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Fiche métier

officier / officière de l'armée de l'air

Qu'il soit officier de l'air, officier mécanicien, officier de base ou commissaire de l'air, l'officier de l'armée de l'air peut être officier de carrière ou sous contrat. Il a une formation initiale allant de bac à bac + 5.

  • Niveau minimum d'accès : bac + 2
  • Statut(s) : Militaire
  • Secteur(s) professionnel(s) :

    Armée - Sécurité,
    Fonction publique

  • Centre(s) d'intérêt :

    J'aime bouger,
    J'aime les sensations fortes,
    J'aime organiser, gérer,
    Je veux être aux commandes,
    Je veux être utile aux autres,
    Je veux faire respecter la loi

Le métier

Nature du travail

Les officiers navigants

Ce corps comprend les pilotes (de chasse, de transport, d'hélicoptère), les navigateurs officiers système d'armes qui calculent les itinéraires, donnent la direction à suivre tout au long du vol et gèrent les armements, et les convoyeurs de l'air qui exercent des fonctions d'infirmier et de personnel navigant de cabine au cours d'évacuations sanitaires, de missions humanitaires...

Les officiers mécaniciens

Ils sont chargés d'encadrer les mécaniciens spécialistes des outils électroniques de navigation, des réacteurs, des armements opérationnels, techniciens qui réparent et contrôlent les avions et les matériels au sol.

Les officiers de base aérienne

Ils constituent le corps le plus diversifié de l'armée de l'air. Ils dirigent des sous-officiers intervenant dans de nombreux domaines : contrôle de la circulation aérienne, protection et défense des installations de la base, renseignement, instruction et encadrement, informatique, gestion et administration, santé.

Les commissaires de l'air

Ce sont les administratifs des bases aériennes. Dans leurs attributions : le conseil juridique, les finances, le contrôle de gestion, les ressources humaines, la logistique, l'habillement du personnel, l'équipement des unités en matériel et restauration.

Compétences requises

Meneur d'hommes et compétent

Chargés d'encadrer des équipes de sous-officiers et militaires de rang, les officiers des bases et les officiers mécaniciens doivent être rigoureux et organisés. Être officier dans l'armée de l'air nécessite aussi des compétences techniques pointues. Qu'il s'agisse de surveiller l'espace aérien ou d'effectuer un vol d'entraînement, tous utilisent des technologies en perpétuelle évolution.

Précis et maître de soi

Piloter un avion suppose d'être précis, adroit et concentré. Les pilotes doivent donc impérativement faire preuve d'un calme à toute épreuve et être capables d'intégrer la prise de risque dans leur mission. Une excellente forme physique s'impose pour tous, en particulier pour les pilotes.

Où l'exercer ?

Lieux d’exercice et statuts

En majorité au sol

À part les pilotes et les navigateurs qui évoluent dans le ciel et représentent 1 officier sur 40, la grande majorité des officiers travaille au sol, dans l'une des 35 bases militaires aériennes. Il s'agit de véritables entreprises regroupant parfois 2 000 militaires. Selon leur fonction, ils exercent dans un bureau, un atelier ou sur le terrain.

Encadrement et mobilité

Selon son grade, un officier dirige des équipes de sous-officiers et de militaires de rang plus ou moins importantes (de quelques dizaines en tant que capitaine à une centaine s'il est lieutenant-colonel). La mobilité géographique des officiers est indispensable : les changements d'affectation sont fréquents, en moyenne tous les 3 à 5 ans. Une intervention militaire à l'étranger peut aussi avoir lieu à tout moment.

Carrière et salaire

Salaire du débutant

Smic (pour le grade de sous-lieutenant logé et nourri). La solde évolue en fonction du grade et de l'évolution professionnelle.

Intégrer le marché du travail

Réguliers mais restreints

Sur les quelque 52 000 militaires que compte l'armée de l'air, environ 7 400 sont officiers. Les postes les plus nombreux se situent au sol. Le recrutement annuel d'officiers est stable et limité : environ 80 postes d'officier de carrière et 100 postes d'officier sous contrat. Chaque année, une quinzaine d'emplois de commissaire se libèrent. Les femmes peuvent intégrer toutes les spécialités.

Des carrières différentes

Les officiers de carrière doivent en principe servir pendant 25 ans. Avec le grade de sous-lieutenant en début de carrière, ils sont appelés à tenir des postes d'exécution, puis de commandement jusqu'aux plus hautes responsabilités au sein de l'armée de l'air. Les officiers sous contrat commencent leur carrière avec le grade d'aspirant, puis de sous-lieutenant au bout de 6 mois. Ils peuvent servir sous contrats successifs pendant 20 ans au maximum. Ils ont accès aux mêmes spécialités que les officiers de carrière mais, contrairement à eux, ne peuvent poursuivre au-delà du grade de capitaine.

Accès au métier

Accès au métier

Les officiers de l'armée de l'air sont officiers de carrière ou OSC (officiers sous contrat). Les niveaux de recrutement vont du bac à bac + 5.

  • Les officiers de carrière sont formés à l'École de l'air  de Salon-de-Provence (13), après réussite à un concours sur épreuves, ouvert soit aux élèves issus d'une prépa MP, PC ou PSI, soit aux titulaires d'une licence, âgés de 22 ans au plus. Ils peuvent devenir officiers navigants, officiers mécaniciens de l'air ou officiers des bases de l'air, et suivent une scolarité de 3 ans. Certains, âgés de 25 ans au plus, entrent par concours sur titre avec un bac + 5. Ils suivent une scolarité de 1 an.
  • Les officiers sous contrat sont recrutés à toute époque de l'année. Par exemple, en tant qu'élèves officiers navigants (avec le bac et âgés de 17 à moins de 24 ans, sélection sur tests) après une formation au pilotage d'une durée variable selon la spécialité (hélicoptère, transport, chasse). Ou en tant qu'élèves officiers non navigants des corps des mécaniciens ou des bases (avec un bac + 3 à bac + 5 et moins de 29 ans, sélection sur titre) après 11 semaines de formation militaire initiale, puis une formation professionnelle de durée variable selon la spécialisation choisie.

En savoir plus

Témoignages

Quentin, pilote de chasseà Mont-de-Marsan (40)

De la police du ciel au contrôle du matériel aérien

"Mes parents n'étaient pas militaires et je n'avais jamais piloté avant de m'engager dans l'armée. Même en tant que passager, j'avais très peu pris l'avion. Après un bac S, je suis entré en prépa scientifique à l'École des pupilles de l'air de Grenoble, considérée comme l'antichambre de l'École de l'air. À 20 ans, je me suis engagé dans l'armée de l'air avec, pour première mission, la supériorité aérienne. C'est-à-dire la maîtrise de l'espace aérien pendant un temps donné. Aujourd'hui, je me suis spécialisé dans les vols d'expérimentation. Je confronte le matériel tout juste sorti de l'usine aux situations réelles afin de réaliser des guides pour les nouveaux pilotes. C'est très intéressant car ça me permet de tester des technologies dernier cri tout en continuant à faire de l'opérationnel."

(04/12/2012)

Publications

Publications Onisep

Les métiers de la défense
collection Parcours, Onisep
parution 2015

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