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Fiche métier
Grâce au couvreur, le ciel ne nous tombe pas sur la tête ! Spécialiste de la construction et de la réfection des toits, c'est lui qui nous met à l'abri des intempéries (pluie, neige, grêle, vent... ou soleil accablant). Un poste clé dans le bâtiment.
: 1200 €
Couvreur(euse)-ardoisier(ière),
Couvreur(euse)-tuilier(ière),
Couvreur(euse)-zingeur(euse)
J'aime les sensations fortes,
J'aimerais travailler dehors,
Je veux travailler de mes mains
Préparation du chantier
Le couvreur met en place les échafaudages et les dispositifs de sécurité. Avant de s'attaquer à la toiture, il fixe les liteaux (lattes de bois supportant la couverture) sur la charpente. Puis, il prépare le plâtre, le ciment, le sable et la chaux nécessaires pour les raccords et les scellés.
Pose des matériaux
Conformément aux indications du plan, les matériaux sont coupés et posés. Pour assurer l'étanchéité du toit, ils doivent être ajustés au millimètre près. Ardoises, tuiles, verre, plastique, zinc, tôle, aluminium, cuivre, plomb... À chaque matériau correspondent une technique de pose et un outillage.
Finitions
Le couvreur installe ensuite les accessoires qui permettront d'assurer l'évacuation des eaux de pluie (chéneaux, gouttières), les éléments ornementaux (girouette, coq d'église) ainsi que les lucarnes. Il assure également le raccord de base des cheminées et l'isolation thermique.
Réparation et entretien
Le couvreur assure également l'entretien et les réparations. Des tuiles arrachées par la tempête, un chaume qu'il faut remplacer, des infiltrations... Il est appelé à la rescousse. Certaines réparations pouvant relever de la restauration d'art, notamment sur les édifices classés monuments historiques.
La culture métier
Le couvreur connaît tous les matériaux et procédés de couverture, adapte leur utilisation au climat et aux traditions régionales. Ses connaissances en géométrie, en métré et en dessin lui permettent de tracer des plans, de calculer la hauteur de recouvrement des tuiles, de déterminer le nombre de rangées.
Le goût du risque
Le travail en hauteur exige naturellement de l'habileté, de la prudence, de l'endurance et le sens de l'équilibre. Enfin, l'esprit d'équipe et le sens des responsabilités sont des qualités très appréciées des employeurs.
Tel un alpiniste
Accroupi et agenouillé, le couvreur travaille toujours dehors, par tous les temps, été comme hiver. Encordé et harnaché, tel un alpiniste pour éviter la chute, il opère à des hauteurs parfois vertigineuses et dans des positions souvent inconfortables. Dans ce métier, le risque d'accident est réel.
D'une région à l'autre
Toit recouvert de Lauzes en montagne, de tuiles rondes dans le Sud, d'ardoises dans le Nord et l'Ouest, de zinc à Paris... La palette des matériaux et des procédés utilisés, ainsi que des styles représentés est vaste. Chaque fois, il s'agit pour le couvreur de faire rimer beauté et étanchéité.
Approches du métier variées
Salarié, le couvreur travaille en équipe sous l'autorité du chef de chantier. Artisan, il peut s'occuper aussi de la plomberie ou du chauffage... Spécialisé dans l'ardoise il réalise des créations esthétiques, restaure des bâtiments classés. Zingueur, il assure l'étanchéité des cheminées, du châssis...
Salaire du débutant
À partir du Smic.
Entreprises artisanales
Qu'ils soient spécialisés dans un matériau ou qu'ils combinent plusieurs activités, les couvreurs n'ont aucun souci à se faire. Les entreprises artisanales de couverture, de charpente ou de plomberie emploient 80% des couvreurs et les attendent à bras ouverts.
Traditionnelles ou modernes
Les entreprises de restauration et les monuments historiques emploient des ouvriers connaissant les techniques traditionnelles. Quant aux grandes entreprises du bâtiment, si elles recherchent également des couvreurs, les techniques employées sont moins traditionnelles.
Polyvalence, un plus
Opter pour la double compétence est un choix judicieux. Dans les petites agglomérations, les entreprises associent souvent la plomberie et la couverture. Le couvreur est alors amené à faire de menus travaux de plomberie ou de chauffage. Une compétence à développer grâce à la formation continue.
Rémunération
Comme tout métier du bâtiment, l'acquisition au minimum d'un CAP (certificat d'aptitude professionnelle) est indispensable.
Sur les toits par passion
"Depuis que je suis toute petite, je vais sur les chantiers avec mon père. Après deux années en fac de lettres, je suis retournée à la couverture par passion. Une fois mon toit terminé, je suis fière d'avoir réalisé quelque chose. Étant donné la hauteur à laquelle on travaille, être couvreur, c'est dominer la situation. Mais c'est aussi affronter les éléments, tels que le vent ou l'eau, en leur opposant de la résistance. Si on apprend le métier à l'école, c'est l'expérience qui fait un bon couvreur."
CCCA-BTP - Comité central de coordination de l'apprentissage du BTP
http://www.ccca-btp.fr
CAPEB - Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment
http://www.capeb.fr
FFB - Fédération française du býýtiment
http://www.ffbatiment.fr
UNCSCP - Union nationale des chambres syndicales de couverture et de plomberie de France
9 rue La Pérouse
75784 Paris Cedex 16
01 40 69 53 07
Les Compagnons du devoir
http://www.compagnons-du-devoir.com
Fédération compagnonnique des métiers du bâtiment
http://www.compagnons.org
www.unavenirsolide.com Site métiers à destination des collégiens édité par l'organisme de protection sociale Pro BTP
www.lebatiment.fr Site édité par la fédération française du bâtiment (FFB) pour promouvoir la profession
www.metiers-btp.fr Site de l'observatoire prospectif des métiers et qualifications du BTP
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