Technicien / Technicienne automobile

Injection, freinage, suspension, transmission… le technicien ou la technicienne automobile entretient et répare des véhicules de plus en plus sophistiqués dans lesquels l'électronique a tendance à s'imposer. Trouver l'origine d'un dysfonctionnement et poser un diagnostic, c'est le cœur de son activité.
Niveau minimum d'accès :  bac ou équivalent
Salaire débutant :  1867 €
Statuts :  Statut artisan, Statut salarié

Synonymes : Garagiste, Mécanicien / mécanicienne automobile

Secteurs professionnels : Automobile, Commerce et distribution, Maintenance

Centres d'intérêt : Je veux travailler de mes mains, Réparer, bricoler, j'adore ça

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Trouver l'origine de la panne

Après avoir analysé les informations données par le conducteur, le technicien ou la technicienne automobile examine rapidement le véhicule. Cette phase lui permet d'émettre une première hypothèse sur l'origine du dysfonctionnement ou de la panne. Avec le matériel électronique d'aide au diagnostic, il ou elle procède alors à des contrôles plus précis et détaillés sur les éléments mécaniques, électriques ou électroniques incriminés.

Remplacer et réparer

L'interprétation des résultats des tests lui permet d'identifier l'origine de la défaillance. À partir de ce diagnostic, il ou elle établit la liste des travaux à réaliser et des pièces à changer. Après acceptation du devis par le client, le planning de l'intervention est fixé. Suivent différentes étapes : recherche des pièces, démontage des organes défectueux, remplacement ou remise en état des éléments endommagés et, enfin, réglages en suivant les recommandations du constructeur.

Au service du client

Après les essais sur route et les dernières mises au point, il ou elle rend le véhicule à son conducteur, explique en détail les travaux effectués et commente la facture. Concurrence oblige, il lui faut satisfaire la clientèle pour la fidéliser. D'autres activités complètent son travail : interventions rapides (assistance 24 heures sur 24), précontrôle technique, forfaits révision-entretien…

Compétences requises

Être capable de s'adapter

Des connaissances suffisamment pointues en mécanique, électricité et électronique automobile sont nécessaires pour pouvoir s'adapter aux évolutions technologiques, rapides et continues, du secteur (électronique embarquée, utilisation d'outils de diagnostic…). Pour intervenir sur des véhicules dont les gammes se renouvellent sans cesse, rapidité et efficacité sont primordiales.

La tête et les mains

Autre qualité importante : la capacité d'observation, d'analyse et de réflexion. La précision des gestes et la rigueur sont également de mise. Ses qualités relationnelles lui permettent d'écouter les clients, de comprendre ses attentes et de le conseiller.

En pleine forme

Une certaine résistance physique est nécessaire pour supporter le travail en atelier, dans des positions parfois inconfortables. L'activité oblige aussi à manipuler des graisses et des solvants.

Où l'exercer ?

Des pannes complexes

Depuis plusieurs années, la montée en puissance de l'électronique embarquée (injection, freinage, suspension, etc.) a changé la donne en matière de maintenance et de réparation automobile. Si les véhicules ont gagné en fiabilité, avec des entretiens plus espacés, les interventions sont plus complexes et nécessitent une grande technicité. Aujourd'hui, le diagnostic occupe une place prépondérante dans l'activité.

Petits et grands garages

Garage de quartier ou atelier d'une grande concession… les conditions d'exercice diffèrent selon la structure. Dans une petite structure, l'autonomie, la polyvalence et le contact avec la clientèle sont plus importants. Une grosse structure permet d'accéder à des outils et à des matériels plus diversifiés et sophistiqués.

De lourdes responsabilités

Quelle que soit la taille de l'atelier, les responsabilités sont grandes. Il faut adapter ses horaires de travail au volume d'activité et parfois se déplacer pour opérer un dépannage ou s'approvisionner en pièces détachées.

Emploi et secteur

Une rude concurrence

À l'heure où l'électronique intervient dans plus de 20 % des fonctions d'un véhicule, les garages non rattachés à un réseau sont amenés à s'adapter ou à disparaître. Peu de débouchés, donc, à espérer de ce côté-là. La concurrence est vive entre les concessionnaires des grandes marques et leurs agents, et les centres auto et centres de réparation rapide (Norauto, Feu vert, Maxauto, Speedy, Midas…) qui proposent une palette de plus en plus large de services en entretien et en réparation.

Des possibilités d'évolution

Dans les grosses structures, on peut, après quelques années d'expérience, accéder au poste de responsable d'équipe ou d'atelier. Autres évolutions possibles : devenir réceptionnaire (accueil des clients) ou s'occuper du conseil technique (suivi de l'évolution technologique, assistance aux techniciens). Avec une formation en gestion, on peut envisager de se mettre à son compte et de créer une entreprise artisanale.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 1867 euros brut par mois.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.