Couvreur / Couvreuse

Grâce au couvreur ou à la couvreuse, le ciel ne nous tombe pas sur la tête !  Ce ou cette spécialiste de la construction et de la réfection des toits, nous met à l'abri des intempéries (pluie, neige, vent ou soleil accablant). Un métier incontournable dans le bâtiment.
Niveau minimum d'accès :  CAP ou équivalent
Salaire débutant :  1868 €
Statuts :  Statut artisan, Statut salarié

Métiers Associés : Couvreur / couvreuse photovoltaïque, Couvreur-ardoisier / couvreuse-ardoisière, Couvreur-lauzier / couvreuse-lauzière, Couvreur-tuilier / couvreuse-tuilière, Couvreur-zingueur / couvreuse-zingueuse

Secteur professionnel : Bâtiment et travaux publics (btp)

Centres d'intérêt : J'aime bouger, J'aime les sensations fortes, J'aimerais travailler dehors, Je veux travailler dans le bâtiment, Je veux travailler de mes mains

Ce contenu est labellisé "Métiers de la transition énergétique" par les industriels des Nouveaux Systèmes énergétiques et les campus des métiers et des qualifications. Lire le dossier.

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Préparation du chantier

Le couvreur ou la couvreuse met en place les échafaudages et les dispositifs de sécurité. Avant de s'attaquer à la toiture, il ou elle fixe les liteaux (lattes de bois supportant la couverture) sur la charpente. Puis il s'agit de préparer le plâtre, le ciment, le sable et la chaux nécessaires pour les raccords et les scellés.

Pose des matériaux et finitions

Conformément aux indications du plan, cet ouvrier ou cette ouvrière du bâtiment pose les matériaux (ardoises, tuiles, verre, plastique, zinc, tôle, aluminium, cuivre, plomb) auxquels correspondent une technique de pose, un outillage. Pour assurer l'étanchéité du toit, les matériaux doivent être ajustés au millimètre près. Le couvreur ou la couvreuse installe ensuite les accessoires qui permettront d'assurer l'évacuation des eaux de pluie (chéneaux, gouttières), les éléments ornementaux (girouette, coq d'église) ainsi que les lucarnes. Assurer le raccord de base des cheminées et l'isolation thermique fait aussi partie de sa mission.

Réparation et entretien

Il ou elle assure également l'entretien et les réparations. Des tuiles arrachées par la tempête, un chaume qu'il faut remplacer ou bien des infiltrations : c'est ce ou cette spécialiste qu'on appelle à la rescousse dans ces cas-là ! Certaines de ses réparations peuvent relever de la restauration d'art, notamment sur les édifices classés monuments historiques.

Compétences requises

La culture du métier

Le couvreur ou la couvreuse connaît tous les matériaux et procédés de couverture, adapte leur utilisation au climat et aux traditions régionales. Ses connaissances en géométrie, en métré et en dessin lui permettent de tracer des plans, de calculer la hauteur de recouvrement des tuiles, de déterminer le nombre de rangées.

Des aptitudes physiques

Le travail en hauteur exige naturellement de l'habileté, de la prudence, de l'endurance et le sens de l'équilibre.

Le sens du relationnel et des responsabilités

La plupart du temps, le travail s'effectue en équipe sur le chantier, où chacun et chacune doit s'assurer que l'espace est bien sécurisé. Aussi, l'esprit d'équipe et le sens des responsabilités sont des qualités très appréciées des employeurs.

Où l'exercer ?

Comme l'alpiniste

Le plus souvent sur ses genoux, le couvreur ou la couvreuse travaille toujours dehors, par tous les temps, été comme hiver. Avec un harnachement et une corde attachée, tout comme le ferait l'alpiniste pour éviter la chute, cet ouvrière ou cette ouvrière des toits opère à des hauteurs parfois vertigineuses et dans des positions souvent inconfortables. Dans ce métier, le risque d'accident est réel, il lui faut donc impératif de respecter les règles de sécurité obligatoires. Le port d'un équipement de protection est requis (harnais, baudrier, casque, chaussures de sécurité).

D'une région à l'autre

Toit recouvert de lauze (ou lause) en montagne, de tuiles rondes dans le Sud (tuile canal), d'ardoises dans le Nord et l'Ouest, ou encore de zinc à Paris la palette des matériaux et des procédés utilisés, ainsi que des styles représentés, est vaste sur le territoire français. Chaque fois, il s'agit pour le couvreur la couvreuse de faire rimer beauté et étanchéité. Les déplacements sont fréquents en fonction des chantiers.

Approches du métier variées

Avec le statut Salarié, le travail s'effectue en équipe sous l'autorité du chef de chantier. Pour un artisan ou une artisane, plus de polyvalence est attendue, et s'occuper aussi de la plomberie ou du chauffage n'est pas rare. Spécialiste de l'ardoise, il ou elle réalise des créations esthétiques, restaure des bâtiments classés. Avec le zinc pour matériau, il faut assurer l'étanchéité des cheminées et du châssis.

Les études

Après la 3e

2 ans pour préparer un CAP (couvreur ; étancheur du bâtiment et des travaux publics) éventuellement complété par le CS zingueur (1 an) ou, après 2 ans d'expérience professionnelle au minimum, par le BP couvreur ou le BP étanchéité du bâtiment et des travaux publics (1 an).

3 ans pour préparer le bac professionnel interventions sur le patrimoine bâti, option couverture.

CAP ou équivalent

CAP ou équivalent + 1 an

bac ou équivalent

Emploi et secteur

Entreprises artisanales

Spécialisés dans un matériau ou combinant plusieurs activités, les couvreurs et couvreuses n'ont pas de difficultés pour trouver un emploi. 80 % d'entre eux sont employés par des entreprises artisanales de couverture, de charpente ou de plomberie qui les attendent à bras ouverts. Ceux et celles qui sont spécialisés en étanchéité et en panneaux photovoltaïques ou solaires sont très demandés.

Traditionnelles ou modernes

Les entreprises de restauration et les Monuments historiques emploient des ouvriers et ouvrières connaissant particulièrement bien les techniques traditionnelles. Dans les grandes entreprises du bâtiment, les techniques employées sont plus modernes.

Polyvalence, un plus

Opter pour la double compétence est un choix judicieux : certaines entreprises associent souvent plomberie et couverture. Les sont alors amenés à faire de menus travaux de plomberie ou de chauffage. Une compétence à développer grâce à la formation continue.

Développement durable

La couverture est concernée au premier chef par les travaux de rénovation énergétique car le toit est l'un des points faibles de l'isolation. Autre impact majeur lié au développement durable : la pose de panneaux solaires, qui fait appel à des compétences nouvelles, pour l'installation, l'entretien et la réparation.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 1868 euros brut par mois.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.

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