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Fiche métier
Des tableaux aux couleurs assombries par le temps, une sculpture ternie par la pollution, une jarre brisée, un meuble endommagé... Le restaurateur d'oeuvres d'art est là pour donner une seconde jeunesse à tous ces objets.
: 1615 €
Bronzier(ière),
Céramiste,
Conservateur(trice) du patrimoine,
Ébéniste,
Facteur(trice) instrumental(e),
Ferronnier(ère) d'art,
Horloger(ère),
Relieur(euse)-doreur(euse),
Restaurateur(trice) de dorures et polychromies,
Restaurateur(trice) de mobilier,
Restaurateur(trice) de tableaux,
Restaurateur(trice) restauratrice de vitraux,
Verrier(ière)
Je rêve d'un métier artistique,
Je veux travailler de mes mains,
Réparer, bricoler, j'adore ça
Valoriser les oeuvres
Le restaurateur d'oeuvres d'art assure la préservation d'objets, tableaux, livres, mobiliers, tapisseries, sculptures, vitraux... de valeur. Grâce à différentes techniques, il leur rend leur aspect initial.
Diagnostiquer
Le restaurateur identifie les altérations de l'oeuvre et dresse un constat d'état. Il détermine ensuite le type d'intervention, les traitements et le temps nécessaires à la restauration selon l'époque de création, le style de l'artiste, les matériaux employés, etc.
Restaurer et prévenir
D'abord, il faut désinfecter l'oeuvre pour arrêter les attaques biologiques. Puis, viennent les étapes de consolidation, démontage, nettoyage, retouche, réintègration ou création de certaines pièces. Le restaurateur rédige également un rapport de traitement, illustré de photos (avant, pendant et après) qui pourra être utilisé pour de futures restaurations. Enfin, des préconisations de conservation sont faites pour éviter de nouveaux dégâts.
Le restaurateur s'occupe aussi de la conservation préventive des oeuvres. Il veille à ralentir leur vieillissement en agissant sur leur environnement : conditions d'emballage et de stockage, qualité de l'éclairage, taux d'humidité...
L'art du savoir-faire
Restaurer une oeuvre d'art demande un savoir-faire traditionnel, le même que celui utilisé par l'artiste d'origine. L'habileté manuelle et une sensibilité artistique sont également indispensables pour rendre son identité à une oeuvre. Il ne s'agit pas seulement de réparer : il s'agit de faire renaître, ce qui demande un minimum de talent.
Artiste scientifique
Des prédispositions artistiques et des connaissances en histoire de l'art sont bien entendu indispensables mais une culture scientifique et un savoir-faire moderne le sont tout autant : des notions (en physique, chimie, biologie, minéralogie, chromatographie, technologies de pointe...) sont autant de connaissances utiles pour maîtriser les procédés techniques de la restauration.
Rigueur et respect du passé
Rigoureux et méticuleux, le restaurateur d'oeuvres d'art est aussi curieux. Il s'informe de l'évolution des techniques et sait remettre sa pratique en question. Il se caractérise également par une conscience professionnelle aiguë : toute restauration doit strictement respecter l'authenticité de l'oeuvre.
En respectant des règles
Les interventions du restaurateur doivent être réversibles afin de pouvoir retrouver l'aspect antérieur de l'oeuvre. Les procédés et matériaux utilisés dans le cadre de la restauration ne doivent donc nuire ni à l'objet, ni à l'environnement, ni aux personnes. Sans oublier le respect de la signification esthétique et historique, ainsi que l'intégrité physique des oeuvres traitées.
Un travail collaboratif
Restaurer une oeuvre d'art implique de côtoyer historiens d'art, archéologues, conservateurs du patrimoine, chercheurs... pour répondre aux demandes des clients (musées de France, Monuments historiques, collectivités territoriales, antiquaires, assurances, archives ou particuliers). Le restaurateur intervient dans son atelier ou sur les chantiers, s'adaptant à des équipes toujours différentes.
