Matelot / Matelote de la marine marchande

Charger, décharger, entretenir les machines, surveiller le pont, tenir la barre... autant de tâches dévolues au matelot ou à la matelote de la marine marchande. Avec sa grande polyvalence, il ou elle exécute les ordres sur un navire transportant des personnes ou des marchandises.
Niveau minimum d'accès :  CAP ou équivalent
Salaire débutant :  1867 €
Statut :  Statut salarié

Synonymes : Marin de commerce, Matelot / matelote au commerce

Secteur professionnel : Logistique et transport

Centre d'intérêt : J'aime bouger

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

En mer

A bord d'un navire assurant le transport de personnes ou de marchandises (fret), le matelot ou la matelote de la marine marchande participe aux manœuvres et à l'entretien du navire. Il ou elle se charge, par ailleurs, des petites réparations en cas de panne et de l'exploitation commerciale (chargement et déchargement) des navires.

Sur le pont

Le matelot ou la matelote de la marine marchande entretient le navire par des travaux de peinture, de graissage et de nettoyage du matériel de manutention et de sauvetage. Il ou elle supervise les opérations de chargement et de déchargement des marchandises sous l'autorité des officiers ou des officières de bord. Il veille à la passerelle par quarts (périodes de 4 heures) sous la responsabilité de l'officier ou de l'officière de quart. Avec une qualification de timonier ou de timonière, il ou elle peut aussi tenir la barre.

En salle des machines

Il ou elle participe à la mise en route des moteurs, surveille le tableau de commande des machines lors des manœuvres d'entrée et de sortie du port. Il ou elle vérifie le bon fonctionnement des appareils électriques, assure la maintenance de tous les appareils moteurs et auxiliaires du navire. Les activités se font sous l'autorité du maître mécanicien ou de la maîtresse mécanicienne. Il ou elle assure également le quart dans la salle des machines.

Compétences requises

Au top de sa forme

Aimer naviguer ne suffit pas. Pour devenir matelot ou la matelote, il faut posséder une excellente santé. Les normes d'aptitude définies par arrêté ministériel sont sévères. Elles règlementent l'acuité visuelle et auditive, la vision des couleurs, la solidité du squelette, etc.

Un mental à toute épreuve

Le matelot ou la matelote possède un bon équilibre psychologique, indispensable pour supporter l'éloignement de la famille, le travail par roulement et en équipe, la vie en collectivité... Il ou elle sait s'adapter à un équipage composé de personnes de différentes nationalités.

Solides connaissances techniques

La disponibilité du matelot ou la matelote va de pair avec de solides connaissances techniques en mécanique, en hydraulique et en systèmes électriques. Elles lui permettent d'évoluer en permanence et de s'adapter aux différents types de navires.

Où l'exercer ?

Sur tout type de navire

Pétroliers, gaziers, porte-conteneurs, paquebots, ferries... le matelot ou la matelote travaille sur tout type de navire qui transporte des marchandises ou des personnes. Au cabotage, le bâtiment reste le long des côtes. Au long cours, il effectue des traversées transocéaniques. Les destinations sont nationales, européennes ou encore plus lointaines.

Disponibilité jour et nuit

Le matelot ou la matelote peut partir plusieurs mois avec un équipage composé d'une vingtaine de personnes ou plus. Ces grandes périodes d'embarquement alternent avec de longs congés. Sur le bateau, il faut être disponible jour et nuit. Chacun ou chacune participe au service de surveillance du bateau : le quart (soit deux fois 4 heures par 24 heures).

Exposition aux intempéries et au bruit

Sur le pont, on s'expose à la fureur des vagues, aux embruns glacés, au sel brûlant la peau, au vent, au soleil... En salle des machines, bien qu'à l'abri des aléas climatiques, le travail peut être pénible. Le bruit, la chaleur et les vibrations incessantes sont éprouvants pour tous les membres de l'équipage. Les navires sont de plus en plus équipés de cabines individuelles, autorisant une indépendance relative pendant les heures de repos.

Emploi et secteur

Personnel qualifié recherché

Les compagnies embauchent des marins en moins grand nombre... mais plus qualifiés ou qualifiées. Liée à la diminution du nombre de navires et à l'automatisation, la baisse des effectifs affecte surtout le personnel peu qualifié.

Évolution possible

Pour rester à bord, le matelot ou la matelote doit évoluer par le biais de la formation continue. Les possibilités de promotion sont réelles. Ses missions en début de carrière sont polyvalentes, mais ce professionnel ou cette professionnelle peut se spécialiser en électricité ou en mécanique. Après 10 ans de navigation, il ou elle accède à des postes d'encadrement en tant que maître ou maîtresse d'équipage ou comme maître mécanicien ou maîtresse mécanicienne. Un matelot ou une matelote de la marine marchande peut également embarquer à la pêche ou à la plaisance.

Période d'essai

Quel que soit le secteur de navigation, en début de carrière, le matelot ou la matelote vit une période précaire, dite " d'embarquement au voyage ". Elle dure entre 1 an et demi et 2 ans, selon la convention collective régissant le secteur. Sa titularisation intervient ensuite.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 1867 euros brut par mois.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.