Apiculteur / Apicultrice

Élevant des abeilles, l'apiculteur ou l'apicultrice veille à leur bonne santé, en surveillant les ruches pour les protéger des prédateurs et des maladies. Il ou elle récolte la gelée royale, la cire et le miel fabriqués, et les commercialise en l'état ou après transformation.
Niveau minimum d'accès :  bac ou équivalent
Statut :  Indépendant

Synonymes : Exploitant / exploitante apicole, Producteur / productrice de miel

Secteur professionnel : Agriculture

Centres d'intérêt : J'aime la nature, J'aimerais travailler dehors, Je veux m'occuper d'animaux

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Élever les abeilles

L'élevage d'abeilles consiste à surveiller les ruches afin de récolter des produits apicoles comme le miel, la cire, le pollen ou la gelée royale. L'apiculteur ou l'apicultrice soigne les colonies d'abeilles et entretient les ruches. Il ou elle contrôle la production du miel, en s'assurant de la bonne santé de la reine et en scrutant l'activité des abeilles ouvrières, notamment en période de floraison des plantes. Ce professionnel ou cette professionnelle assure la survie et la reproduction d'une colonie, grâce à l'élevage des reines.

Assister et conseiller

Si les abeilles se nourrissent normalement seules, elles ont besoin d'avoir un environnement adapté. L'apiculteur ou l'apicultrice doit donc mettre à leur disposition tout ce qui leur est nécessaire en termes de flore et de ressources en eau. Il ou elle est apte à installer un rucher ou à recueillir un essaim, ou encore à conseiller des agriculteurs souhaitant faire polliniser leurs cultures.

De la ruche au miel

L'apiculteur ou l'apicultrice doit également assurer la transformation et la vente des produits issus de ses ruches et, éventuellement, la fabrication de produits dérivés (bougies, objets décoratifs, hydromel etc.). Pour commercialiser ses produits, il ou elle participe souvent à des foires ou des salons. La gelée royale et la propolis intéressent particulièrement l'industrie parapharmaceutique.

Compétences requises

Vivre son métier comme une passion

La passion reste le maître mot de l'apiculteur ou de l'apicultrice, que son activité soit professionnelle ou non. C'est en effet souvent la passion qui pousse un agriculteur, une exploitante ou un amateur à choisir d'en faire un métier. Un apiculteur ou une apicultrice qui s'installe en comptant vivre de sa production doit faire preuve de beaucoup de volonté pour continuer son élevage, car il faut régulièrement affronter les problèmes de mortalité des abeilles liés aux facteurs climatiques, à la pollution, aux pesticides, aux prédateurs et aux maladies.

L'apiculteur ou l'apicultrice devra investir de l'argent dans des terrains, des bâtiments, des véhicules adaptés, des appareils d'extraction automatique et de conditionnement, des habits spécialisés, des colonies et des ruches.

Avoir des connaissances techniques

L'élevage des abeilles requiert de nombreuses connaissances, aussi bien théoriques que pratiques : biologie de l'abeille, pathologies, flore, cycles naturels, techniques de production, critères d'installation d'un rucher, travaux saisonniers. L'apiculteur ou l'apicultrice devra aussi avoir de solides bases en ce qui concerne la gestion d'une entreprise et savoir négociation pour pouvoir assurer la promotion et la vente de ses produits.

Où l'exercer ?

En contact direct avec la nature

L'apiculture est une activité de pleine nature, dépendante de l'environnement et des conditions climatiques. L'apiculteur ou l'apicultrice travaille régulièrement en extérieur, entre février et novembre, et ce, quel que soit le temps.

Un travail saisonnier

Les travaux à effectuer sont saisonniers et s'adaptent au cycle biologique de l'abeille. Au printemps, il faut soigner et développer les colonies ; en été, il faut récolter le miel ; en automne, préparer les colonies avant l'hiver. Le volume de travail est réduit lors des périodes défavorables. Cependant, même à ces moments, l'apiculteur ou l'apicultrice assure toujours le renouvellement des ruches et la maintenance des matériels.

Un métier qui ne manque pas de piquant

Une bonne santé est de rigueur. Les horaires peuvent être lourds au moment de la transhumance des abeilles (déplacement des ruches dans des endroits propices au développement des colonies) et le travail physique, même si l'apiculteur ou l'apicultrice utilise des appareils spéciaux pour lever les ruches. Il ou elle doit également se protéger des piqûres (et ne pas être allergique à celles-ci) en portant des vêtements adaptés, car travailler dans une ruche (enfumage, manipulation des cadres) demande quelques précautions.

Les études

Après la 3e

Bac pro conduite et gestion de l'entreprise agricole

BP responsable d'entreprise agricole

Après le bac

CS apiculture

bac ou équivalent

bac + 1

Emploi et secteur

Des ressources aléatoires

Il existe, en France, de très nombreuses ruches réparties, entre producteurs, amateurs et professionnels. Lorsque l'on choisit d'en faire son métier, mieux vaut mettre en place un système d'exploitation sérieux pour pouvoir bénéficier des revenus générés par la vente des produits apicoles. Une exploitation de 400 ruches représente une surface minimale d'exploitation pour dégager un salaire équivalent au Smic, une fois les charges et les taxes payées et si le climat a été clément.

Des activités annexes

La consommation de miel ayant augmenté, l'élevage des abeilles s'est intensifié et les techniques se sont perfectionnées. Grâce à cela, de plus en plus d'apiculteurs et apicultrices vivent désormais de leur métier. Cependant, face aux difficultés pour s'installer, nombreux sont ceux qui préfèrent garder une activité annexe leur permettant d'avoir une base de revenu fixe. Les perspectives d'évolution dans ce métier sont essentiellement liées au nombre de ruches possédées et à la diversification des produits proposés à la vente.

Secteur

Salaire du débutant

Les revenus des apiculteurs sont variables et dépendent de la taille de leurs ruchers.

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