Avec des matériaux et des techniques variés
Le restaurateur travaille sur du bois, de la céramique, du cuir, du papier, du textile... avec des outils traditionnels ou modernes. Pour restaurer un tableau, par exemple, il se sert d'un pinceau, mais aussi d'une lampe à infrarouges pour voir les couches sous-jacentes ; d'une lampe à ultraviolets pour discerner les anciennes restaurations ; d'un microscope, d'un capteur hygrométrique et d'un thermomètre pour contrôler les conditions de conservation (humidité, température...).
Salaire du débutant
1615 euros brut par mois pour les restaurateurs fonctionnaires.
Salaire variable en fonction des commandes pour les restaurateurs indépendants.
Indépendant
La majorité des restaurateurs montent leur propre entreprise. Lorsqu'ils travaillent (seuls ou en association) dans un atelier indépendant en tant qu'artisans, ils démarchent leur clientèle, répondent à des appels d'offres, établissent des devis, tiennent une comptabilité...
Salarié ou fonctionnaire
Environ 10 % des restaurateurs sont salariés d'une entreprise privée ou d'une association. Certaines d'entre elles appartiennent à un réseau national d'ateliers et de laboratoires des Musées de France. Quelques fonctionnaires sont recrutés par concours et attachés à un établissement public (Bibliothèque nationale, Archives...). Le restaurateur fonctionnaire affecté dans un grand établissement culturel, travaille en équipe, sur la durée, et autour d'une collection qu'il apprend peu à peu à connaître.
Besoins en peinture et sculpture
Parmi la quinzaine de spécialités recensées, ce sont la peinture et la sculpture qui répondent au plus grand nombre de commandes de restauration. Les spécialistes en peinture représentent 50 % des inscrits à la Fédération française des conservateurs-restaurateurs, les spécialistes en sculpture 24 %. D'autres genres restent néanmoins porteurs : le textile, la céramique, le bois...
La restauration d'oeuvres d'art exige une formation de haut niveau, dispensée par l'université ou des écoles spécialisées. Les musées nationaux recrutent à bac + 5 les restaurateurs du patrimoine. Cependant certaines formations, plus courtes, permettent de s'initier à la restauration.
Après la 3e
Niveau bac
Niveau bac + 2
Une intervention invisible
"Mes clients sont surtout des antiquaires, parfois des particuliers. Ils apportent un meuble qui a besoin de retouches de laque, des sièges auxquels il faut faire des greffes ou auxquels il manque un pied, des armoires, une corniche à restaurer... Mon intervention est invisible : je rétablis seulement l'objet dans son état initial. Il faut être passionné pour accomplir ce travail, avoir de la patience, savoir regarder, observer et bien connaître le bois. Car il faut choisir le bon bois, celui qui a une belle patine. En fait, je prolonge la vie de meubles cassés ou en mauvais état. Je les entretiens et leur redonne leur beauté d'antan. Ce qui est amusant, c'est que, parfois, on ne trouve pas beau un meuble. Et puis, à force de travailler dessus, un rapport se crée entre lui et nous. On le transforme sans le transformer et on finit par l'aimer, par le trouver beau. C'est un contact presque humain."
Le respect des oeuvres
"Quand on restaure un tableau, c'est toujours un moment d'émotion. On est en contact direct avec la technique de l'artiste et son processus de création. Je ne reconstitue pas systématiquement une peinture. Quand je n'ai pas assez d'informations sur un tableau, je n'y touche pas. Je ne me substitue jamais au peintre et je respecte les oeuvres. D'ailleurs, pour contrôler de très près la qualité des produits que j'utilise, je fabrique moi-même les vernis que j'étale sur les tableaux qu'on me confie."
FFCR - Fédération française des conservateurs-restaurateurs
http://www.ffcr.fr
INP - Institut national du patrimoine, département des restaurateurs
http://www.inp.fr
Les métiers de la culture et du patrimoine
collection Parcours,
Onisep
parution 2012
Les métiers de l'artisanat d'art
collection Parcours,
Onisep
parution 2009
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