Miroitier / Miroitier

L'architecture moderne est synonyme de façades en verre. Dans beaucoup de constructions, le miroitier ou la miroitière devient donc incontournable. Le métier fait appel à la fois aux techniques de la miroiterie et à celles du bâtiment.
Niveau minimum d'accès :  CAP ou équivalent
Salaire débutant :  1867 €
Statut :  Statut salarié

Synonymes : Techniverrier/ techniverrière, Vitrier / vitrière

Secteur professionnel : Bâtiment et travaux publics (btp)

Centres d'intérêt : J'aime bouger, Je veux travailler dans le bâtiment, Je veux travailler de mes mains

Image d'illustration, crédit photo ci-après

Le métier

Du miroir à la véranda

Le miroitier ou la miroitière fabrique et installe sur des châssis de nombreux ouvrages en verre : fenêtres et baies vitrées, portes automatiques, vérandas et verrières, vitrines, miroirs et cloisons, cabines de douche.

Le travail du verre et du châssis

Après avoir mesuré et dessiné très précisément les découpes à effectuer sur le verre, le miroitier ou la miroitière le coupe avec un outil appelé "diamant" ou à l'aide d'une machine à commandes numériques. Il ou elle façonne ensuite le pourtour du verre. Le miroitier ou la miroitière travaille différentes sortes de verres (feuilletés, trempés, isolants, de protection) selon les besoins du client. Pour une véranda, il faut un verre qui protège contre la chaleur et le froid ; pour la vitrine d'une banque, un verre qui résiste aux chocs. Le miroitier ou la miroitière se charge aussi des armatures qui supporteront les éléments en verre. Il ou elle fabrique ainsi des châssis en aluminium, en bois, en métal ou en PVC et y insère les produits verriers.

Pose des éléments

Par la suite, il lui faut se rendre sur le chantier pour réaliser la pose de la fenêtre, de la baie vitrée, etc. Parfois, le miroitier ou la miroitière est en charge d'assurer l'installation, l'entretien et la réparation des automatismes (domotique) qui commandent les fermetures dans une maison ou un immeuble.

Compétences requises

Précaution et précision

Afin de ne pas faire de casse, la délicatesse et l'habileté sont primordiales pour manipuler un matériau fragile comme le verre. Un excellent sens de la précision permet au miroitier ou à la miroitière de mesurer le verre au millimètre près au moment des découpes.

Connaissances multiples

Pour exercer cette profession il est nécessaire d'avoir des connaissances en lecture de plans, en prise de mesures, en prise d'aplomb et de niveau, mais pas seulement. Le miroitier ou la miroitière doit aussi avoir des compétences en matière d'isolation phonique, d'étanchéité, d'électricité et de domotique.

Veille technologique

Il ou elle s'informe sur les nouveaux produits et les technologies numériques de plus en plus présentes dans son métier. Il lui faut suivre leur évolution pour s'adapter en permanence et garantir ainsi un résultat à la fois beau et solide.

Où l'exercer ?

En déplacement sur les chantiers

L'activité suppose de fréquents déplacements sur les divers chantiers, sans oublier l'atelier de fabrication, où sont coupés et façonnés les éléments en verre. Selon l'œuvre à réaliser, le miroitier ou la miroitière peut travailler en intérieur comme en extérieur. Son intervention s'effectue dans le cadre de constructions neuves, de réhabilitation ou de restauration de bâtiments ou encore chez des particuliers. Concernant les domaines d'activité, cet artisan ou cette artisane travaille dans le secteur du BTP (bâtiment et travaux publics).

En hauteur

Dans certains cas, il lui faut monter sur des échafaudages et porter des charges. Le respect des règles de sécurité est impératif et le port d'équipements de protection (chaussures de sécurité, gants, harnais) est requis. Une bonne condition physique est nécessaire : le métier exige de passer des heures à travailler debout. Le miroitier ou la miroitière doit aussi être capable de travailler en extérieur, malgré les intempéries, et ne doit pas avoir le vertige.

Un travail d'équipe

En fonction de la taille de l'entreprise, le travail peut être effectué soit par une équipe de professionnels (coupeurs, façonniers et monteurs-poseurs), soit par une seule et même personne. Le miroitier ou la miroitière peut aussi travailler en collaboration avec un menuisier ou une menuisière.

Les études

Après la 3e

2 ans pour préparer le CAP menuiserie aluminium-verre, éventuellement complété par le BP menuisier aluminium-verre (en 2 ans).

3 ans pour préparer le bac professionnel menuiserie aluminium-verre.

CAP ou équivalent

bac ou équivalent

Emploi et secteur

Spécialisation envisageable

Du fait des mutations dans le secteur du BTP (bâtiment et travaux publics), le techniverrier ou la techniverrière peut s'adapter à des métiers voisins (en métallerie notamment). Il lui est aussi possible de se spécialiser ( fonctions des coupeurs, façonniers ou monteurs-poseurs). Il faut savoir travailler divers matériaux pour réaliser des ouvrages originaux. Les débouchés sont assurés dans les entreprises spécialisées dans les produits verriers de la façade et du cloisonnement (fenêtres, vérandas, vitrines), ainsi que chez les vendeurs de vitrages élaborés utilisés dans la construction (verres trempés, feuilletés, isolants).

Possibilités d'évolution

Au bout de quelques années, le miroitier ou la miroitière peut devenir responsable technique de chantier. Il ou elle conduit alors les travaux, évalue le prix de revient d'un chantier, gère les commandes et les quantités. Sur les gros chantiers, il ou elle encadre une ou plusieurs équipes de techniverriers. Il lui est aussi possible de créer sa propre entreprise. Au-delà du travail du verre, il lui arrive de réaliser des ossatures de charpentes métalliques, toutes sortes de serrures, des portes commandées par digicode ou à distance.

Secteur

Salaire du débutant *

À partir de 1867 euros brut par mois.

* variable en fonction du lieu d'exercice, du statut.

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