Attaché / Attachée de recherche
clinique

Avant sa mise sur le marché, un nouveau médicament est toujours testé sur des personnes volontaires. L'ARC (attaché ou attachée de recherche clinique) assure le suivi scientifique et administratif de cet essai clinique.
Niveau minimum d'accès :  bac + 5
Salaire débutant :  2500 €
Statut :  Statut salarié

Synonymes : Arc

Secteurs professionnels : Fonction publique, Industrie chimique, Santé

Centre d'intérêt : J'aime bouger

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Faire tester les médicaments

Les tests sur l'homme représentent un moment décisif dans la mise au point d'un médicament. Trait d'union entre la recherche-développement et les médecins, l'attaché ou l'attachée de recherche clinique se charge de mettre en place ces essais cliniques sur des patients et des patientes, sous la supervision d'un chef ou d'une cheffe de projet.

Présenter le protocole

L'ARC commence par sélectionner les médecins participant aux essais en faisant la tournée des centres hospitaliers. Puis il ou elle leur présente le protocole, documents à l'appui : le mode d'administration du médicament (à avaler, en injection...), les examens à réaliser, l'âge requis pour les patients et patientes volontaires.

Garantir les données cliniques

L'ARC doit aussi initier les médecins au recueil des données cliniques dans un cahier d'observations, puis soumettre ce protocole aux autorités sanitaires. Il ou elle prépare et vérifie le matériel et les lots de médicaments à remettre aux praticiens et aux praticiennes.

Pendant toute la durée des essais, il ou elle veille au respect de la procédure en suivant le dossier de chaque patient ou patiente.

Compétences requises

Disponibilité et éthique

En plus d'une grande disponibilité géographique, le métier exige de la rigueur, des qualités relationnelles, un sens de la négociation... Les interlocuteurs et les interlocutrices de l'attaché ou de l'attachée de recherche clinique sont nombreux et son sens de la communication est précieux. Il ou elle doit aussi se montrer très autonome dans l'organisation de son travail, pour mener à bien son étude.

Garant des bonnes pratiques cliniques, l'ARC fait également preuve d'un grand sens de l'éthique.

Des connaissances scientifiques spécifiques

Dans un contexte internationalisé, la maîtrise de l'anglais technique est devenue indispensable dans la profession. De même, le maniement des outils informatiques, qui révolutionnent la pratique du métier, est une nécessité absolue. En général, l'attaché ou l'attachée de recherche clinique est aussi un ou une spécialiste et détient des connaissances dans une discipline spécifique : cancérologie, greffes, gastro-hépato-entérologie, neurologie, etc.

Où l'exercer ?

Un travail d'équipe

L'attaché ou l'attachée de recherche clinique exerce à l'hôpital ou en cabinet de ville, avec des horaires réguliers de jour. Le travail s'effectue en collaboration avec les cliniciens ou les cliniciennes, les médecins investigateurs ou investigatrices, les épidémiologistes, le personnel soignant, la pharmacie hospitalière, les promoteurs d'essais ou d'enquêtes, les biostatisticiens ou biostatisticiennes (pour la mise en place et le suivi des études cliniques), les instances administratives et réglementaires (CCPPRB/Comité consultatif de protection des personnes dans la recherche biomédicale, ANSM/Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) pour la validation, le suivi et le contrôle des études.

De nombreux déplacements

Rattaché ou rattachée à une équipe de développement, l'ARC se déplace au minimum 2 à 3 fois par semaine pour rencontrer les médecins investigateurs ou investigatrices. Il ou elle se rend dans des centres hospitaliers situés aux quatre coins de l'Hexagone. À terme, le travail à distance devrait limiter les déplacements. Les attachés et attachées de recherche clinique ont recours au cahier d'observations électronique et aux programmes de validation en ligne et transfèrent de plus en plus les données sur Internet.

Prestataire de services

L'ARC peut exercer sa profession au sein des entreprises du médicament, mais celles-ci ont de plus en plus tendance à sous-traiter la fonction à des sociétés de recherche clinique sous contrat (Contract Research Organizations ou CRO).

Les études

Après le bac

Le métier embauche à partir de bac + 5 : master en santé publique par exemple, mais le plus souvent à bac + 6 et plus (diplômes d'État de pharmacien ou de médecin). Avec de l'expérience, le DIUFARC (diplôme interuniversitaire pour la formation des assistants de recherche clinique) est possible. Il se prépare après une 2e année de licence (L2) en biologie ou après le DE infirmier.

bac + 5

bac + 6

bac + 9 et plus

Emploi et secteur

Une profession jeune

Les effectifs d'attachés et d'attachées de recherche clinique sont assez importants, car les autorisations de mise sur le marché (AMM) des nouveaux médicaments sont de plus en plus difficiles à obtenir et les réglementations de plus en plus contraignantes. Toutefois, la profession est dans l'ensemble constituée de jeunes pharmaciens et pharmaciennes, d'où un renouvellement qui reste limité.

Délocalisation et réductions d'effectifs

Les entreprises du médicament ont tendance à délocaliser un certain nombre d'études vers d'autres pays européens afin de limiter les coûts financiers. Conséquence : une réduction des effectifs d'attachés et d'attachées de recherche clinique au sein des équipes françaises.

Des perspectives d'évolution

Avec de l'expérience, l'attaché ou l'attachée de recherche clinique peut espérer coordonner des études à un niveau international. Le métier est aussi un tremplin pour évoluer vers l'assurance qualité, les affaires réglementaires, la communication scientifique ou encore le marketing (mercatique) du médicament.

Secteur

Salaire du débutant *

Entre 2500 et 2750 euros brut par mois.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.