Développeur rural / Développeuse rurale humanitaire

Le développeur rural ou la développeuse rurale humanitaire conseille les populations vulnérables dans les pays en développement. Son objectif : les conduire vers l'autosuffisance alimentaire dans une perspective durable.
Niveau minimum d'accès :  bac + 3
Statuts :  Contrat de volontariat, Statut salarié

Secteur professionnel : Social

Centres d'intérêt : J'ai le sens du contact, J'aime bouger, J'aime les langues, Je rêve de travailler à l'étranger

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Relancer l'économie

Après une catastrophe ou un conflit, l'économie d'une région ou d'un pays est endommagée ou anéantie. Les ONG (organisations non gouvernementales) mettent alors en œuvre des programmes d'urgence et de développement. En fonction de sa spécialité de base, le développeur rural ou la développeuse humanitaire étudie l'impact des projets à long terme pour relancer la production et la commercialisation.

Conseil agricole

Il lui faut d'abord établir un diagnostic détaillé de la situation : besoins des populations, productions, marchés. Puis, élaborer une stratégie de développement. Selon le contexte, différents moyens s'appliquent : programmes d'introduction et de multiplication de semences, développement de parcelles maraîchères, création de poulaillers collectifs ou de petits élevages, installation de fermes de pisciculture, amélioration de l'irrigation, etc.

Développement durable

Conduire les populations vers l'autosuffisance alimentaire ne suffit pas. Le développeur rural ou la développeuse rurale doit pérenniser son action en créant des coopératives communautaires, en développant des marchés locaux et des sources de microfinancements. Cela passe également par la formation de cultivateurs et d'éleveurs locaux.

Compétences requises

Être pédagogue

Une expérience de la gestion de projet auprès de producteurs est nécessaire pour ce ou cette spécialiste de l'agroéconomie. Avec une forte capacité d'écoute et de diplomatie, le développeur rural ou la développeuse rurale humanitaire doit comprendre les besoins et les attentes des bénéficiaires du programme et des autorités locales. Cela implique de s'informer sur la culture du pays d'accueil, sur ses coutumes et sa hiérarchie sociale.

Savoir gérer son temps et son budget

Devant assurer une mission de conseil et d'appui technique, le développeur rural ou la développeuse rurale choisit les bénéficiaires du programme, rédige les fiches de suivi et d'évaluation. Ce ou cette gestionnaire de projet veille également au respect des objectifs et des délais, et gère le budget affecté à son activité.

Savoir s'adapter

Participer à une mission dans une zone reculée d'Afrique ou d'Asie exige une bonne dose d'adaptabilité et de résistance au stress. Il faut s'acclimater à la vie en équipe, en milieu isolé. Et ne jamais hésiter à utiliser la bêche ou à descendre dans un puits, quand cela s'avère nécessaire. Organisation, rigueur, et bonne capacité d'analyse sont indispensables.

Où l'exercer ?

Sur le terrain

Le développeur rural ou la développeuse rurale humanitaire travaille en expatriation,  pour le compte d'une ONG (organisation non gouvernementale), dans un pays où celle-ci assure un programme d'urgence (après un tsunami ou un tremblement de terre, par exemple) ou de développement. Son affectation dans une région suppose des déplacements sur différents sites, parfois reculés. Il ou elle passe de nombreuses heures sur le terrain et parcourt beaucoup de kilomètres. Le travail s'effectue principalement au contact des villageois et des autorités locales, notamment dans le cadre de formations. Il lui arrive parfois de collaborer avec d'autres expatriés, sur des projets précis.

Volontariat fréquent

Les recrutements se font souvent sous statut de volontaire de la solidarité internationale. Le développeur rural ou la développeuse rurale humanitaire ne perçoit pas de salaire mais bénéficie d'une prise en charge du transport, de l'hébergement et des frais de vie sur place, de la couverture sociale et d'une indemnité mensuelle. Quelques ONG disposant de structures plus importantes (comme Acted et Première Urgence Internationale) offrent des postes salariés.

Les études

Après le bac

De bac + 2 (BTSA développement de l'agriculture des régions chaudes) à bac + 3 (formation de coordonnateur de projet de solidarité internationale et locale), bac + 5 (diplôme d'ingénieur agricole ou d'agronom, master gestion des territoires et développement local) et bac + 6 (mastère de l'Institut des régions chaudes).

bac + 3

bac + 5

bac + 6

Emploi et secteur

Expérience recommandée

Une expérience professionnelle significative est attendue. Les ONG (organisations non gouvernementales) assurant des programmes de développement recrutent des responsables techniques et des experts et expertes en agronomie, des vétérinaires, des spécialistes en économie sociale ou en développement. Tous et toutes sont expérimentés. Le développement rural est minoritaire parmi les missions du volontariat. Toutefois, certaines organisations, comme Première Urgence Internationale, Acted, ACF (Action contre la faim), l'Association française des volontaires du progrès ou encore Agronomes et Vétérinaires sans frontières, ont une forte implication dans ce domaine.

Retour en France possible

Les missions durent entre 6 et 12 mois et sont parfois renouvelables. Avec l'expérience, les humanitaires qui ont déjà à leur actif plusieurs missions peuvent évoluer vers des postes de coordination de programmes. Ceux et celles qui souhaitent quitter l'action humanitaire peuvent reprendre une activité en France dans le conseil agricole, le développement rural etc.

Secteur

Salaire du débutant

Très variable, la rémunération est fonction du niveau de qualification, de responsabilité et est basée sur la grille salariale de l'association.