Les études à l'étranger
Des échanges propres à chaque
établissement
Date de publication : 4 novembre 2025
La plupart des établissements d’enseignement supérieur participent à des programmes d’échange européens ou internationaux. En dehors de ces programmes, les universités, les instituts d’études politiques et les écoles nouent des accords avec des établissements dans le monde pour faciliter la mobilité des étudiants et s'ouvrir à l'international.
Les établissements d'enseignement supérieur s'ouvrent à l'international. Certains détiennent des labels ou accréditations et ouvrent leurs propres campus à l'étranger.
Les accords de partenariat internationaux, qu'est-ce que c'est ?
Les établissements d'enseignement supérieur (universités, écoles...) multiplient les accords internationaux avec des établissements d'enseignement supérieur dans le monde entier. Ces accords permettent de développer l'échange réciproque d'étudiants entre différents établissements ou groupements d'établissements. Les objectifs restent similaires aux programmes d'échanges européens :
- améliorer les compétences linguistiques des étudiants,
- favoriser l’internationalisation des cursus
- faciliter la validation des séjours.
Des campus décentralisés en Europe et à l'international
Pour s'ouvrir davantage au monde, les établissements universitaires ou de type "grandes écoles" ouvrent de plus en plus des campus à l’étranger. L'occasion pour les étudiants de vivre une expérience de mobilité tout en préparant un diplôme français voire un double-diplôme. Ces campus sont aussi une opportunité pour les établissements de s’exporter et de former des étudiants étrangers dans leur pays.
Quelques exemples de coopérations noués par les établissements
Les écoles de commerce ont des accords de partenariat avec des établissements d'enseignement supérieur étrangers et imposent aux d'étudiants d'effectuer des séjours à l'étranger pendant leur cursus. Une partie des étudiants obtiennent ainsi un double diplôme délivré par une école en France et par un établissement étranger partenaire. Certaines écoles vont jusqu'à ouvrir leurs propres campus à l'étranger. C'est le cas d'ESCP Europe, de l’ESSEC à Singapour ou Rabat, de SKEMA à Raleigh (États-Unis), Suzhou (Chine)...
Une année complète de mobilité à l'étranger en stage, en études ou mixte, c'est la formule que proposent les IEP (instituts d'études politiques). Ils offrent aussi plusieurs doubles diplômes. Tous les instituts d'études politiques ont aussi des conventions de partenariats bilatéraux donnant lieu à des doubles diplômes avec des universités du monde entier.
La mobilité internationale est obligatoire dans les écoles d'ingénieurs : les étudiants doivent partir au minimum un semestre à l'étranger dans leur parcours à l'école. Certaines écoles d'ingénieurs permettent d'obtenir un double diplôme délivré conjointement par un établissement partenaire étranger. Côté internationalisation, plusieurs écoles d’ingénieurs sont intégrées à l’université franco-allemande (INSA, Arts et métiers, EPF…) ; tandis que d'autres écoles ouvrent des campus à l’étranger (UTC à Shanghai, Centrale-Supélec à Casablanca). Certaines écoles se sont constituées en réseau pour mutualiser leurs actions pédagogiques et mettre en cohérence leurs programmes.
Les grandes écoles d'art et d'architecture s'inscrivent dans des partenariats internationaux, dans le cadre des programmes d'échanges européens Erasmus + ou en dehors de ces cadres. Près de 200 universités et écoles d'art et de design dans le monde se regroupent au sein du réseau Cumulus à l'origine de masters européens.
Au sein des universités, l'internationalisation s’illustre par des accords de partenariat bilatéraux ou en réseau ; la préparation de diplômes franco-étrangers ; la mise en place de formations dans plusieurs établissements débouchant sur un diplôme conjoint ou un double diplôme. Certaines universités déploient des cursus en anglais et des campus à l'étranger.
