Skipper

Sur un voilier, le skipper professionnel ou la skipper professionnelle (chef ou cheffe de bord) peut convoyer un bateau ou organiser des croisières en accueillant des clients ou les clientes à bord. Responsable de leur sécurité comme du bon déroulement du voyage, sa disponibilité doit être totale.
Niveau minimum d'accès :  bac ou équivalent
Statuts :  Indépendant, Saisonnier, Statut salarié

Synonymes : Capitaine de bateau, Chef / cheffe de bord, Pilote de navire de plaisance

Secteur professionnel : Tourisme

Centres d'intérêt : J'adore conduire, J'aime bouger, J'aime la nature, J'aimerais travailler dehors, Je rêve de travailler à l'étranger

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Croisière de plaisance

Le ou la skipper (chef ou cheffe de bord) a pour mission première d'emmener des touristes en mer, sur un voilier. Selon la taille du bateau, il ou elle peut également avoir la responsabilité d'une équipe qui peut comporter d'autres marins mais aussi un cuisinier ou une cuisinière, un hôte ou une hôtesse d'accueil, du personnel de ménage, etc. Le ou la skipper étudie le trajet et l'ajuste parfois avec le client ou la cliente et surveille surtout la météo de près. Il ou elle veille aux approvisionnements et décide des étapes.

À la barre, mais pas seulement

Responsable à bord, il ou elle se charge des manœuvres, en particulier des entrées et sorties de ports, des mouillages, des changements de voiles, etc. Il ou elle peut également aider un ou une propriétaire à prendre en mains son bateau, en lui apprenant les gestes techniques, par exemple. Dans tous les cas, il ou elle suit le trajet du bateau sur les cartes marines et veille à la sécurité de tous et de toutes.

Convoyage ou régate

En basse saison, le ou la skipper peut faire du convoyage de bateau vide, notamment vers ou depuis les Antilles ou la Polynésie française, par exemple. Il ou elle peut faire de la préparation aux régates ou préparer lui-même ou elle-même une course. Si il est salarié ou salariée ou encore propriétaire d'un bateau, il ou elle profite de l'hiver pour faire de la maintenance, rechercher de nouveaux clients ou clientes ou des sponsors pour ses régates, etc.

Compétences requises

Spécialiste de la mer

Le ou la skipper est dans son élément sur un bateau, en pleine mer. Il ou elle maîtrise avec précision et assurance son bateau, sait le manœuvrer, y compris par gros temps. Il ou elle sait se repérer en lisant les cartes marines, mais aussi grâce aux engins électroniques embarqués et au sextant si ceux-ci tombent en panne. Il ou elle maîtrise également le droit maritime et les règles de navigation.

Bonne communication

Maîtrisant l'anglais, mais pouvant parler une 2e ou 3e langue étrangère, le ou la skipper sait se montrer disponible en faisant le lien entre toutes les personnes à bord : co-équipiers ou  co-équipières, passagers ou passagères, armateur, loueur ou loueuse ou encore propriétaire du bateau, autorités maritimes, avitailleurs ou avitailleuses, personnel de maintenance, etc.

Maintenance et sécurité

Si le bateau subit une avarie en mer, le ou la skipper doit savoir réparer en urgence, ne serait-ce que sommairement, pour éviter le naufrage. De même, son brevet de secourisme lui permet d'appliquer les gestes de base en cas d'accident, en attendant de rejoindre la terre ferme. Sang-froid, sens des responsabilités et grande disponibilité sont des qualités essentielles dans ce métier.

Où l'exercer ?

Une activité saisonnière

Selon la mission, le ou la skipper peut partir pour la journée ou pendant des semaines, voire même des mois si il ou elle enchaîne les croisières. Son travail est très saisonnier avec un gros pic durant les 4 mois d'été et d'arrière-saison. Il ou elle doit faire face à des annulations ou à des agendas vides, qui peuvent se remplir en un clin d'œil à la faveur de la météo, notamment.

Solitaire ou en équipe

Selon le cas et surtout la taille du bateau, le ou la skipper peut être seul ou seule à bord, lorsqu'il ou elle fait du convoyage notamment, ou au contraire en compagnie d'une équipe qu'il ou elle doit encadrer. Dans tous les cas, il ou elle est responsable de chacun et de chacune et surtout de leur sécurité. Il ou elle ne compte pas ses heures et la tâche peut parfois être stressante. Chaque jour, il ou elle doit surveiller la météo qui dicte sa loi en mer et peut nécessiter de changer les plans, il ou elle suit la position du bateau, communique avec la terre pour anticiper ses escales tout en gardant le sourire et de la disponibilité pour les touristes à bord.

Plutôt à son compte

Le ou la skipper peut être à son compte avec son propre voilier ou au contraire travailler pour un armateur, une entreprise de location de bateau, voire un organisme de vacances. Il ou elle organise ses voyages à l'avance et veille à tout durant la croisière. Son professionnalisme aide à fidéliser la clientèle.

Les études

Après le bac

2 ans pour préparer le brevet de capitaine 200 (délivré par la Direction interrégionale de la mer), obligatoire pour exercer en France.

Emploi et secteur

Peu de débouchés

Si la vie de skipper fait rêver, elle n'est pas accessible à tout le monde. Il existe une grande différence entre la voile de plaisance, que l'on peut pratiquer durant ses vacances, et le métier de skipper professionnel ou skipper professionnelle qui comporte de nombreuses contraintes et difficultés. Les skippers professionnels ou professionnelles doivent être titulaires d'un brevet professionnel maritime.

Se former pour se diversifier

En continuant à se former, le ou la skipper peut piloter des bateaux de plus en plus grands. Le premier niveau de formation (brevet de capitaine 200 voile) permet de convoyer des navires de moins de 25 m, pouvant accueillir jusqu'à 30 passagers ou passagères Le ou la skipper peut ensuite envisager de passer le brevet de capitaine 500, puis de capitaine 3000 pour voguer sur de plus grandes embarcations. Il ou elle peut aussi compléter sa formation par un brevet pour piloter les bateaux à moteur, ce qui lui ouvre d'autres possibilités d'emplois.

Courses ou entrepreunariat

Le ou la skipper peut choisir de se spécialiser dans la préparation de marins pour les courses et régates en mer, ou faire lui-même ou elle-même de la compétition. Dans ce cas, il ou elle devra trouver des sponsors pour financer son projet. Sa fibre commerciale peut lui permettre d'ouvrir une entreprise de location de bateaux à son compte, par exemple.

Secteur

Salaire du débutant

De 250 à 350 euros brut par jour pour une croisière. De 3 à 3,50 euros brut par mile nautique, pour du convoyage à vide.

Télécharger la page

Skipper