Surveillant / Surveillante de centre pénitentiaire

Le surveillant ou la surveillante de centre pénitentiaire doit garder des personnes emprisonnées. C'est une mission de surveillance délicate qui requiert de l'autorité, mais aussi beaucoup de tact et d'humanité.
Niveau minimum d'accès :  bac ou équivalent
Salaire débutant :  2190 €
Statut :  Statut fonctionnaire

Synonymes : Gardien / gardienne de prison, Surveillant / surveillante de prison, Surveillant pénitencier/ surveillante pénitencière

Secteur professionnel : Fonction publique

Centres d'intérêt : Je veux être utile aux autres, Je veux faire respecter la loi

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Surveiller les prisonniers

Assurer la sécurité est la première mission du surveillant ou de la surveillante de centre pénitentiaire. Il ou elle passe dans les couloirs, ouvre et ferme les portes, apporte les repas, surveille les activités en extérieur, vérifie l'état des cellules et la solidité des barreaux aux fenêtres, gère les conflits, etc.

Contribuer à la réinsertion

Moins connu, mais primordial, est le rôle social que joue le surveillant et surveillante auprès des détenus. Tout en gardant ses distances, il faut rester à leur écoute, les aider dans leurs démarches administratives, les inciter à participer à des activités culturelles ou sportives, signaler des difficultés particulières. En entretenant cette relation, le gardien ou la gardienne de prison soulage les tensions qui peuvent parfois être très vives en milieu carcéral, et contribue à la réinsertion des personnes incarcérées.

Participer à l'animation

Ce professionnel ou cette professionnelle peut se spécialiser, par exemple, dans la surveillance des secteurs médicalisés, le transport des prisonniers etc. D'autres orientations sont possibles, comme l'exercice d'activités culturelles (en tant que responsable d'atelier) ou sportives (comme moniteur ou monitrice de sport).

Compétences requises

Une bonne condition physique

Des conditions d'âge, d'acuité visuelle, de taille, de bonne santé physique et psychologique sont exigées pour s'inscrire au concours. Au quotidien, le surveillant ou la surveillante entretient sa forme en pratiquant des activités sportives.

Autorité et maîtrise de soi

Pour exercer ce métier, il faut savoir exercer son autorité, faire respecter les règles et les interdits. Pour cela, il est important d'être stable, de résister à la provocation, au stress, de garder son sang-froid en toutes circonstances.

Écoute et diplomatie

L'autorité ne suffit pas. L'écoute, l'adaptation aux différentes personnalités, la vigilance pour repérer les évolutions de comportements, la patience et la disponibilité participent à maintenir la sécurité dans un climat de confiance. L'esprit d'équipe entre collègues est aussi très important.

Où l'exercer ?

Au service de l'État

Les surveillants et surveillantes pénitentiaires sont des fonctionnaires qui dépendent du ministère de la Justice. Leur emploi est garanti et leur salaire fixé selon une grille indiciaire. Comme tous les fonctionnaires de l'administration pénitentiaire, ils ou elles acceptent une forte mobilité et changent de poste fréquemment. Le travail s'effectue en équipe.

Dans divers milieux carcéraux

Le quotidien se passe en prison, en uniforme. Les couloirs, la cour, les ateliers culturels, les installations sportives, le parloir, l'accueil, les miradors constituent son univers de travail. L'ambiance et le fonctionnement diffèrent selon la direction et le type d'établissement. Ainsi, dans les maisons d'arrêt, les personnes détenues vivent en cellules fermées et sortent à heures fixes. Dans les centres de rétention, les portes des cellules sont ouvertes et les prisonniers ou prisonnières sont plus libres de leurs mouvements. Enfin, dans les centres de détention, on accueille les personnes les plus dangereuses pour la société.

De jour comme de nuit

Les contraintes horaires du métier sont importantes. Les personnes détenues doivent être surveillés jour et nuit, 7 jours sur 7, toute l'année, d'où des roulements d'équipes de surveillants et surveillantes.

Les études

Après le baccalauréat

Concours avec le baccalauréat ou équivalent, puis formation de 8 mois à l'Enap (École nationale d'administration pénitentiaire) située à Agen.

Emploi et secteur

Un nombre de postes limité

Le nombre de postes offerts au concours est fixé par le ministère de la Justice et publié chaque année au Journal officiel. 

Une progression facilitée

Le statut rénové des surveillants et surveillantes pénitentiaires leur permet d'évoluer plus rapidement vers des fonctions d'encadrement (premier surveillant ou première surveillante, major), puis d'accéder à des postes de commandement (lieutenant ou lieutenante, capitaine, commandant ou commandante pénitentiaires). En ayant atteint au moins le 5e échelon de leur grade, les surveillants et surveillantes peuvent devenir surveillants brigadiers ou surveillantes brigadières. Il s'agit de personnels expérimentés qui ont plus de responsabilités mais qui ne sont pas les supérieurs hiérarchiques de leurs collègues. Pour atteindre le premier niveau d'encadrement, il faut passer le concours interne de premier surveillant. Les postes de commandement sont accessibles aux surveillants et surveillantes âgés d'au moins 38 ans et justifiant de 12 ans de service dont 5 d'encadrement.

Une diversification du métier

Il est aussi possible de se diversifier et de devenir membre d'une équipe régionale d'intervention et de sécurité ; formateur ou formatrice ou encore d'être en charge des extractions judiciaires.

Salaire du débutant *

À partir de 2190 euros brut par mois, hors primes.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.