Quelques IUT (instituts universitaires de technologie) proposent des échanges à l'étranger dans le cadre de la préparation du BUT, pour un stage ou un projet tutoré. On peut partir également un semestre en mobilité d'études. Il est important de se renseigner auprès du service des relations internationales de l'IUT pour préparer son départ.
Hors université, au sein des STS (sections de technicien supérieur) dans certains lycées, des BTS (brevets de technicien supérieur) permettent de partir à l'étranger, par exemple le BTS commerce international, dont les stages à l'étranger sont obligatoires. Mais cette possibilité est également offerte aux étudiants des autres BTS, dès la 1ʳᵉ année, avec l'accord de leurs enseignants, pour une durée de 3 à 12 mois. Tous peuvent bénéficier d'une bourse Erasmus + stage, qui peut se cumuler avec d'autres bourses.
Où se renseigner pour connaître l'ensemble des échanges ?
Pour profiter des coopérations engagées par les établissements, renseignez-vous sur les sites internet des établissements de formation. Rapprochez-vous aussi du service des relations internationales ou du bureau dédié à la mobilité étudiante. Leurs équipes vous présenteront le champ des possibles pour étudier à l'étranger et vous aideront à préparer votre projet.
En IEP, tous les élèves partent et j'ai choisi la Corée du Sud car c'était l'occasion de vivre une expérience à l'autre bout du monde !
"À titre personnel, je suis fan du cinéma coréen. J'avais commencé à apprendre quelques mots et cela m'intéressait. C’est comme cela que je suis arrivée à la Kookmin University, à Séoul, en 2e année. J’y ai suivi une majeure en sciences politiques et relations internationales. Tout était en anglais, mais les enseignants m’ont aidée, conseillé des ouvrages et envoyé leurs cours. On travaille énormément car il faut réussir les évaluations qui sont des QCM (questionnaires à choix multiples), ce qui suppose de tout apprendre par cœur ! Les mentalités aussi sont très différentes. L’appartenance à un collectif est primordial : là-bas, on se retrouve souvent, on vit beaucoup ensemble. On respecte le groupe, on respecte aussi les plus âgés. Il n’y a pas de débordements : Séoul est immense, mais c’est très calme."
J'espère que ces expériences à l'étranger seront des atouts pour intégrer un master 2 en LEA, parcours implantation des entreprises à l’international.
"J'ai profité de la 3e année de licence de LEA pour partir, via Erasmus +, 2 semestres à l'université de Murcie, en Espagne. Il y avait peu de places et la sélection s'est faite sur les notes et la motivation. Dans mon dossier, j'ai bien expliqué ce qui me motivait : l'envie de continuer l'arabe en LV3, de découvrir le patrimoine de l’Andalousie, ainsi que mon projet professionnel de travailler dans l’import-export. À l’université de Murcie, j’ai suivi des cours qui ressemblaient au cursus de LEA : économie, management, marketing, etc. La différence, c’est le volume de travail à rendre et l’évaluation sous forme de QCM (questionnaires à choix multiples). Je suis revenu à Caen, mais pas pour longtemps : je repars, dans le cadre de mon M1, en Angleterre, près de Newcastle, pour un semestre d’études, puis 2 mois de stage."
DUETI : un atout incontestable sur un CV
Avec le DUETI (diplôme d'université d'études technologiques internationales), les étudiants peuvent donner une autre dimension à leur CV. L'IUT de Lyon recense de 110 à 120 départs en DUETI par an, essentiellement dans les filières TC (techniques de commercialisation) et GEA (gestion des entreprises et des administrations). Les filières techniques et scientifiques sont plus en retrait, avec 20 à 25 départs. Le "permis de partir" est accordé par un jury de professeurs après examen des résultats et de la motivation de l'étudiant. Et pour les aider à boucler leur budget, des bourses sont allouées, notamment par la Région, de l'ordre de 95 € par semaine.
Laurent Simonin, responsable mobilité internationale à l'IUT de Lyon