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Fiche métier
Poids lourd, camionnette, véhicule léger... au volant de son véhicule du matin au soir, le conducteur routier, ou la conductrice routière, a pour mission de livrer la marchandise en bon état et dans les temps.
: 1370 €
Livreur(euse)
De nombreuses responsabilités
Le conducteur routier cumule les responsabilités. Il veille sur les marchandises transportées et doit respecter les délais de livraison, superviser les opérations de chargement et de déchargement (voire y participer), assurer l'entretien régulier du camion : vérifications, vidanges...
Des exigences administratives
Les fonctions administratives sont importantes. Il est impératif de tenir à jour les documents de bord, les bordereaux de livraison ou les papiers réglementaires pour les douanes ou la police.
Représentant de l'entreprise
En contact direct avec la clientèle, le routier devient le premier représentant de l'entreprise. La qualité de sa prestation et son sens du contact jouent donc un rôle clé dans la relation client. De son comportement peut dépendre la fidélisation d'un client.
Petite ou longue distance
L'activité varie avec le type de véhicule, la nature du fret et les distances à parcourir. Le grand routier ou conducteur « longue distance » se déplace en France et à l'étranger. Le conducteur « courte distance » effectue des trajets régionaux. Le livreur ou conducteur « messager » circule en ville ou sur de courtes distances.
Bon pied, bon oeil
Il ne s'agit pas de s'endormir au volant ou de mal évaluer les distances. Une acuité visuelle d'au moins 15/10, une audition correcte et l'absence d'antécédent cardiaque sont ainsi contrôlés par un examen médical. Un bon équilibre nerveux, une capacité d'attention et des réflexes sont essentiels. Les travaux de manutention réclament en outre de la force.
Le sens du relationnel
Pas besoin néanmoins d'être monsieur Muscle pour postuler. Les employeurs préféreront à coup sûr un candidat ponctuel, courtois, qui présente bien et qui a le goût du relationnel. C'est un métier pour des jeunes qui aiment bouger et qui ont le sens des responsabilités.
Attentif aux progrès techniques
Le routier effectue également des formalités administratives de base et doit pouvoir maîtriser les nouvelles technologies, telles que le système de guidage par satellite. Enfin, des connaissances en mécanique peuvent se révéler très utiles, et la pratique d'une langue étrangère constitue un atout dans l'exercice du métier.
Autonomie « contrôlée »
Maître à bord de son véhicule, le routier organise ses temps de pause, s'adapte au trafic, réagit aux imprévus. Dans une entreprise importante, son itinéraire est déterminé en collaboration avec le chef d'exploitation, tandis que les opérations de chargement et de déchargement se conforment aux directives du chef de quai. Dans une petite structure, il est placé sous l'autorité d'une seule personne.
Des contraintes
Le plaisir de rouler et l'autonomie ne doivent pas faire oublier les contraintes du métier. La vie itinérante peut s'accompagner d'horaires modulables, de travail de nuit et d'absences régulières du domicile. De même, les conditions de circulation parfois difficiles, quelle que soit la météo, compliquent encore l'exercice du métier.
Travail réglementé
Pour améliorer la sécurité, la réglementation européenne du travail impose des temps de conduite limités et des repos obligatoires. Les camions sont équipés d'un appareil de contrôle, le chronotachygraphe, qui enregistre les données relatives au transport (nombre de kilomètres, temps de conduite, vitesse...).
Salaire du débutant
1370 à 1830 euros brut par mois hors frais de déplacement.
L'international boudé
On compte environ 23 000 conducteurs routiers en France. Moins de 20 % d'entre eux travaillent à l'international et trois déplacements sur quatre ont lieu dans un rayon de 150 km autour de l'entreprise. Les emplois sont essentiellement concentrés dans les PME. C'est un milieu plutôt masculin qui tend à se féminiser
Recrutement constant
75 % des marchandises transitent par la route. Même si un rééquilibrage vers le transport par rail est à prévoir dans les années à venir, le transport routier continuera à recruter. Le recours à l'intérim est important et va de pair avec l'augmentation des effectifs.
Spécialisation ou indépendance
Après avoir débuté avec des véhicules de petit ou de moyen tonnage, le routier peut passer aux gabarits plus lourds. Il peut se spécialiser dans le transport de certains produits (dangereux, pétroliers, en citerne...). Autre possibilité : devenir indépendant avec une attestation de capacité professionnelle ou justifier d'une expérience dans la direction d'une entreprise de transport routier.
Posséder le permis de conduire C ne suffit pas. Il est impératif d'avoir au moins une formation professionnelle minimale obligatoire (FIMO).
Responsable de A à Z
"On est responsable de son camion, de sa marchandise, mais aussi des autres usagers de la route... Cela fait six ans que je parcours le bitume en gérant mon itinéraire, ainsi que mes pauses. En toutes circonstances, je dois faire face à l'imprévu et m'adapter à des situations inattendues. Par exemple, lorsque des travaux bloquent la route, il faut changer de parcours, trouver rapidement le plus court et s'arranger pour ne pas tomber sur un pont trop petit pour le poids lourd."
Groupe PROMOTRANS
http://www.promotrans.fr
Organisme de formation en transport, logistique, maintenance et voyage. Formation continue, formation en alternance, formation initiale et apprentissage, cap, bep, bac pro, bts, titre professionnel, enseignement supérieur, grands comptes....
AFT-IFTIM - Association pour le développement de la formation professionnelle dans les transports
http://www.aft-iftim.com
www.fntr.fr Site Internet de la Fédération nationale des transports routiers
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