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Fiche métier

astrophysicien / astrophysicienne

Scientifique de haut niveau, l'astrophysicien étudie les étoiles et les planètes afin de comprendre le fonctionnement de l'univers.

  • Niveau minimum d'accès : bac + 8
  • Salaire débutant : 2100 €
  • Statut(s) : Statut fonctionnaire, Statut salarié
  • Synonymes : Astronome
  • Secteur(s) professionnel(s) :

    Enseignement,
    Fonction publique,
    Recherche

  • Centre(s) d'intérêt :

    J'aime bouger,
    J'aime faire des expériences

Le métier

Nature du travail

Spécialiste et polyvalent

L'astrophysicien étudie la physique et les propriétés des objets célestes (planètes, étoiles, galaxies). Face à la multitude d'objets présents dans l'univers, il doit se spécialiser dans une ou plusieurs disciplines (cosmologie, planétologie, exobiologie, etc.). Ses activités principales sont l'observation, l'étude théorique et l'instrumentation. Il peut exercer une ou plusieurs de ces activités. Il consacre une grande partie de son temps à la publication de ses recherches.

Observation

Pour sonder l'univers, ce scientifique dispose d'instruments de mesure et d'observation (télescopes, spectrographes, interféromètres). Le traitement informatique, l'exploitation et l'interprétation des données enregistrées lors des observations peuvent occuper ce spécialiste pendant plusieurs mois.

Théorie et instrumentation

Théoricien, il élabore des modèles pour expliquer la nature des astres, leur formation et leur comportement. Ces modèles sont ensuite confrontés aux observations. Il conçoit et améliore les instruments d'astronomie qui seront installés sur les télescopes au sol ou embarqueront à bord des missions spatiales. Les instruments de mesure, de plus en plus performants, poussent les théoriciens à améliorer sans cesse leurs modèles.

Compétences requises

Rigueur et réflexion

On attend de l'astrophysicien une grande rigueur dans son travail de recherche et de traitement des informations, une capacité de réflexion, d'analyse et de structuration dans le travail, et une grande concentration. Parallèlement, ce métier exige de la passion, de l'imagination et une curiosité d'esprit sans cesse renouvelée afin de repousser les limites de la connaissance.

Un travail d'équipe

L'astrophysicien travaille au sein d'une équipe composée de scientifiques, d'ingénieurs et de techniciens. Il doit avoir le goût de la communication, et savoir parler et écrire en anglais pour travailler avec des collaborateurs de toute nationalité.

L'ordinateur comme outil de travail

Dans le domaine de la recherche scientifique, l'informatique est devenue incontournable. L'astrophysicien doit également posséder de solides compétences en programmation pour pouvoir traiter et interpréter ses mesures. Le théoricien développe les algorithmes pour résoudre les équations contenues dans les modèles théoriques. Il utilise des supercalculateurs pour réaliser des simulations longues et complexes. Si les résultats des simulations sont conformes aux données issues des observations, alors le modèle sera validé.

Où l'exercer ?

Lieux d’exercice et statuts

Trois voies possibles

Les astrophysiciens peuvent être astronomes, chercheurs ou enseignants-chercheurs. L'astronome exerce ses fonctions dans un observatoire astronomique, tandis que le chercheur travaille pour le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), et l'enseignant-chercheur au sein d'une université. Si le chercheur se dévoue entièrement à la recherche, il doit aussi s'acquitter de tâches de service (observations, enseignement, gestion de bases de données). Quant à l'enseignant-chercheur, il partage son temps à parts égales entre enseignement et recherche scientifique.

Observer le ciel

Les observatoires sont souvent situés dans des lieux reculés, à une altitude élevée, pour bénéficier des meilleures conditions d'observation possibles. Lors de l'observation, une équipe technique locale fait fonctionner le télescope sur les indications que l'astrophysicien donne sur place ou transmet par Internet.

