Antiquaire
Secteur professionnel : Commerce et distribution
Centres d'intérêt : J'aime bouger, Je rêve d'un métier artistique, Je veux travailler dans le commerce
Le métier
Rechercher des objets anciens
L'antiquaire consacre l'essentiel de son temps à rechercher des objets anciens, des pièces de collection, des vieux meubles pour les revendre ensuite dans son magasin. Armes, porcelaine, instruments de musique, livres, meubles, monnaies, argenterie, sculptures, tableaux... Il ou elle sait dénicher la perle rare.
Estimer et authentifier
L'antiquaire doit s'assurer de la valeur, de l'authenticité et de l'origine de ses futures acquisitions. En tant que spécialiste, il ou elle peut réaliser lui-même une estimation ou faire appel à un expert ou une experte en art. Il ou elle saura alors renseigner ses clients ou ses clientes sur les caractéristiques exactes de ses antiquités, c'est-à-dire leur style, leur époque et leur histoire en général. À noter : l'antiquaire se spécialise souvent dans un domaine ou une époque particulière (argenterie, peinture, objets d'art du XVIIIe siècle, mobilier Napoléon III, photographies anciennes de collection, etc.).
Restaurer ou faire restaurer
Certains ou certaines antiquaires possèdent un atelier de restauration pour remettre en état, si nécessaire, les pièces achetées (nettoyage, montage et petites réparations) avant la vente. Mais ils ou elles font généralement appel à un restaurateur ou une restauratrice d'art : doreur ou doreuse sur bois, lustrier ou lustrière, ébéniste, bronzier ou bronzière, restaurateur ou restauratrice de tableaux.
Compétences requises
Connaissance du marché de l'art
Passionné et passionnée par l'art, l'antiquaire possède des connaissances approfondies en histoire de l'art ainsi qu'un jugement artistique sûr, essentiels dans ce métier. Le marché de l'art n'a pas de secret pour celui ou celle qui exerce ce métier et qui connaît la réglementation et les cours des marchés.
Notions en commerce et gestion
Pour gérer au mieux son commerce, l'antiquaire doit connaître les techniques de vente ainsi que les éléments de base en comptabilité et gestion administrative, si il ou elle ne fait pas appel à un ou une comptable. Il ou elle doit donc posséder de solides notions en gestion, un sens commercial affirmé et des capacités de négociation. La maîtrise d'une ou plusieurs langues étrangères, dont l'anglais, est un plus appréciable dans la mesure où le marché s'internationalise.
Curiosité et sens relationnel
Le métier d'antiquaire exige de l'intuition, de la persévérance mais surtout une grande curiosité pour dénicher les pièces rares et précieuses. Pour se tenir informé de l'état du marché et des nouvelles modes, l'antiquaire est en outre doté d'un important carnet d'adresses : il ou elle fait preuve d'aisance relationnelle et aime les contacts humains.
Où l'exercer ?
Mobilité de rigueur
En tant que commerçant ou commerçante, l'antiquaire assure la gestion de son magasin et accueille la clientèle. Mais pour trouver les pièces mises en vente, il ou elle se déplace et parcourt les marchés aux puces, les salles des ventes, les salons professionnels, les déballages, et ce en France comme à l'étranger. Il ou elle se rend également chez les particuliers et prend en charge une partie des livraisons. Aimer bouger est une nécessité ! Pour mettre à jour ses connaissances en art et mieux authentifier les objets, il ou elle consulte la littérature spécialisée, fréquente les musées, les galeries, les expositions, etc.
Variété des interactions
L'antiquaire est en contact avec la clientèle (particuliers comme professionnels ou professionnelles) et les fournisseurs d'antiquités : déposants et déposantes, marchands et marchandes d'art... De manière générale, il ou elle côtoie également des commissaires-priseurs et commissaires-priseures ou encore galeristes.
Des formalités
Outre les formalités classiques d'ouverture et d'installation d'un commerce, l'antiquaire doit légalement tenir un livret de police dans lequel sont consignées les descriptions des objets acquis ainsi que l'identité des vendeurs. Il ou elle doit également posséder une carte de commerçant ou de commerçante non sédentaire si il ou elle se déplace et il lui faut délivrer une garantie écrite conforme à la vente effectuée si l'acheteur ou l'acheteuse l'exige : facture, certificat d'authenticité, etc.
Les études
Après le bac
3 à 5 ans pour préparer un diplôme d'art ou d'histoire de l'art à l'université, ou en école spécialisée (EAC, Iesa, Icart, Condé).
bac + 3
bac + 5
Emploi et secteur
S'installer
Pour se lancer dans le métier, une mise de fonds importante est nécessaire compte tenu de la valeur des objets mis en vente. La plupart des antiquaires démarrent donc leur carrière comme vendeurs ou vendeuses chez un ou une confrère ou comme brocanteurs ou brocanteuses, afin d'apprendre le métier et de constituer un stock. Certains ou certaines choisissent de s'endetter pour acquérir leur stock et s'installer sans délai. Les autres bénéficient de fonds propres ou d'un héritage familial. De nombreux et nombreuses antiquaires ont établi leur réputation au fil des générations.
Sortir du lot
La majorité des antiquaires ne recrutent personne et gèrent individuellement leur commerce. La concurrence est rude : les antiquaires doivent être spécialistes d'un domaine pour espérer sortir du lot. Par ailleurs, la demande nationale faiblit : l'antiquaire doit donc se tourner vers la clientèle étrangère, ce qui est facilité par le développement des nouvelles technologies.
Tenter l'expertise
Les antiquaires peuvent effectuer des expertises pour le compte d'assureurs ou de collectionneurs particuliers, à condition d'être agréés par une chambre professionnelle, comme la chambre des experts.
Secteur
Salaire du débutant
Le salaire d'un antiquaire dépend des ventes réalisées et des marges qu'il prend sur ces ventes.


