Comment je suis devenue...

Gwendoline, technicienne chimiste

Travailler en laboratoire d’analyses, c’était son projet d’étudiante. Aujourd’hui technicienne chimiste, Gwendoline a trouvé sa place dans un labo rattaché à une usine, avec des aménagements de travail adaptés à ses troubles du spectre de l'autisme. Voici son parcours. 

Image d'illustration, crédit photo ci-après

La découverte des métiers en chimie

Il a suffi d'une rencontre avec une chimiste au lycée pour que Gwendoline s'intéresse au domaine. Elle se forme alors en BTS métiers de la chimie. "En travaux pratiques, j’ai eu un gros coup de cœur pour les analyses. J’aime chercher à comprendre un résultat. Mon stage en laboratoire a confirmé mon projet."

© Alain Potignon/Onisep

Son objectif : travailler en labo d'analyses

Jeune diplômée, elle recherche un emploi en labo d’analyses. "En entretien, je mettais en avant ma rigueur, une compétence indispensable." Elle s’inscrit aussi dans une agence d’intérim spécialisée dans la chimie, même si les contrats sont à durée limitée. Le but de Gwendoline est d'engranger de l’expérience. "J'ai eu la chance qu’on me propose de commencer dès le lendemain." Son stage en labo réalisé au sein d'une usine a peut-être favorisé son recrutement.

Des débuts convaincants

Gwendoline intègre en effet une usine qui traite des déchets industriels dangereux à Noisy-le-Sec, du groupe Veolia. En laboratoire, elle analyse la pollution des déchets liquides. En plus de porter la blouse et des lunettes de laboratoire, la technicienne chimiste est équipée d’un pantalon, de chaussures et d’un casque de sécurité pour circuler dans l’usine. "Ce fut une belle surprise d'avoir trouvé un emploi en milieu industriel. Et travailler pour l’environnement est gratifiant !" Après 2 mois, on lui propose un CDI. Au fil de ses initiatives, elle gère aujourd’hui des fichiers permettant de suivre les résultats d’analyses. "L'objectif est d'optimiser le travail de l’équipe."

Elle bénéficie d’aménagements de travail

"Depuis le lycée, je suis très anxieuse et mes relations sociales sont compliquées. Je me suis fait diagnostiquer autiste il y a 2 ans, quand le travail devenait trop fatigant pour moi." Gwendoline a fait une demande de RQTH (reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé) qui lui permet de bénéficier d’aménagements, comme un variateur de lumière et des lunettes de sécurité solaires. "Je peux m’isoler quand j’ai une crise de surcharge. De plus, mes collègues sont arrangeants sur les horaires."