De nombreux voyages

Dans ce métier, les déplacements sont nombreux, notamment lors des campagnes d'observation ou l'installation d'un instrument, mais aussi pour participer à des séminaires, à des colloques ou à des conférences internationales.

Carrière et salaire

Salaire

Salaire du débutant

De 2100 (pour un astrophysicien adjoint, maître de conférences) à 2200 euros brut par mois (pour un chargé de recherche au CNRS).

Intégrer le marché du travail

Très peu d'élus

On recense environ 1 000 astrophysiciens en France (et 10 000 dans le monde). Le nombre de postes de chercheurs permanents offerts est faible : entre 10 et 20 jeunes sont recrutés chaque année par les laboratoires du CNRS, les observatoires astronomiques et les universités. Des contrats à durée déterminée (de quelques années) sont parfois proposés par les laboratoires français et étrangers mais, là aussi, la concurrence est rude.

Autres voies possibles

Un certain nombre de jeunes rejoignent des organismes publics (Cnes, CEA, Onera) ou privés (Thales, Ariane Espace, laboratoires de recherche, etc.) spécialisés dans les domaines suivants : aéronautique, informatique, télédétection, électronique, optique, physique, mathématiques, statistiques... D'autres s'orientent vers l'enseignement, la médiation, le journalisme scientifique...

Évolution de carrière

Dans un observatoire, l'astronome adjoint peut évoluer vers un poste d'astronome. À l'université, le maître de conférences peut devenir professeur d'université. Enfin, le chargé de recherche au CNRS peut devenir directeur de recherche. L'évolution de carrière est liée au nombre de publications et aux responsabilités au sein de l'organisme et dans des projets de recherche.

Accès au métier

Accès au métier

Les formations spécialisées en astrophysique commencent au niveau bac + 5. À l'université, les formations spécialisées commencent au niveau master (des cours d'astrophysique sont parfois proposés au niveau licence). En école d'ingénieurs, mais aucune ne propose exclusivement un parcours en astrophysique. Dans les deux cas, il faut s'inscrire dans une école doctorale universitaire (bac + 8). Pour espérer obtenir un poste d'astrophysicien, l'étudiant doit faire une thèse et publier plusieurs articles en anglais. Pour mettre toutes les chances de son côté lorsqu'il se présente au concours national de la fonction publique, le titulaire du doctorat doit effectuer un ou plusieurs stages post-doctoraux à l'étranger. S'il est reçu au concours, il exercera en tant que chargé de recherche au CNRS, astronome adjoint dans le corps des astronomes et physiciens, ou maître de conférences dans les universités.

En savoir plus

Témoignages

David, chercheur en astronomie

Un disque de poussières

"Je n'étudie qu'une petite partie de l'univers. Cela qui me fascine, ce sont les étoiles et leur environnement proche, et plus particulièrement le disque de poussières et de gaz qui les entoure lorsqu'elles sont jeunes. Pour cela, je me rends 10 nuits par an dans des observatoires astronomiques installés aux quatre coins de la planète. Avec des phases qui reviennent systématiquement : on s'interroge, on émet des hypothèses, on expérimente, on étudie les résultats et on les vérifie."

(12/05/2014)

Ressources utiles

AFA - Association française d'astronomie
17 rue Émile-Deutsch-de-la-Meurthe
75014 Paris 
01 45 89 81 44

SAF - Société astronomique de France
3 rue Beethoven
75016 Paris 
01 42 24 13 74

SF2A - Société française d'astronomie et d'astrophysique
61 avenue de l'Observatoire
75014 Paris 
01 40 51 20 13

www.afanet.fr

Site de l'Association française d'astronomie

www.cnrs.fr

Site du Centre national de la recherche scientifique

www.imcce.fr

Site de l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides

www.obs-hp.fr

Site de l'Observatoire de Haute-Provence

www.saf-lastronomie.com

Site de la Société astronomique de France

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