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Fiche métier
Le marin pêcheur exerce un travail rude : entretien du bateau, mise en place, récupération et réparation des filets, capture et préparation du poisson, participation à la conduite du bateau...
J'aime bouger,
J'aime la nature,
J'aimerais travailler dehors
Le marin à la pêche
Le marin pêcheur assure la maintenance et la manipulation des engins de pêche (filets, casiers, treuils...). Pour les sorties en mer de moins de cinq jours, il pêche le poisson, le trie et le met en caisses ou en casiers.
Pour la pêche industrielle (de plusieurs semaines à plusieurs mois en mer), il doit trier le poisson, le nettoyer et le congeler. De retour au port, il dépose le produit de sa pêche à la criée ou halle de marée pour le mettre à disposition des grossistes (mareyeurs).
Le marin et la machine
Selon son niveau de qualification, la taille du bateau et le type de pêche, le marin pêcheur peut exécuter des tâches bien définies comme entretenir les moteurs (graissage) et autres machines du bord (treuils, appareils frigorifiques...), traiter la rouille et peindre, nettoyer le pont ou même cuisiner pour l'équipage. Il peut également être nommé responsable d'équipe, ou encore officier chargé de la conduite du bateau et de la pêche ou de la machine et du traitement des captures.
Santé de fer et sécurité
Comme tous les professionnels de la mer, le marin pêcheur doit satisfaire à des conditions d'aptitudes physiques définies sur le plan international. Il doit pouvoir remplir les fonctions pour lesquelles il a été embauché, assurer sa propre sécurité, celle des autres membres d'équipage, celle du bateau et de l'environnement.
Une visite médicale est donc obligatoire avant toute formation maritime, puis renouvelée tous les ans.
Passion et discipline
Le marin pêcheur doit savoir s'adapter aux exigences du travail en mer. Par exemple, s'éloigner du domicile familial pour une période plus ou moins longue, supporter la vie en collectivité, la discipline, les caprices de la mer et des marées. Coeur et corps bien accrochés sont alors indispensables pour vivre sereinement sa passion...
Petit bateau et gros poissons
Les conditions de travail varient en fonction de la taille du bateau (de 4 à 80 m), de la technique de pêche (chalut, filet maillant, senne coulissante, casier, drague, palangre, ligne...), de la durée des sorties (de un jour à plusieurs mois), des zones de pêche (près des côtes, au large), des espèces capturées (crustacés, poissons de haute mer, de fond...) et de la production visée (poissons frais ou congelés, entiers ou en filets, pour la vente au détail ou la transformation industrielle).
Une vie rude
Bruit des moteurs et des engins de pêche. Odeurs du poisson, de la mer et du carburant. Confort ou promiscuité, variables selon la taille du bateau et le nombre d'équipiers. Conditions climatiques difficiles ou non (calme plat ou tempête). Dangerosité des lieux (ponts glissants, par exemple) et des équipements de pêche. Temps de travail et de repos, de jour comme de nuit, par roulement de 4 heures. Séparation d'avec sa famille (parfois plusieurs mois)... La vie du marin pêcheur apparaît comme très rude pour qui ne l'a pas choisie. Mais celui qui a la vocation ne l'échangerait pas contre une autre.
Salaire du débutant
1850 euros brut/mois, quand la mer est bonne.
Petite pêche en déclin
Pour la plupart des marins pêcheurs français, c'est la petite pêche qui domine, sur des bateaux mesurant en majorité moins de 12 m. Les marins vieillissent et les machines se modernisent. Les effectifs sont en baisse, d'autant que les règlements européens n'autorisent le renouvellement de la flotte qu'au compte-gouttes.
Pêche industrielle stable
Néanmoins, la pêche industrielle recrute le plus pour répondre aux besoins de la grande distribution et des industries de transformation des produits de la mer. À noter : les embarquements à la pêche donnent très souvent lieu à des contrats stables (contrats à durée indéterminée, CDI). La pêche industrielle offre un salaire minimum garanti, plus un intéressement.
Métiers d'évolution de carrière
Second maître, maître d'équipage, puis patron et capitaine de pêche.
Les techniques de navigation et de pêche demandent une qualification de plus en plus spécifique. Le CAP (certificat d'aptitude professionnelle) se prépare en deux ans après le classe de 3e dans des lycées professionnels maritimes. Ils accordent une large part à la formation pratique (12 à 14 semaines de stage sur 2 ans).
Les candidats matelots à vocation tardive peuvent, s'ils ont plus de 20 ans et le niveau CAP-BEP, préparer en formation continue le certificat d'initiation nautique (CIN) en huit semaines. Le CIN permet d'embarquer sur tout type de navire (pêche, commerce ou plaisance).
Les établissements d'enseignement professionnel maritime assurent par ailleurs, à tous niveaux, le perfectionnement des gens de la mer. Ils organisent régulièrement des stages de formation à différents certificats et brevets.
Un métier dur mais varié
"Les techniques de pêche se sont améliorées, mais ne se sont pas profondément transformées. Ainsi, un matelot doit toujours connaître le ramendage (réparer les filets) et le matelotage (faire des noeuds marins). La pêche reste un métier dur, mais aussi varié. On travaille avec les marées, les courants, le vent, les oiseaux... Quand on y a goûté, c'est dur de retravailler à terre, de s'habituer à des horaires fixes. C'est un métier libre où chaque jour est différent et c'est ça qui est superbe."
Ifremer - Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer
http://www.ifremer.fr
Ministère de l'équipement, direction des affaires maritimes et des gens de mer
http://www.mer.gouv.fr
Institut océanographique
http://www.oceano.org
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