les moteurs et les commandes de vol.

Sur les avions légers

En aéroclub, il ou elle conduit les visites d'inspection régulières, et assure la révision complète dès 2 000 heures de vol. Sa polyvalence lui permet d'intervenir sur l'ensemble des structures.

Compétences requises

Des compétences diversifiées

De plus en plus de systèmes à bord sont commandés par ordinateur. La documentation technique doit aussi être consultée sur informatique. Le mécanicien ou la mécanicienne possède des compétences diversifiées avec des spécialisations : en cellule, moteur, électricité, sur les turbopropulseurs et les équipements électriques, sur les instruments de bord, sur la structure (enveloppe extérieure de l'avion), etc. Par ailleurs, il ou elle doit nécessairement maîtriser l'anglais pour comprendre la documentation technique mais aussi, éventuellement, pour travailler à l'étranger.

Rigueur et logique

Le métier nécessite rigueur, logique et soin. Le mécanicien ou la mécanicienne doit montrer des qualités d'analyse et rechercher la panne avec patience. Il ou elle doit également avoir une bonne condition physique (positions difficiles, port de charges...). Sur piste, il lui faut réagir rapidement et avec sang-froid.

En formation permanente

Les montages mécaniques cèdent la place aux systèmes électroniques et électriques. Le mécanicien ou la mécanicienne doit s'adapter à l'évolution des technologies et à l'apparition de nouveaux types d'avions, mais également mettre ses connaissances à jour en permanence.

Où l'exercer ?

À l'atelier ou sur la piste

Quand il ou elle travaille dans un hangar de maintenance, le mécanicien ou la mécanicienne effectue une série d'opérations de vérification. Sur piste, il ou elle doit faire vite pour vérifier les points de contrôle importants avant le départ : pression des pneus, huile du moteur, etc.

Au sein d'une équipe

Il ou elle travaille avec d'autres spécialistes. Les chefs ou les cheffes d'équipe et les contrôleurs ou les contrôleuses vérifient les travaux effectués et les points sensibles de l'appareil.

Des conditions de travail variées

Les horaires en atelier sont, en général, réguliers et de jour, mais peuvent avoir lieu la nuit, le week-end ou les jours fériés. Dans le hangar de maintenance, les mécaniciens et les mécaniciennes portent des protections contre le bruit et les produits toxiques. Des mécanismes spécifiques et le travail en équipe permettent de soulever les pièces d'avion qui sont, en général, volumineuses et lourdes. Dans certaines compagnies, les déplacements pour des dépannages en France ou à l'étranger sont fréquents.

Les études

Après la 3e

2 ans pour préparer le CAP aéronautique (options : avionique, structure, systèmes) ; 3 ans d'études pour le bac pro aéronautique (options : avionique, structure, systèmes) ou le bac pro aviation générale. À noter : Air France et l'armée disposent de leurs propres écoles techniques.

Après le bac

1 an pour préparer le CS aéronautique (options : avionique, avions à moteurs à pistons, avions à moteurs à turbines, hélicoptères à moteurs à turbines).

CAP ou équivalent

bac ou équivalent

bac + 1

Emploi et secteur

Concentrés dans quelques régions

Compagnies aériennes, sociétés de maintenance, équipementiers, aéroports ou armée : les mécaniciens et les mécaniciennes du ciel ont l'embarras du choix. Les entreprises les emploient néanmoins en grande majorité en Ile-de-France, puis en Provence-Alpes-Côte d'azur, Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées.

Promotion possible

Si le débutant ou la débutante effectue des montages et des démontages simples, après 2 ans de pratique, il ou elle peut se charger d'opérations plus complexes en assistant le metteur ou la metteuse au point. Lorsque son expérience est solide, il ou elle devient à son tour metteur ou metteuse au point pour intervenir dans les dépannages. Il ou elle peut ensuite occuper un poste de chef ou de cheffe d'équipe, puis de contrôleur ou de contrôleuse. Selon la mobilité interne et son diplôme de départ, évoluer vers des fonctions en bureau d'études est également possible.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 1868 euros brut par mois.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.